Marilou DEMONGEOT

Doctorante


Université Montpellier 2

Département Interaction, Écologie et Sociétés

Équipe Interactions & Adaptations Bioculturelles

CEFE/CNRS
Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier 5
France

Bureau 211C et (+33)781952220

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 Sujet de thèse

Contributions de l'agrobiodiversité et des savoirs locaux à l'adaptation aux changements climatiques.

Directrice et co-encadrante de thèse

Yildiz Aumeeruddy-Thomas

Delphine Renard 

Financement de la thèse 

Logo ASSETCette thèse s’inscrit dans le cadre du projet ASSET (AgrobiodiverSity for a food Secure planET) financé par le programme Investissement d’Avenir Make Our Planet Great Again (MOPGA). Le financement de la thèse est assuré par la région Occitanie.

Contexte

L'objectif principal du projet ASSET est de tester les bénéfices de l'agrobiodiversité pour la stabilité temporelle de la production agricole, et ce, d'une échelle locale à une échelle globale dans un contexte de changement climatique. Les impacts du changement climatique sur l'agriculture sont multiples : ils portent à la fois sur la quantité et la qualité des produits agricoles, ils décalent les calendriers de semis et de récolte et augmentent l'imprévisibilité des rendements, accroissent les besoins en eau, la dégradation des sols et les risques parasitaires (Ademe, 2020).

Dans un contexte où l'intensification et la spécialisation de l'agriculture ont contribué à réduire la biodiversité, la fertilité des sols, la disponibilité et la qualité des ressources en eau et à augmenter l'émission de polluants et gaz à effet de serre, les systèmes agricoles fondés sur une agrobiodiversité élevée sont perçus à l'échelle internationale et nationale comme une solution à la fois d'atténuation du changement climatique et d'adaptation. Localement pourtant, les effets de l'agrobiodiversité sur la stabilisation de la production à l'échelle des fermes sont peu documentés (Renard, Tilman 2019), de même que les perceptions et les stratégies d'adaptation au changement climatique mis en œuvre par les petits agriculteurs.

Les petites exploitations, notamment les systèmes d'exploitation traditionnels et familiaux et les savoirs locaux qui y sont liés sont reconnus par la Convention pour la Diversité Biologique et par la Plateforme Intergouvernementale sur la Biodiversité et les Services Ecosystémiques pour favoriser et maintenir une forte agrobiodiversité (Díaz et al 2018). Or ce sont ces mêmes exploitations qui subissent le plus durement les impacts du changement climatique (Morton, 2007). De plus, le changement climatique est un facteur parmi une imbrication de facteurs devant être pris en compte par les agriculteurs dans leurs choix de conduites de cultures (fluctuation des marchés agricoles ; politiques publiques régionale, nationale ou supranationale ; restructuration des filières ; etc.).

L'hypothèse principale développée dans ma thèse est que les savoirs locaux dans un contexte d'agriculture paysanne favorisent une agrobiodiversité qui elle-même sous-tend la résilience du socio-écosystème face au changement climatique. La mise en regard de deux terrains, en France et au Maroc, permettra de comprendre les freins et les leviers de l'adaptation aux conséquences du changement climatique par l'agrobiodiversité dans deux contextes de pratiques, de systèmes d'organisation sociale et de conditions environnementales différents.

Ademe, 2020. S'adapter au changement climatique, Angers, 20

Díaz, S., et al., 2018. Assessing nature's contributions to people. Science, 359(6373), pp270-272.

Morton, JF., 2007. The impacts of climate change on smallholder and subsistence agriculture. Proc. Natl Acad. Sci. USA 104, 19 68019 685.

Renard, D., Tilman, D., 2019. National food production stabilized by crop diversity. Nature 571, 257260.

Objectifs et méthodes

L’objectif de ma thèse est de mieux comprendre (1) les liens entre l’agrobiodiversité (les variétés de plantes cultivées), la production alimentaire et sa stabilité dans le temps (2) les usages et valeurs multiples liés à l’agrobiodiversité (3) les perceptions des changements environnementaux et les stratégies fondées sur la diversification face à l'imprévisibilité accrue par ces changements.

Pour répondre à ces questions, je combine des approches issues des sciences humaines et sociales (géographie, ethnoécologie), des sciences écologiques et agronomiques.

Mots clefs

Agrobiodiversité, adaptation, savoirs locaux, valeurs, changements climatiques

Publications

DEMONGEOT Marilou, RAYMOND Richard (2019) « Jardiner dans les rues de Paris et la fabrique de territoires urbains. Les figures de l’engagement révélées par les pratiques d’agriculture urbaine dans les quartiers parisiens de Stalingrad et de La Chapelle » in Ville et agriculture. Innovations architecturales, urbaines et territoriales, Éditions de l’Espérou, Séminaire INRA-SUPAGRO / LIFAM-ENSAM, sous la direction de Hassan Ait Haddou, Lambert Dousson, Brigitte Nougaredes, Pascale Scheromm, Christophe Soulard, Laurent Viala 167 p. ISBN : 97B-2-91-2261-96-0

DEMONGEOT Marilou, RAYMOND Richard et ROUSSET Élisa (2018), « La persévérance du jardinier. Condition d’une réappropriation de la ville par et pour la nature » in CLERGEAU Philippe (coord.), La biodiversité en ville dense : nouveaux regards, nouveaux dispositifs. Programme de recherche ECOVILLE. Synthèse opérationnelle. Plante & Cité, Angers, pp. 23-24

Communications

DEMONGEOT, Marilou « Contributions de l'agrobiodiversité et des savoirs locaux à l'adaptation aux changements climatiques dans le Nord du Maroc, démarche de recherche et premiers résultats », Med2020, « Méditerranée : l’expertise scientifique pour les décideurs, la recherche sur le climat et l’environnement au service des objectifs de développement durable », 16-18 novembre 2020

RENARD Delphine, DEMONGEOT Marilou « La diversification agricole pour la sécurité alimentaire face aux changements climatiques » Université Polydisciplinaire de Larache, 22 octobre 2019

DEMONGEOT Marilou, RAYMOND Richard, ROUSSET Élisa, « La "nature en ville" pour recréer de la diversité ? Retrouver des singularités locales pour faire face aux enjeux globaux », Colloque Diversité sociale et diversité écologique : vers plus de synergie ? ENS Ulm - 23 et 24 mai 2019

DEMONGEOT Marilou, GISCLARD Marie RAYMOND Richard, « Jardiner la ville pour se réapproprier les territoires urbains ? Écarts et dominations autour de la nature en ville » CIGAL, Rabastens, 12-16 juin 2019

DEMONGEOT Marilou, RAYMOND Richard, ROUSSET Elisa, SCAPINO Julie, WATISSEE Pauline « Appréciations et appropriations citoyennes », Présentation et visite de terrain. Journée technique Plante & Cité, IAU Ile-de-France - 15 rue Falguière, Paris, 4 juillet 2018.

DEMONGEOT Marilou, « Retours sur la participation habitante aux initiatives de végétalisation des quartiers de Stalingrad et La Chapelle – Paris ». Végétalisons Paris, Mairie du 18e arrondissement de Paris, Paris, 26 mars 2018.

DEMONGEOT Marilou et RAYMOND Richard, « La culture de la ville et la persévérance du jardinier. Les figures de l’engagement révélées par les pratiques d’agriculture urbaine dans les quartiers parisiens de Stalingrad et de La Chapelle », Ville et Agriculture. Innovations architecturales, urbaines et territoriales. ENSAM, INRA, Sup-Agro Montpellier, Montpellier, 20 juin 2017 https://vaiaut2017.sciencesconf.org/

Enseignement

UE « Ethnobotanique et Interactions bioculturelles » à l’Université de Montpellier 2

Rapports

DEMONGEOT Marilou (2019) Transitions et cohésion des territoires, rapport pour la mission Gouvernance de l’environnement, sciences et société, Service de la recherche, Commissariat général au développement durable, Ministère de la transition écologique et solidaire

DEMONGEOT Marilou (2017) La culture de la ville et la persévérance du jardinier : Les figures de l’engagement révélées par les pratiques d’agriculture urbaine dans les quartiers parisiens de Stalingrad et de La Chapelle, mémoire de Master 1 Environnement et Risques, sous la dir. de Richard RAYMOND (CNRS) et Julien BLANC (MNHN), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 144 p.

Jonathan LOCQUEVILLE

 

Doctorant
Université Montpellier 2

Department Interactions, Ecology and Society

Département Interactions, Ecologie et Sociétés

Team Biocultural Interactions and Adaptations
Equipe Interactions et Adaptations Bioculturelles

CEFE/CNRS
Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier 5
France

 

Deuxième étage, aile C, bureau N°211A

 

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                locqueville 

 


Sujet de thèse (2019-2022)

Pratiques de gestion de l'arnica (Arnica montana L.) entre cueillette et culture : apports croisés de l'ethnoécologie et de l'écologie fonctionnelle

Direction de la thèse

Sophie Caillon, Doyle Mckey et Sylvain Coq

Research

Trained in ecology and population genetics applied to crop plants, and to work at the interface between natural and social sciences, I seek to understand how farmers invent original ways of managing plants by taking advantage of their ecological characteristics. For this purpose, I use both ethnoecological tools, allowing to describe local ecological knowledge, and methods of plant ecology.

During my PhD, I have been interested in the diversity of semi-domesticated bean management in the Colombian Andes, at the landscape scale. Then I oriented my research on the management of a medicinal plant between harvesting and cultivation in France : the arnica (Arnica montana L.). The objective is to understand how the diversity of management practices not only of the arnica itself but also of interspecific interactions influences the ecology of this plant. To do this I conduct interviews with the different stakeholders involved in the harvesting and cultivation of arnica, and I conduct analyses in functional ecology in the field in different mountain regions in France.

 

Recherche 

Formé à l’écologie et la génétique des populations appliquées aux plantes cultivées, puis au travail à l’interface entre sciences de la nature et sciences de la société, je cherche à comprendre comment les agriculteurs inventent des modes de gestion originaux des végétaux en tirant parti des caractéristiques écologiques de ceux-ci. Je mobilise pour cela à la fois des outils d’ethnoécologie, permettant de décrire les savoirs écologiques locaux, et des méthodes d’écologie végétale.

Je me suis intéressé pendant mon doctorat à la diversité des formes de gestion des haricots semi-domestiques dans les Andes colombiennes, à l'échelle du paysage. Puis j'ai orienté mes recherches sur la gestion d'une plante médicinale entre la cueillette et la mise en culture, en France : l'arnica (Arnica montana L.). L'objectif est de comprendre comment la diversité des pratiques de gestion non seulement de l'arnica lui-même mais aussi des interactions interspécifiques influence l'écologie de cette plante. Pour cela je réalise des entretiens auprès des différents acteurs impliqués dans la cueillette et la culture d'arnica, et je mène des analyses en écologie fonctionnelle sur le terrain dans différents massifs de montagne.

Mots clefs

ethnoécologie, savoirs locaux, domestication, écologie fonctionnelle, écologie végétale, écologie évolutive, Arnica montana, cueillette, culture.

Formation 

Master of Science degree (2016-2018), Environnement, Dyamics of Territories and Societies, opt. Agroecology, AgroParisTech-MHNH, Paris, France

Bachelor Degree (2014), Biology, option Ecology, Ecole Normale Supérieure de Paris

Preparatory classes for the grandes écoles, Biology BCPST (2011-2013), Lycée Saint-Louis, Paris

Recherche passée

2019

-Prospective et construction du sens dans un collectif de sélection participative du maïs population. Mise en place d'ateliers d'élicitation des critères de sélection du maïs avec des éleveurs  (encadrant Laurent Hazard, Inra-SAD, UMR 1248 AGIR)

-Recherche en écologie végétale et ethnoécologie sur la gestion dynamique de la diversité cultivée dans les Andes colombiennes (encadrante Sophie Caillon, UMR 5175 CEFE)

2018

-Recherche couplée en génétique des populations et anthropologie sur la gestion paysanne de la diversité dans les mélanges de blé, en partenariat avec le Réseau Semences Paysannes  (encadrante Isabelle Goldringer, UMR GQE Le Moulon)

2016

-Recherche sur le pattern de déclin des pratiques d'abattis-brûlis sur l'île de Mindoro, Philippines, à partir d’enquêtes et de séries temporelles d'images satellite Landsat (encadrante MH Yap, Université des Philippines Los Baños)

2014

-Recherche sur les interactions génotype-environnement sur des essais multi-locaux de blé dans un dispositif de sélection participative (encadrante Isabelle Goldringer, UMR GQE Le Moulon)

-Mise en place d'essais de sélection participative du coton au Madhya Pradesh, Inde (encadrante Monika Messmer, FiBL Switzerland)

Publications et travaux

2020

Goldringer, I., van Frank, G., Bouvier d’Yvoire, C., Forst, E., Galic, N., Garnault, M., Locqueville, J., Pin, S., Bailly, J., Baltassat, R., 2020. Agronomic evaluation of bread wheat varieties from participatory breeding: A combination of performance and robustness. Sustainability 12, 128. https://doi.org/10/gghnt9

Conférences

« Cultiver le paysage : Savoirs locaux pour une gestion des populations domestiques et férales de haricot dans les Andes colombiennes ». Colloque d’Écologie du paysage de la Société Française d’Écologie et Évolution, 5-7 novembre 2019.

 

Antoine DONCIEUX

CEFE vigne

Doctorant


Université Montpellier 2

Département Interaction, Écologie et Sociétés

Équipe Interactions & Adaptations Bioculturelles

CEFE/CNRS
Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier 5
France

Bureau 211A et (+33)6 98 94 30 87

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Sujet de thèse

Les vignerons de Gaillac : adaptation des connaissances et des pratiques aux changements climatiques

Directrices de thèse

Sophie Caillon & Delphine Renard 

Financement de la thèse 

Cette thèse s’inscrit dans le cadre du projet ASSET (AgrobiodiverSity for a food Secure planET) financé par le programme Investissement d’Avenir Make Our Planet Great Again (MOPGA). Le financement de la thèse est assuré par la région Occitanie. 

Contexte

La viticulture est un secteur particulièrement impacté par les composantes des changements climatiques (CCs) : augmentation des températures, variabilité des températures et des précipitations, fréquence et intensité des évènements extrêmes. De nombreux effets sont déjà observés sur la vigne (avancée de la phénologie, maturation du raisin dans des conditions plus chaudes) et sur la qualité du vin (modification des profils aromatiques et de l'équilibre sucre-acidité). Les CCs attendus dans les prochaines décennies risques d'exacerber les impacts déjà observables sur la vigne, entrainant de fortes disparités entre vignobles en termes de pression phytosanitaire, de stress hydrique, de rendement et de qualité du raisin pouvant modifier les zones actuellement favorables à la viticulture. Afin de sauvegarder la qualité, l'identité et la rentabilité de leurs vins, les vignerons observent, expérimentent, partagent leurs savoirs et modifient leurs pratiques viticoles. Parmi le corpus de pratiques développées, élargir le choix des variétés de vigne (i.e. cépages) et des porte-greffes cultivés pourrait réduire le risque de défaillance totale de la production viticole. La diversification pourrait donc être une adaptation clé des vignerons aux CCs.

L'objectif principal de ma thèse est de mieux comprendre comment la diversité des variétés de vigne et des savoirs locaux peut contribuer à l'adaptation de la viticulture face aux CCs. Ma thèse vise à mieux comprendre :

(1) la manière dont les vignerons perçoivent les CCs et modifient leurs pratiques en réponse aux variations climatiques ;

(2) les processus de création et de transmission des connaissances viticoles ;

(3) comment se caractérise la diversité variétale de la vigne et des zones de culture à différentes échelles spatiales et temporelles ;

(4) dans quelle mesure la diversité variétale de la vigne peut soutenir une production stable dans le temps et constituer un potentiel d'adaptation face aux CCs.

J'emploie une approche interdisciplinaire à l'interface entre l'écologie, l'agronomie et l'ethnoécologie afin de prendre en compte l'ensemble des dynamiques socio-écologiques de la culture de la vigne. Pour cela, j'utilise et combine différents outils (observation participante, entretiens semi-directifs, modélisations climatiques et agronomiques, analyse des réseaux sociaux).

 

Mots clefs

Agrobiodiversité, ethno-écologie, stabilité des rendements,  savoirs locaux, paysage, viticulture, changements climatiques, Gaillac

Publications et travaux

2019

Gauthier P., Pons V., Fisogni A., Murru V., Berjano R., Dessena S., Maccioni A., Chelo C., de Manincor N., Doncieux A., Papuga G., & Thompson J.D. 2019. Assessing vulnerability of listed Mediterranean plants based on population monitoring. Journal for Nature Conservation. 52, p. 125758. 

Doncieux A., Jankowski F., Gaudin A. & Barnaud A. 2019. Coexistence of certified and peasant seeds: the challenge for agrobiodiversity conservation? Harlan III, Montpellier, France.

2018

Doncieux A., Jankowski F., Gaudin A. & Barnaud A. 2018. Certified and peasant seeds: which network for millet seed supply?. International Conference on Ecological Sciences : Sfécologie, Rennes, France. ⟨hal-02143842⟩

Stage M2 (BioGET, UM2): Dynamiques des réseaux de circulation de semences certifiées de mil au Sénégal. Encadrantes : A. Barnaud (DR en génétique, IRD - UMR DIADE), F. Jankowski (DR en socio-anthropologie, CIRAD - UR GREEN)

2017 

Stage M1 (BioGET, UM2): Dynamiques de population d’espèces végétales protégées en milieux méditerranéens anthropisés. Encadrants : J. D. Thompson (DR en écologie, CEFE-CNRS) et P. Gauthier (IR en écologie, CEFE-CNRS)