Juliette HAKWA
à venir
Chris PAUL
à venir
Cassandre FERNANDEZ
Sujet de thèse (2023-2026)
Titre provisoire : Résilience du triptyque forêts-jardins-littoraux en contexte insulaire (Epi, Vanuatu)
Inscription dans les projets WEAVE (Prime 80 CNRS) et FALAH (programme européen Horizon 2020)
Direction de la thèse
Sophie Caillon (CNRS-CEFE) directrice, Arnaud Banos (CNRS-IDEES) co-directeur et Jérôme Munzinger (IRD-AMAP) encadrant.
Contexte
Cette thèse vise à comprendre comment les femmes, les hommes et les enfants d’un village rural de l’île d’Epi (Vanuatu) organisent leur subsistance alimentaire grâce à un système ternaire impliquant les forêts, les jardins cultivés et les littoraux. À travers le prisme de l’alimentation, il s’agit de documenter les représentations, pratiques et relations à ces trois compartiments de biodiversité.
Ce système traditionnel ternaire est soumis à de nombreuses pressions transformatrices dont il convient de décrire les effets, telles que les changements climatiques, l’importance accrue de l’économie de marché ou encore la croissance démographique.
Pour ce faire, une combinaison de méthodologies qualitatives (observation participante, entretiens semi-directifs, discussions informelles, pile-sorting…) et quantitatives (questionnaires, inventaires linguistiques, relevés alimentaires…) a été mise en place pour construire une approche bioculturelle à même d’interroger les interrelations socioculturelles (valeurs relationnelles, savoirs locaux, usages, pratiques, nomenclature et classification du vivant…) entre ces différentes composantes.
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This study aims to understand how women, men, and children in a rural village on Epi Island (Vanuatu) organise their food subsistence through a ternary system involving forests, cultivated gardens, and coastlines. Through the lens of food, the aim is to document the representations, practices, and relationships with these three biodiversity compartments, envisioned as a continuum.
This traditional system is subject to numerous transformative pressures, such as climate change, the increasing importance of the market economy or population growth, the effects of which will be described.
To do this, a combination of qualitative (participant observation, semi-structured interviews, informal discussions, pile-sorting, etc.) and quantitative (questionnaires, linguistic inventories, food records, etc.) methodologies were implemented to construct a biocultural approach capable of questioning the sociocultural interrelations (relational values, local knowledge, uses, practices, nomenclature and classification of living things, etc.) between these different components.
Mots clefs
ethnoécologie, savoirs locaux, insularité, système alimentaire, transition alimentaire, subsistance
ethnoecology, local knowledge, insularity, food system, food transition, subsistence
Formation
Muséum National d’Histoire Naturelle (2018-2020). Master Biodiversité, Ecologie et Evolution, parcours Société et Biodiversité
Université du Québec à Montréal (2017-2018). Echange universitaire, Baccalauréat de Science politique
Université Lumière Lyon II (2014-2018). Licence de Science politique
Université Lumière Lyon II (2014-2017). Licence d’Anthropologie
Communications et travaux
Fernandez, C., Caillon, S. et Banos A. (2025, juillet). Relational gain and loss of food transition. Insights from a rural village of Epi, Vanuatu. [Communication]. Conférence de la European Society for Oceanists, Université de Lucerne, Lucerne, Suisse.
Fernandez, C., Caillon, S. et Banos A. (2025, mars). From food security from food desirability. [Communication]. Conférence finale du projet FALAH : Family farming, lifestyle and health in small islands, countries and territories, Université de Nouvelle-Calédonie, Nouméa, Nouvelle-Calédonie, France.
Fernandez, C. et Caillon, S. (2024, novembre). Sciences participatives : le retour de « Big Brother » ? [Communication]. Ecole thématique MNHN-CNRS Sciences participatives : partage d’expériences plurielles et nouveaux enjeux, Fontainebleau, France.
Fernandez, C. (2022, octobre). Les agriculteurs au secours des scientifiques ? Enjeux d’une diversité des savoirs pour répondre à la crise environnementale. [Conférence tout public]. Médiathèque Latour-Maubourg, Valence, France.
Fernandez C. (2020) Les pêcheurs et conchyliculteurs de Thau, vivre et produire malgré les incertitudes, mémoire de Master 2, encadrement Olivier Gimenez et Nicolas Lescureux (CEFE, CNRS), MNHN, 101 p.
Nicolas PONSA
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Doctorant, Université de Montpellier CEFE Bureau 211A et (+33)6 98 94 30 87
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Sujet de thèse (2022-2025)
Quelles adaptations des agrosystèmes à châtaigniers (Castanea sativa) de moyenne montagne en Ardèche et Lozère face au changement climatique ?
Direction de la thèse
Yildiz Aummeruddy-Thomas, Isabelle Chuine et Victoria Reyes-Garcia
Contexte
Les châtaigneraies en zone de montagne structurent des agroécosystèmes de polyculture-élevage à haute valeur environnementale en France et en zone méditerranéenne. Ils subissent les impacts du changement climatique mais les stratégies d’adaptation de ces systèmes socio-écologiques sont à ce jour peu connues. Perçus comme peu productifs par les politiques publiques, ils ont été délaissés, malgré leur rôle historique pour la production de châtaignes, un aliment de base. Ces agroécosystèmes ont néanmoins des fondements agroécologiques qu'il nous faut revisiter dans le cadre de la transition écologique. Compte tenu de ce contexte, l’objectif de la thèse est d’interroger - selon une démarche interdisciplinaire fondée sur l’ethnoécologie et l’écologie fonctionnelle - les processus adaptatifs liés à la diversité écologique et socio-économique de ces systèmes socio-écologiques. Elle s’appuie sur le projet ROC-CHÂ (Réseau d’Observation et de Conservation in-situ des variétés traditionnelles de châtaignes et savoirs associés), et notamment son réseau de sites de références sur fermes permettant des synergies entre savoirs locaux et scientifiques. Les méthodes d’ethnoécologie permettent l’analyse des savoirs, motivations et pratiques des castanéiculteurs ainsi que les perceptions des indicateurs locaux des impacts du changement climatique à l'échelle variétale et à l'échelle de l'ensemble des activités des fermes ainsi que les stratégies d'adaptation à ces deux échelles. L’approche en écologie fonctionnelle repose sur un processus de co-construction afin de mettre en œuvre une modélisation phénoclimatique qui intègre des données d’observation citoyennes et scientifiques. Au travers de cette modélisation, il s’agit de comprendre l’évolution de l’aire de répartition des châtaigniers et d’identifier des variétés susceptibles de subsister face au changement climatique. Ces résultats replacés sur une cartographie prospective identifiant des portefolios variétaux plus adaptés aux territoires considérés (Ardèche et Lozère) seront discutés avec les acteurs territoriaux.
Objectifs
Les objectifs de ma thèse sont les suivants : (1) Comprendre les dynamiques adaptatives sociales et écologiques associées à la diversité variétale du châtaignier et à celles des autres activités des castanéiculteurs face au changement climatique. (2) Identifier les possibles reconfigurations des agroécosystèmes en cours fondées sur ces approches adaptatives. (3) Identifier les perceptions et compréhension par les sociétés paysannes des phénomènes climatiques ainsi que les indicateurs locaux d'impacts sur les différents éléments de l'agroécosystème (pouvant entraîner (1) et (2) ci-dessus). (4) Prédire les réponses des variétés de châtaigniers des exploitations castanéicoles grâce à des approches de modélisation phénoclimatiques et intégrer les réponses variées des porte-folio variétaux qui coexistent afin de saisir l'importance de la coexistence d'une diversité variétale élevée en situation de risque élevé. (5) et envisager des cartographies à l’échelle plus large des deux territoires des portefolio les plus adaptés en fonction des risques climatiques.
Mots clefs
ethnoécologie, écologie fonctionnelle, savoirs locaux, agrosystèmes, adaptation, changement climatique, modélisation phénoclimatique, Castanea sativa.
Formation
Museum National d’Histoire Naturelle (2020 – 2022). Master Biodiversité, Ecologie et Evolution, parcours Société et Biodiversité
Monash University (2019 – 2020). Echange universitaire, double diplôme Sciences et Sciences Sociales
Sorbonne Université, faculté des sciences (2017 - 2020). Licence Sciences de la vie
SciencesPo Paris (2017-2020). Bachelor en sciences humaines et sociales, majeure Economie et Sociologie
Enseignement
EU HAV209B « Cycles de vie des organismes » à l’Université de Montpellier
Rapports
PONSA Nicolas (2022) Influences du changement climatique sur les châtaigniers en Ardèche – Modélisation phénoclimatique et ethnoécologie, mémoire de Master 2, encadrement Yildiz Aummeruddy-Thomas (CEFE CNRS), MNHN, 100 p.
PONSA Nicolas (2021) L’eau dans un contexte de changement climatique. Réflexions sur le rapport des paysans à l’eau et leur gestion de cette ressource, mémoire de Master 1, encadrement Julien Blanc (MNHN), MNHN, 24 p.
Conférences
« Co-construction et interdisciplinarité pour répondre aux enjeux de la castanéiculture (Castanea sativa) de moyenne montagne en France ». Journée RT ETHNOECO : Osez l’ethnoécologie ! Un terreau fertile pour l’interdisciplinarité et la transdisciplinarité – 10/2024
« Influences of climate change on chestnut agroecosystems (Castanea sativa) in France’s middle range mountainous Mediterranean region: a comprehensive approach using phenoclimatic models and ethnoecology methods ». Session 3.14. Partnerships required between ethnoecology and ecology to build fairer and richer collaborations, 18th congress of the International Society of Ethnobiology, 05/2024





