Ecologie Fonctionnelle

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Thèmes de recherche

La compréhension des bases fonctionnelles permettant de comprendre la façon dont les organismes intéragissent entre eux et avec leur environnement à différentes échelles est un objectif majeur du département. Une combinaison d’approches fondées sur les traits fonctionnels et l’écophysiologie permet de caractériser la structure fonctionnelle des communautés et de quantifier l’impact des organismes sur les propriétés des écosystèmes sous différentes contraintes de climat ou de perturbations. Ces informations nous permettent de conceptualiser, développer et paramétrer nos modèles de composition des communautés au niveau local, de fonctionnement des écosystèmes et des échanges biosphère/atmosphère associés, ainsi que ceux portant sur les aires de répartition d’espèces au niveau régional ou continental. L’étude des impacts des changements planétaires, notamment changements climatiques et d’utilisation des terres, sur la biodiversité, le fonctionnement des écosystèmes et la durabilité des services associés représente une thématique centrale des activités de recherche du département. Nos travaux expérimentaux et de modélisation portent principalement sur les écosystèmes terrestres avec un accent fort sur la région Méditerranéenne.

Ce département est dirigé par Stephan HÄTTENSCHWILER

 

Mots-clés

Changements climatiques | Changements d'utilisation des terres | Cycles des éléments | Diversité fonctionnelle | Echanges biosphère/atmosphère | Ecosystèmes terrestres | Fonctionnement du sol | Modèles basés sur les processus | Perturbations | Région Méditerranéenne | Ressource en eau | Structure des communautés | Traits fonctionnels


Publication récente

  • Journe V, Barnagaud J-Y, Bernard C, Crochet PA, Morin X (2020). Correlative climatic niche models predict real and virtual species distributions equally well. Ecology, e02912.10.1002/ecy.2912.

Abstract

Climate is one of the main factors driving species distributions and global biodiversity patterns. Obtaining accurate predictions of species’ range shifts in response to ongoing climate change has thus become a key issue in ecology and conservation. Correlative species distribution models (cSDMs) have become a prominent tool to this aim in the last decade and have demonstrated good predictive abilities with current conditions, irrespective of the studied taxon. However, cSDMs rely on statistical association between species’ presence and environmental conditions and have rarely been challenged on their actual capacity to reflect causal relationships between species and climate. In this study, we question whether cSDMs can accurately identify if climate and species distributions are causally linked, a prerequisite for accurate prediction of range shift in relation to climate change. We compared the performance of cSDMs in predicting the distributions of 132 European terrestrial species, chosen randomly within five taxonomic groups (three vertebrate groups and two plant groups), and of 1,320 virtual species whose distribution is causally fully independent from climate. We found that (1) for real species, the performance of cSDMs varied principally with range size, rather than with taxonomic groups and (2) cSDMs did not predict the distributions of real species with a greater accuracy than the virtual ones. Our results unambiguously show that the high predictive power of cSDMs can be driven by spatial autocorrelation in climatic and distributional data and does not necessarily reflect causal relationships between climate and species distributions. Thus, high predictive performance of cSDMs does not ensure that they accurately depict the role of climate in shaping species distributions. Our findings therefore call for strong caution when using cSDMs to provide predictions on future range shifts in response to climate change.

 Lien vers l'article

 

L’article a fait l’objet d’une brève de l’INEE :

« Prédire la répartition future des espèces avec des modèles corrélatifs est hasardeux »