Jonathan BONFANTI
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Affectation
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en français
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in English
CEFE - Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier cedex 5
Tél : +33/0 X XX XX XX XX - Email
Louise EYDOUX
Bat. J, Campus route de Mende
Université Paul-Valéry Montpellier 3
Résumé du sujet de thèse
Les zones urbaines sont en pleine expansion, elles devraient couvrir plus de 7% des surfaces terrestres mondiales d’ici 2050. L’Occitanie est d’ailleurs considérée comme une des régions « les plus consommatrices de surfaces naturelles, agricoles et forestières », avec une augmentation de plus de 50% de zones urbaines sur les 30 dernières années. Cette mutation d’occupation du sol favorise l’imperméabilisation, c'est-à-dire la suppression d’échanges biophysiques entre couches souterraines et aériennes du sol par l’ajout d’une couche imperméable (béton, enrobé, …).
Dans ce contexte la désimperméabilisation, c’est-à-dire l’action de remplacer des surfaces imperméables par des surfaces perméables (matériaux synthétiques drainants ou pleine terre), est de plus en plus encouragée, notamment au vu de l’objectif politique “Zéro Artificialisation Nette” à l’horizon 2050. De plus en plus de territoires ont lancé des projets au sein des cours d'établissement scolaire financés en grande partie par l’Agence de l’eau. Les cours d’écoles, aujourd’hui majoritairement asphaltées, sont particulièrement intéressantes car elles représentent une part non négligeable des surfaces potentiellement désimperméabilisables et sont utilisées par un public situé au cœur des enjeux d'éducation à l'environnement. Les sols urbains sont caractérisés par leur hétérogénéité qui est la résultante de la diversité des activités humaines, présentes et passées. Ils peuvent donc abriter des niveaux très variables de diversité ou d’abondance d’organismes, conséquences de facteurs aux échelles locales (pH du sol, taux en matière organique, rapport carbone/azote, …) et paysagères (configuration et composition spatiale). Si des reliques de sols pseudo-naturels ou agricoles sont présentes en ville, une grande partie des sols urbains sont des sols construits, aussi appelés technosols, et donc des “nouveaux” habitats potentiels pour de très nombreux organismes. Même si la biodiversité des sols urbains est de mieux en mieux comprise, elle reste encore peu étudiée au sein du domaine de l’écologie des sols (moins de 5 % des articles). En effet, les connaissances scientifiques sur la colonisation, la trajectoire des communautés au cours du temps et le maintien de la biodiversité des sols urbains restent rares. Il a été mis en évidence que la biodiversité des sols et plus particulièrement des vers de terre et des fourmis augmente avec le temps mais également que les conditions initiales lors de la mise en place des sols changent les cinétiques de recolonisation. Toutefois, ces études ont été menées dans des parcs publics qui possèdent des surfaces et surtout des usages très différents des cours d’écoles. En définitive, une amélioration de nos connaissances scientifiques est nécessaire pour approfondir la compréhension de ces nouveaux sols, et in fine pour appuyer les politiques publiques face aux enjeux cruciaux de la désimperméabilisation “écologique” des cours d’école.
Ainsi, le suivi de la biodiversité des sols des cours désimperméabilisées, et plus particulièrement des microorganismes, des vers de terre et des fourmis, comporte des enjeux de connaissance scientifique concernant la compréhension de leur colonisation. Enfin, les cours d’écoles désimperméabilisées étant pour la plupart récentes et de taille restreinte, elles abritent potentiellement des populations de taille réduite. Dans un contexte de fort déclin de la biodiversité, la mise en application de méthodes non létales (tel que le métaséquençage de l’ADN environnemental ou des méthodes parataxomoniques) répond à un besoin d’exemplarité et de cohérence de la part de la communauté scientifique. L’expérimentation de ces méthodes est nécessaire et ouvre des perspectives dans la généralisation des études sur la biodiversité des sols lors de projets de désimperméabilisation des cours d’école, aspect nécessaire pour pouvoir qualifier ces aménagements de solutions fondées sur la nature.
Mots clés
Biodiversité des sols, Ecologie urbaine, Conservation des sols, Désimperméabilisation, Sols urbains
Publications
Eydoux L., Cortet J., Barantal S., Decaens T., Vergnes A., Driving factors of earthworm communities in Mediterranean urban parks, Applied Soil Ecology, Volume 202, 2024, 105602, ISSN 0929-1393.
Eydoux, L., Jay Robert, P., Kaufmann, B. et al. Soil unsealing in Mediterranean schoolyards: what factors drive ant communities?. Urban Ecosyst (2024). https://doi.org/10.1007/s11252-024-01608-z
Ninon DELCOURT

- Contact et adresse :
Mon bureau se trouve sur le campus de l'Université Paul-Valéry (route de Mende) dans le bâtiment J au premier étage.
- Thématique de recherche
Mes recherches portent sur l’effet des activités anthropique sur le fonctionnement des sols méditerranéens. Je m’intéresse tout particulièrement aux effets des activités agricoles à la fois actuelles et passées (jusqu’à plus de 60 ans après un changement d’usage) sur les propriétés physico-chimiques et biologiques des sols en mobilisant différentes disciplines telles que l’écologie des communautés de la faune du sol, la microbiologie, la biochimie et la chimie analytique.
Mes travaux actuels visent à identifier des pratiques agricoles durables et à mieux comprendre le lien entre les réponses des communautés et le fonctionnement de l'écosystème.
Mots clés : sciences du sol, écologie des communautés, agro-systèmes méditerranéen, écologie fonctionnelle
- Projet actuel
Je suis actuellement en post-doctorat sur le projet TroFIC, financé par les défis clés Octaave de la région Occitanie.

Alors qu'une intensification des pratiques agricoles est observée depuis le début du XIXe siècle, de nombreuses études mettent en évidence des effets négatifs considérables de l’agriculture sur le fonctionnement des sols entraînant une perte significative des nutriments et des matières organiques, ainsi qu'un déclin de la biodiversité associée à ces écosystèmes. La région méditerranéenne est connue pour être un hot-spot de biodiversité, mais c'est aussi l'une des zones soumises à un changement climatique majeur (augmentation de la fréquence des épisodes de chaleur extrême, épuisement des ressources en eau). Pour faire face à la crise climatique actuelle, il est donc nécessaire de définir des itinéraires techniques qui augmenteront la résistance et la résilience des systèmes de culture aux stress biotiques et abiotiques, tout en préservant à la fois la productivité des systèmes et la biodiversité des sols méditerranéens.
Le projet TROFIC a pour but de comprendre (i) comment les communautés de la faune du sol répondent à différentes pratiques agricoles (ii) comment ces pratiques influencent les liens biodiversité-fonctions. La réponse des communautés édaphiques aux pratiques agricoles sera évaluée par une analyse multi-taxon des arthropodes (araignées, carabes, fourmis et collemboles) basée sur l'utilisation de traits fonctionnels. Cette approche fonctionnelle permettra de transcender les différences de pools d’espèces liés au contexte biogéographique entre les sites d’étude et d'identifier plus facilement les processus impliqués dans la réponse des organismes à leur environnement (ex. prédation, dispersion).
- Publications
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