Alvin VEDEL
Nom & Titre
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CEFE - Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier cedex 5
Tél : +33/0 X XX XX XX XX - Email
Giovanny DESTOUR
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CEFE - Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier cedex 5
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Corentin LARQUIER
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CEFE - Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier cedex 5
Tél : +33/0 X XX XX XX XX - Email
Mélanie BERTRAND

Bat. J, Campus route de Mende
Université Paul-Valéry Montpellier 3
Effets de la diversité des habitats et des ressources alimentaires sur la dynamique des communautés de coléoptères coprophages et le recyclage de la matière organique dans les systèmes pastoraux
Directeur de thèse : Pr. Pierre JAY-ROBERT
Co-encadrante de thèse : Dr. Camila LEANDRO
La région méditerranéenne, reconnue comme un hotspot de biodiversité, a vu ses paysages profondément modifiés par le pastoralisme, une pratique qui a favorisé l'expansion des milieux ouverts et une grande diversité de niches écologiques. Aujourd'hui, partout en Europe, le pastoralisme, tout en restant une activité de production essentielle, est étroitement associé aux enjeux de conservation. Depuis le 20e siècle, la déprise rurale massive transforme les espaces pastoraux en une matrice paysagère complexe caractérisée par une dynamique forestière accrue et une augmentation des populations d'ongulés sauvages. Historiquement, les coléoptères coprophages (Scarabaeidae et Geotrupidae) ont vu leur distribution et structuration fortement influencées par des siècles de pastoralisme dans le bassin méditerranéen. Cependant, les dernières décennies ont marqué un bouleversement écologique majeur pour ces insectes, avec une diminution des troupeaux domestiques et une augmentation des populations de mammifères sauvages, ainsi qu'une expansion des milieux boisés. Ce projet de thèse a pour but de mieux comprendre les effets de la présence d'habitats forestiers connexes aux pelouses et garrigues pâturées et, d'autre part, de la présence d'une espèce de mammifère sauvage sur les caractéristiques fonctionnelles des communautés de bousiers et le cycle de la matière organique. La présence de zones arborées et celle des sangliers pourraient être envisagées comme des complémentarités écologiques susceptibles de renforcer la résilience de systèmes productifs extensifs et économes, par le biais de l'activité des bousiers, insectes recycleurs. Ainsi, les objectifs de cette thèse sont : (i) Caractériser la réponse des communautés de coléoptères coprophages au changement d'habitat en considérant la diversité taxonomique et les traits biologiques des espèces ; (ii) Définir l'impact de la présence des sangliers sur l'enrichissement des sols par l'intermédiaire des coléoptères coprophages ; (iii) Étudier la connectivité fonctionnelle pour mieux modéliser la réponse des communautés dans des environnements soumis à des changements rapides.
Mots clés : Coléoptères coprophages, Méditerranéen, Pastoralisme, Cycle du carbone, Écologie du paysage, Sangliers
Lisa BABOIN

Réponses de la biodiversité des sols urbains aux invasions végétales, et modification des services écosystémiques associés
Directeur de thèse: Jérôme Cortet
Codirectrice de thèse : Lucia Santorufo (Università Federico II di Napoli)
Mots clés: plantes invasives, services écosystémiques, milieu urbain, pédofaune, représentations
Résumé:
Les espèces exotiques envahissantes sont classées dans les 5 causes majeures d’érosion de la biodiversité, d’après le premier rapport d’évaluation mondiale sur la biodiversité de l’IPBES (2019). Les habitats créés par l’Homme, comme les milieux urbains et industriels, sont parmi les plus susceptibles de subir ces invasions végétales. En effet les espèces invasives, plus tolérantes aux conditions de stress et pouvant s’adapter à de larges variations abiotiques (pH, sécheresse, pollution, pauvreté en nutriments), sont les plus compétitives sur les sols urbains souvent soumis à ces contraintes.
Cependant, la plupart des études européennes portant sur les effets des espèces végétales exotiques envahissantes (EVEE) sur les écosystèmes concernent les milieux naturels, tandis que les effets sur les milieux urbains restent encore peu explorés. Ces derniers présentent de multiples contraintes environnementales telles que la fragmentation de l’espace, la hausse de la température, la pollution de l’air, de l’eau et des sols, le bruit et la lumière artificielle. Ces obstacles à l’installation, la dispersion et le développement de la biodiversité végétale indigène induisent une certaine homogénéité biotique dans les communautés végétales urbaines.
Pourtant, la végétation urbaine joue un rôle essentiel dans le soutien des services écosystémiques: elle contribue à améliorer la qualité de l'air, à stocker le carbone dans les sols et la biomasse, elle joue un rôle de régulateur thermique et réduit les îlots de chaleur urbains et, aide également à gérer les eaux pluviales, et enfin elle apporte de nombreux bienfaits à la santé publique, à la fois en termes de santé mentale et physique.
Dans les écosystèmes fortement anthropisés comme les milieux urbains, incapables d'accueillir un nombre élevé d'espèces indigènes, les espèces invasives pourraient être envisagées comme une solution pour soutenir les services écosystémiques plutôt que de les considérer comme une menace. Cependant, les représentations liées aux EVEE constituent généralement un frein pour une prise en compte objective de leurs effets. Aux données scientifiques s’ajoutent des valeurs sociales et culturelles pour définir le caractère « envahissant » d’une espèce.
Ce projet de thèse vise à comprendre les effets des plantes invasives sur la biodiversité des sols urbains et les services écosystémiques associés, et a pour objectif de répondre à la problématique suivante: Les plantes exotiques envahissantes peuvent-elles constituer une solution pour soutenir certains services écosystémiques face à l’artificialisation des sols urbains en contexte méditerranéen?
Le projet de thèse s’articulera autour de 3 questions de recherche:
1: La présence de plantes exotiques envahissantes entraîne-t-elle une homogénéisation biotique de la faune du sol?
2: Existe-il une convergence des traits fonctionnels des EVEE et de ceux de la faune du sol? Et par extension, observe-t-on une corrélation entre la présence de plantes invasives et celle d’espèces invasives de faune du sol?
3: Quels sont les services écosystémiques favorisés par la présence d’EVEE en milieu urbain et quelles en sont les perceptions?
+33 (0)6 45 57 55 51
Bat. J, Campus route de Mende
Université Paul-Valéry Montpellier 3
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