Qui Fait Quoi
Groupe thématique Ecologie des Déplacements (Movement Ecology)
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Simon BENHAMOU
Directeur de recherche CNRS
Equipe Ecologie Comportementale (Dpt Ecologie Evolutive)
Ecologie comportementale spatiale: Mécanismes d'orientation; référentiels et processus de mémorisation; utilisation de l'espace et sélection de l'habitat.
Thierry BOULINIER
Directeur de recherche CNRS
Equipe Ecologie Spatiale de Populations (Dpt Ecologie Evolutive)
Etude du rôle du comportement dans les processus de dispersion et de ses implications dans le fonctionnement des populations subdivisées et les dynamiques éco-épidémiologiques. .
Simon CHAMAILLE-JAMMES
Chargé de recherche CNRS
Equipe Dynamique des Paysages et de la Biodiversité (Dpt Biodivesité et Conservation)
Processus qui expliquent la dynamique spatiale et temporelle des populations de grands herbivores. Effet sur les écosystèmes et la biodiversité. Savanes africaines, forets tempérés.
Nicolas COURBIN
Post-doctorant
Equipe Ecologie Spatiale de Populations (Dpt Ecologie Evolutive)
Etude des mécanismes gouvernant la répartition spatiale des grands herbivores, des grands carnivores et des oiseaux marins dans le but d'approfondir nos connaissances des interactions prédateur-proies et d'améliorer la conservation de la faune. Milieu: forêt boréale, savane africaine, Méditerranée.
Aurélie COULON
Maitre de Conférence Muséum National d'Histoire Naturelle
Equipe Ecologie et Biogéographie des Vertébrés (Dpt Biodivesité et Conservation)
Etude des facteurs influençant les déplacements animaux, notamment la dispersion, et les flux de gènes, avec une attention particulière à la composition et le structure des paysages. Etudes des modifications anthropiques comme la fragmentation des milieux sur les déplacements animaux et consequences sur ke fonctionnement et la structure des populations. Conservation des populations et gestion des paysages (restauration de la connectivité spatiale (Trame Verte et Bleue).
Olivier DURIEZ
Maitre de Conférence Université de Montpellier
Equipe Ecologie et Biogéographie des Vertébrés (Dpt Biodivesité et Conservation)
Etude des mécanismes comportementaux gouvernant la sélection de l’habitat dans le cadre de pièges écologiques et leurs conséquences sur la dynamique des populations de rapaces
David GREMILLET
Directeur de recherche CNRS
Equipe Ecologie Spatiale de Populations (Dpt Ecologie Evolutive)
Etude des déplacements de recherche alimentaire et des déplacements migratoires des oiseaux marins afin de mieux comprendre l'impact des changements climatiques et des pêcheries sur les processus écologiques. Contributions à la conservation des oiseaux marins et à la mise en place d'aires marines protégées.
Tangi LE BOT
Doctorant Université de Montpellier
Equipe Ecologie Spatiale de Populations (Dpt Ecologie Evolutive)
Etude des interactions entre oiseaux marins et navires de pêche. Analyse des comportements de recherche alimentaire des Fous de Bassan et de leur dépendance aux apports des pêcheries en Manche et Atlantique. Conservation des oiseaux marins, gestion des pêches.
Encadrants: David GREMILLET et Amélie LESCROEL
Rémi PATIN
Doctorant Université de Montpellier
Equipe Dynamique des Paysages et de la Biodiversité (Dpt Biodivesité et Conservation)
Le déplacement en tant que stratégie anti-prédatrice chez les grands herbivores : contexte, mise en évidence, prédiction théoriques. Segmentation de trajets : domaines vitaux, modes comportementaux.
Encadrants: Simon CHAMAILLE-JAMMES
Charlotte ROEMER
Doctorante Muséum National d'Histoire Naturelle
Equipes Ecologie et Biogéographie des Vertébrés et Dynamique des Paysages et de la Biodiversité (Dpt Biodivesité et Conservation)
Ecologie du déplacement à l'échelle locale chez les chiroptères et risques anthropiques de collision.
Encadrants: Aurélie COULON et Yves BAS
Accueil / Activités
Groupe thématique Ecologie des Déplacements (Movement Ecology)
animé par Simon Benhamou, Simon Chamaillé-Jammes et Aurélie Coulon
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Le groupe thématique "Ecologie des déplacements" est un groupe informel qui fédère des chercheur/e/s et étufdiant/e/s de plusieurs départements du CEFE (cf. rubrique "Qui Fait Quoi")
Les comportements de déplacement des animaux concernent des activités fondamentales pour leur survie. Ils sont impliqués, à différentes échelles spatio-temporelles, dans la recherche de nourriture, l'exploration et exploitation de l’espace, l'orientation spatiale et la navigation. L'espace apparaît ainsi comme une composante majeure qui conditionne largement la plupart des comportements naturels et dont la structure influe considérablement sur la manière dont les individus se représentent et exploitent leur environnement. En milieu naturel, les capacités de survie à long terme et de reproduction dépendent donc largement des processus de traitement d'informations spatiales concernant la distribution des ressources ou la localisation de lieux-clés comme les abris ou les points d'eau.
L'écologie des déplacements vise à mieux comprendre les comportements de déplacement au plan individuel ainsi que leurs conséquences en termes populationnels (démographie, flux de gènes). C'est une approche réellement interdisciplinaire qui se situe à l'interface de l'écologie comportementale et spatiale, de l'éthologie et des neurosciences cognitives et, ainsi que de la physique statistique pour les aspects les plus théoriques (théorie des marches aléatoires) et la biologie de la conservation (gestion des espaces naturels, couloirs migratoires, fragmentation des habitats) pour les aspects les plus appliqués.
Un nombre croissant de chercheurs du CEFE, appartenant à différentes équipes et différents départements, sont impliqués dans des études concernant l'écologie des déplacements. C'est pour structurer un peu mieux ce champ disciplinaire au sein du CEFE que ce groupe thèmatique transversal à été crée. Au delà des interactions informelles entre chercheurs de différentes équipes et de différentes cultures qu'il peut susciter, son activité repose sur la co-direction d'étudiants (Master, Thèse) ou de post-docs, ainsi que sur l'organisation de journées thématiques. Une première a eu lieu le 6 juin 2013 (programme: PDF), une seconde le 25 septembre 2015 (programme: PDF). Le 5/12/16, une journée inter-laboratoires "Biologging embarqué et environnement" est organisée au niveau montpelliérin avec le soutien des Labex CEMEB et NUMEV. PDF. Du 18 au 20/12/2017, a lieu au CEFE la 2ème édition de Moving2Gather (https://m2g-2017.sciencesconf.org/)
Un cycle de petits séminaires informels a été mis en place depuis 2015. Pour 2018/19 le programe est le suivant (de 13:30 à 14:30 en petite salle de réunion, sauf mention contraire):
09/04/18 Benjamin Merkel: Low diversity movement tactics in 2 congenerate seabirds pose risks in a changing world
18/06/18 Agathe Chassagneux: Effets de la chasse sur le comportement spatial des biches
29/06/18 Louise Riotte-Lambert: Emmergence des déplacements routiniers collectifs
27/09/18 Anne-Sophie Bonnet-Lebrun: Changements de nocturnalité et effets de la lune sur la migration des oiseaux marins
18/10/18 Simon Chamaillé-Jammes: le ratio de sélection comme métrique commune des analyses de sélection d'habitat
29/11/18 Aurélie Coulon: Coût énérgétique de la dispersion chez le chevreuil
& Simon Benhamou: Traitement des données accélérométriques
18/12/18 15h. Oliviez Duriez: Avancées dans la compréhension des comportements de vol
25/01/19 Manon Clairbaux: Les changements climatiques vont-ils inverser la migration des oiseaux dans l'arctique?
14/02/19 Nadège Fonvieille: nouvelle approche pour l'étude des trajets de migration ou de dispersion
15/03/19 Rémi Patin: test des responses fonctionnelles généralisées quand la sélection de l'habitat dépend du contexte.
28/03/19 Simon Benhamou: des processus aux patterns à l'interface déplacements-environnement
19/04/19 Ruth García Jimenez: Drivers of daily movement patterns affecting an endangered vulture flight activity
16/05/19 Sam Cox: Distributions and approvisionnement des prédateurs marins en environnements dynamiques
06/06/19 Rachel Degrande: Méthode de détermination et analyse du réseau social chez les ovins domestiques
27/06/19 Camille Assali: Déplacement collectifs et interactions sociales chez les oiseaux
05/09/19 Nathan Ranc: Experimental evidence of memory-based foraging decisions in a resident large mammal
01/10/19 Rémi Patin: Rôle de la mémoire et du déplacement aléatoire dans la relation prédateur-proie
17/10/19 Sarah Bauduin: NetLogoR, un package R pour développer des modèles individu-centrés spatialement explicites
28/10/19 Pauline Palmas: Impact des chats errants (suivis par GPS) sur les population de puffins du Pacifique.
07/11/19 Philippine Chambault: Sélection de l'habitat à fine échelle chez les tortues vertes juvéniles.
28/11/19 Guillaume Testud: suivi de déplacement d’amphibiens dans des tunnels sous voie ferrée.
19/12/19 (11h) Nicolas Courbin: Déplacements des chamois en relation avec le dérangement anthropique
09/01/20 Benjamin Robira: Capacités cognitives et comportement d'approvisionnement chez les gorilles en milieu naturel
28/01/20: Journal club
27/02/20 Manon Billard: Évaluation de la ressource alimentaire du vautour fauve dans les Grands Causses
02/03/20 Rocio Joo: Successes and failures of movement ecology (and what can we do about it)
23/04/20 Marion Valeix: Interactions interspécifiques dans le fonctionnement des communautés de grands mammifères africains
XX/XX/20 Delphine Ducros/ Aurélie Coulon: Effets des changements globaux sur les coûts de la dispersion chez le chevreuil
Projet balbuzards
Le Balbuzard pêcheur Pandion haliaetus est un rapace emblématique, inféodé aux écosystèmes aquatiques. Bien que relativement commun en Europe du Nord, ses populations méditerranéennes sont très menacées et isolées en 4 populations nichant le long des côtes en Corse (30 couples) Baléares (15 couples) Maroc et Algérie (< 30 couples), à laquelle on pourrait ajouter une petite population isolée aux Canaries (<30 couples).
Pour renforcer cette population, un projet de réintroduction est en cours depuis 2006 sur le littoral Italien (PNR Maremma). En Méditerranée, les stratégies de dispersion, de migration et les zones utilisées en dehors de la période de nidification sont inconnues.
En étudiant les déplacements des individus directement (via des balises GPS, des suivis d’oiseaux marqués) ou indirectement (via plusieurs techniques de biologie moléculaire), à différentes échelles d’espace (locale, régionale et continentale) et de temps (présente, historique et évolutive), nous voulons mieux comprendre (1) si ces populations menacées sont connectées et (2) si des échanges d’individus sont possibles naturellement (diminuant ainsi les risques de consanguinité) et (3) comment les balbuzards utilisent les aires marines protégées, afin d’élaborer des plans de conservation adéquats.
Ce programme financé par la Fondation Albert II de Monaco fait l’objet de la thèse de Flavio Monti, co-encadré par Olivier Duriez et David Grémillet (CEFE-CNRS), Leonida Fusani (Université de Ferrara, Italie), en partenariat avec la Réserve Naturelle de Scandola (Jean-Marie Dominici, PNR Corse) et le Parc Naturel Régional de la Maremma, Italie (Andrea Sforzi)




