Ilian HADJADJ-MALDEME

I am captivated by the study of adaptive strategies in plants, specifically focusing on the ecological and genetic factors that contribute to the resilience of plant species under environmental stress. My current academic and research efforts are centered around the Centaurée de la Clape, a plant species of significant ecological interest due to its limited distribution and susceptibility to water stress.

 

Utilizing advanced phenotyping, I aim to:

 

  • Characterize the physiological and morphological responses of the Centaurée de la Clape to water scarcity, understanding how these traits contribute to its survival in arid conditions.
  • Evaluate the potential for adaptive strategies within the Centaurée de la Clape population, which could inform conservation efforts aimed at preserving its genetic diversity and ecological functionality under changing climatic conditions.

Lucie RAYMOND

Baptiste LECOQ

ContactCette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

EncadrantsFélix de Tombeur (Post doctorant) et Cyrille Violle (Directeur de recherche)

Intérêts : Fasciné par le monde qui nous entoure, je m’intéresse particulièrement aux végétaux, à leur fonctionnement et aux interactions qu’ils entretiennent avec leur environnement biotique et abiotique. Les thématiques qui m’intéressent sont autant l’écologie fonctionnelle que l’écologie des interactions. Pour mieux comprendre la place des végétaux dans leur environnement, il est important de comprendre les stratégies qu’ils adoptent. Pour cela, l’utilisation de caractéristiques morphologiques, anatomiques ou phénologiques (i.e. traits) permet d’approximer des fonctions écologiques. Ce sont ces traits qui ont amené à un domaine d’étude récent : l’écologie basée sur les traits, thématique de ce stage.

Sujet du stage : Utilisation du silicium par des espèces de Cypéracées : quel(s) lien(s) avec les stratégies écophysiologiques des végétaux  ?

Le silicium présent dans les sols s’accumule dans les tissus de certaines espèces végétales sous forme de silice amorphe (processus de silicification), soulevant des questions sur son acquisition et son utilisation. Le silicium joue un rôle de réponse adaptative face aux stress abiotiques (e.g. stress hydrique, toxicité du manganèse), biotiques (e.g. herbivorie, pathogènes), et impacte la croissance et l’architecture de certaines espèces. Le silicium pourrait permettre ainsi aux espèces accumulatrices d’être plus compétitives. Cependant, peu d’études permettent de comprendre quel(s) lien(s) a le silicium avec les stratégies écophysiologiques des végétaux, ce qui est pourtant important pour mieux évaluer leurs contraintes écologiques. Ce stage vise alors à mieux comprendre les stratégies d’acquisition et d’utilisation du silicium chez une famille accumulatrice : les Cypéracées. Une expérience de croissance en serre d’espèces d’Australie occidentale a été menée en 2023 afin de quantifier leur croissance et de nombreux traits physiologiques et morphologiques. Ce stage a comme objectif de tester les liens entre le silicium et les autres traits, pour tenter de le relier à des stratégies écologiques. Pour cela, des analyses corrélatives et multivariées seront réalisées. Des images microscopiques et des analyses de tomographie rayon-X nous aideront à mieux comprendre sa localisation et son utilisation. Cette étude comparative nous permettra finalement d’approfondir les liens entre le silicium et les stratégies écologiques des végétaux (e.g. compromis croissance / survie, leaf economic spectrum, spectre global des formes et fonctions des plantes, modèle CSR).

Mots clés : Stratégies écophysiologiques, silicium, croissance, survie, défense

Jean MEUNIER

Encadrant : Elena Kazakou (Professeure Institut Agro Montpellier)

Intérêts : Par nature curieux de tout mais particulièrement intéressé par la botanique et les associations végétales. Mes études en agronomie m'ont permis de mieux cerner les enjeux autour de la préservation de la biodiversité. Ainsi, je souhaite travailler en écologie à l'interface entre pratiques agricoles et environnement, en ayant un regard particulier sur les communautés végétales des champs cultivés et des milieux proches.

Sujet du stage : Caractérisation fonctionnelle des communautés végétales des vignes selon diverses pratiques de désherbage et conséquences sur leur décomposition.

Les adventices ont longtemps été percues comme nuisibles aux cultures. En effet, ces dernières peuvent faire concurrences aux cultures pour les ressources (eau, nutriments, espace et lumière). La vigne ne fait pas exception et pendant des dizaines d'années, les adventices étaient supprimées des vignobles. La dynamique actuelle de réduction des produits phytopharmaceutiques aux niveaux français (Écophyto II+) et européen, couplée à la prise de conscience de leur effets négatifs sur l'environnement, pousse les viticulteurs à modifier leurs pratiques. En parallèle, la recherche progresse et met en évidence de nombreux services que les adventices rendent à la vigne (e.g. recyclage des éléments, protection des sols, attractions d'auxiliaires de culture...). La décomposition est un processus écologique complexe qui permet la dégradation des biomasses en éléments assimilables par les plantes. Les études de décomposition des communautés adventices en vigne sont rares.

Dans ce stage, nous comparons fonctionnellement les communautés végétales d'un réseau de parcelles viticoles de l'Hérault selon divers modes de désherbage dominants (herbicide, travail du sol et tonte). Enfin, nous comparons la décomposition en conditions contrôlées de chaque communauté selon le mode de désherbage, le sol de décomposition (standardisé et sol d'origine). Nous faisons l'hypothèse que les modes de désherbage affectent la qualité de la litière verte par la sélection de traits favorisant ou non la décomposition au niveau des communautés. 

 

Mots clés : adventices, traits, vigne, désherbage, décomposition, stratégies écologiques

Parcours académique : 

  • Institut Agro - Montpellier / Formation ingénieur agronome spécialité "Protection des Plantes et Environnement".
  • Aix-Marseille Université - Digne-les-Bains (antenne) / DUT Génie Biologique spécialité "Agronomie"

Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Arthur CELLE

Mon sujet de stage :

La loi des 80/20 s’applique-t-elle aux relations biodiversité-fonctionnement des écosystèmes ?

Les relations biodiversité-fonctionnement des écosystèmes ont fait l’objet de nombreuses recherches en écologie qui ont permis d’établir un effet globalement positif de la richesse spécifique sur les processus écosystémiques tels que la productivité ou le recyclage de la matière organique. Cette approche basée sur le nombre d’’espèces est cependant en contradiction avec les théories en écologie fonctionnelle qui prédisent que le fonctionnement des écosystèmes dépend principalement des traits fonctionnels des espèces les plus abondantes dans un écosystème, les espèces rares ne contribuant que peu ou pas (ex : théorie du mass-ratio, Grime 1998 ; Enquist et al., 2015). Ainsi, la question se pose de savoir si toutes les espèces ou seulement une fraction des espèces présentes jouent un rôle significatif sur le fonctionnement des écosystèmes.

Pour répondre à cette question, je vais essayer de tester le principe de Pareto, ou loi des 80/20, qui stipule que 80% des effets sont attribuables à 20% des causes. Cette loi statistique a déjà été validée dans plusieurs domaines des sciences sociales et économiques mais n’a à ce jour jamais été testée en écologie. Mon but est de tester la loi de Pareto sur un maximum de jeux de données couvrant divers taxons et divers processus écosystémiques. Pour ce faire, je vais quantifier la fraction du nombre d’espèces assurant 80% des processus écosystémiques dans chaque jeu de données. Puis, dans un second temps, je vais étudier les différentes conditions, théoriques et empiriques (biotiques, abiotiques), qui peuvent expliquer les potentielles variations dans cette fraction du nombre d’espèces importantes pour le fonctionnement des écosystèmes. Cette partie va nécessiter l'utilisation de simulations et des approches biogéographiques. Finalement, je vais développer des approches en écologie fonctionnelle pour caractériser les espèces qui influencent significativement le fonctionnement des écosystèmes (Est-ce que se sont des espèces fonctionnellement communes ou distinctes ?) et quantifier la portion de l’espace phénotypique occupée par ces espèces.

Durant le stage je vais également participer au groupe de travail FREE2 : Functional Rarity in Ecology and Evolution (https://www.fondationbiodiversite.fr/la-frb-en-action/programmes-et-projets/le-cesab/free-2/).

Mes encadrants : Cyrille VIOLLE (Directeur de Recherche) et Lucie MAHAUT (Post-Doctorante):

 

Parcours académique :

  • Etudiant en Master 2 Biologie Ecologie Evolution parcours Ecosystèmes à Montpellier
  • Licence Biologie des organismes et des populations à Saint-Etienne

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