Tatiana CARDENAS
Post-Doctorante
CEFE - Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier cedex 5
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2e Etage Aile C bureau 216
Thématique de recherche
Mon parcours de recherche s’est construit progressivement autour de mont intérêt central pour la pollinisation et les pollinisateurs, en me focalisant actuellement sur les abeilles, en particulier les abeilles sauvages et les abeilles sans dard de la tribu Meliponini. Je m’y intéresse dans le contexte de leur déclin global lié aux pressions anthropiques, notamment l’usage des pesticides.
Lors de ma thèse (IRD – CEFE – Université de Montpellier), menée dans les Andes Équatoriennes, j’ai développé une approche interdisciplinaire combinant écologie et sciences sociales pour analyser les dynamiques socio-écologiques de la gestion des insectes ravageurs et pollinisateurs en agriculture paysanne. Ce travail a intégré la quantification du service de pollinisation, l’évaluation des tradeoffs économiques, ainsi que l’étude des savoirs locaux, des perceptions et des valeurs associées à l’entomofaune agricole. Avec ces travaux, j’ai pu mettre en évidence l’importance de considérer les contributions matérielles et non matérielles des insectes, particulièrement des pollinisateurs, ainsi que les relations humains–nature, pour concevoir des stratégies de conservation pertinentes et socialement acceptables.
J’ai également contribué à plusieurs projets sur les abeilles, dont le suivi des pertes de colonies d’abeilles domestiques et des études d’écotoxicologie visant à évaluer les effets létaux et sublétaux de pesticides sur des espèces d’abeilles mélipones, couramment élevées pour la production de miel dans les milieux tropicaux.
Actuellement, en postdoctorat dans l’équipe IBT, dans le projet Ecopollagri, je développe une approche basée sur les traits, à partir de la base de données BeeFunc, pour étudier l’écologie des abeilles oligolectiques. En étudiant les profils d’abeilles associés à différents gradients écologiques, l’objectif est de mieux comprendre les mécanismes de spécialisation aux plantes hôtes. Cette approche permet aussi de porter un nouveau regard sur la vulnérabilité de certaines espèces face aux changements globaux et de proposer des pistes d’action adaptées pour la conservation et le support de ces relations spécialistes.
À travers ces travaux, je cherche à relier écologie et conservation des abeilles, tout en intégrant des approches des sciences sociales à mes réflexions afin de contribuer à la protection durable des abeilles, des pollinisateurs et à la diversité de contributions matérielles et non-matérielles qui y sont associées.
Research profile
My research has progressively developed around a central interest in pollination and pollinators, and now focuses on bees, particularly wild bees and stingless bees (Meliponini tribe). My research is taking place in the context of their global decline driven by anthropogenic pressures, especially pesticide use.
During my PhD (IRD – CEFE – Université de Montpellier), conducted in the Ecuadorian Andes, I developed an interdisciplinary approach combining ecology and social sciences to analyse the dynamics of pest and pollinator management in smallholder farming systems. This work integrated the quantification of pollination services, the assessment of economic trade-offs, and the study of local knowledge, perceptions, and values associated with agricultural entomofauna. Through this research, I highlighted the importance of considering both the material and non-material contributions of insects, particularly pollinators, as well as human–nature relationships, in order to design relevant and socially acceptable conservation strategies.
I also contributed to research projects on bees, including the monitoring of honey bee colony losses and ecotoxicological studies aimed at assessing lethal and sublethal effects of pesticides on stingless bee species commonly managed for honey production in tropical environments.
I am currently at postdoctoral project at IBT team, in the Ecopollagri project, where I develop a trait-based approach using the BeeFunc database to study the ecology of oligolectic bees. By analysing bee profiles associated with different ecological gradients, the aim is to better understand the mechanisms underlying host-plant specialization. This approach also provides new insights into the vulnerability of certain species to global change and helps identify adapted conservation actions for supporting specialist interactions.
Overall, through my work I aim to link bee ecology and conservation while integrating social science perspectives, in order to contribute to the long-term protection of bees, pollinators, and the diversity of material and non-material contributions associated with them.
Mots-clés / Keywords
Pollinisation ; Pollinisateurs ; Abeilles sauvages ; Oligolecticsme ; Abeilles sans dard ; Melipones ; Traits fonctionnels ; Interactions plantes–pollinisateurs ; Pesticides ; Pressions anthropiques ; Bee Conservation ; Agroécologie ; interdisciplinarité
Pollination; Pollinators; Wild bees; Oligolectic bees ; Stingless bees ; Meliponini; Functional traits; Plant–pollinator interactions; Pesticides; Anthropogenic pressures; Conservation; Agroecology; Interdisciplinary approaches
Publications
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