Protocole

 

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Suivi des communautés d'amphibiens en Languedoc Roussillon


 

Le protocole présenté ci-dessous est une adaptation du protocole national « POPAMPHIBIEN Communauté » mis en place par la Société Herpétologique de France (SHF) et diverses structures ayant été consultées pour sa validation. Les spécificités de la région méditerranéenne notamment en termes de climat et de cortèges d’amphibiens ont poussé à la mise en place d’une déclinaison qui tient compte de ces particularités.

Vous pourrez également trouver le protocole :

ainsi qu'une fiche terrain type sous format .xls à envoyer par email à Pierre-André CROCHET afin que les données soient agrégées à la base de données Amphi'Languedoc.

 

POPAMPHIBIEN COMMUNAUTE Méditerranée

 

Nom : Protocole de suivi des communautés d’amphibiens en région Méditerranéenne.

Objectif : Estimer et comprendre les évolutions de l'état de la batrachofaune méditerranéenne à partir de l’estimation de l’occurrence des communautés d’amphibiens dans les sites aquatiques.

Moyens à mobiliser : Choix d’aires comportant des sites aquatiques en milieu naturel, en milieux gérés et non gérés, personnels formés pour le recueil des données et éventuellement pour l’analyse des données.

Ce document rappelle les conditions générales de l’application de ce protocole. La phénologie de la reproduction des espèces détermine les dates d’application de ce protocole et doivent être définies en accord avec le coordinateur régional du POPAMPHIBIEN COMMUNAUTE.

 

1. Objectif opérationnel

Le principe général est de visiter les sites aquatiques d’une aire dont l’étendue est définie par la durée de la sortie sur le terrain. Les dates de prospection sont définies en fonction de la phénologie des espèces de la communauté. L’effort de prospection est mesuré pour chaque site (durée).

L’aire étudiée et les milieux aquatiques qui la composent sont clairement référencés afin de permettre un suivi à longs termes (plusieurs années). Le choix de l’aire et sa description (unité paysagère) se font la première année du suivi. Les variables intrinsèques (description des sites aquatiques) et extrinsèques (paysage environnant) et la liste des mesures (météorologie, etc.) sont fournies, et peuvent être, pour certaines mesurées, après le démarrage de l’application du protocole. En fonction du type de site (plan d’eau ou cours d’eau), un protocole différent est à suivre.

Toutes les informations nécessaires à la mise en place des protocoles seront actualisées et disponibles à l’adresse «www.lashf.fr». Les coordinateurs et les participants sont encouragés à s’y rendre régulièrement et à y faire partager leur expérience via le forum de discussion mis en place.

 

2. Mise en place du protocole

2.1. Choix de l'aire

Le choix des aires suivies est fait par les observateurs en fonction de critères de faisabilité (e.g. accès) et d’objectif (suivi de milieu, gestion possible de certains milieux plutôt que d’autres, etc.). Une aire doit être définie avec une certaine homogénéité paysagère.

Avec l’accumulation des aires suivies, une concertation avec les coordinateurs régionaux et nationaux permettra de détecter les manques possibles afin de se rapprocher le plus possible d’un plan d’échantillonnage stratifié à l’échelle nationale.

Un repérage est effectué de jour afin de localiser et numéroter les sites aquatiques présents (on s’assurera des possibilités physiques et réglementaires d’accès à ces sites) dans l’aire sélectionnée.

Dans le cas de plan d’eau, on définira en particulier pour chaque site s’il fera l’objet d’une prospection complète ou bien s’il nécessite un sous-échantillonnage (le choix de secteurs échantillonnés sur un grand plan d’eau par exemple). La sélection de ces secteurs appelées « placettes » doit se faire avant le démarrage des campagnes de terrain.

Dans le cas de cours d’eau, on définira un tronçon de taille variable en fonction de la géographie du site et des capacités d’effort de terrain. Par la suite, le tronçon est sous-échantillonné au minimum en 3 sections de 5m appelées « placettes » dans la suite du protocole. Elles sont distantes d’au moins 100m pour éviter les interactions entre chaque placette prospectée. Leur nombre et la taille du tronçon sont définis avant le début du suivi et cela pour toute la durée d’application du protocole.

Une estimation de la durée de la visite des sites (qui tient compte des méthodes de détection des espèces utilisées) est réalisée. La durée de la visite de (ou des) aire(s) sélectionnée(s) doit être raisonnable (e.g. < 4 heures au total pour une sortie en fonction de la difficulté du terrain).

Les aires sélectionnées sont géo-référencées, ainsi que toutes les placettes. Des sites aquatiques sont susceptibles d’apparaître ou de disparaître de l’aire sélectionnée. Les nouveaux sites seront inclus dans le protocole au fur et à mesure de leur apparition : on tiendra compte de ce phénomène dans le choix de la taille des aires étudiées, certaines unités paysagères pouvant évoluées très vite alors que d’autres peuvent être prédites comme relativement stables.

 

2.2. Description des aires

L’aire sélectionnée géo-référencée sera identifiée dans le géo-portail de l’IGN et nommée selon le lieu-dit situé ou commune à proximité (pour faciliter sa localisation). Une (ou des) photographie(s) de l’ambiance globale sera(ont) réalisé(es) en début de phase de végétation ou à la période la plus représentative pour la région considérée. Pour chaque site aquatique, une photographie panoramique sera réalisée systématiquement.

Des listes de variables extrinsèques et intrinsèques standards seront fournis pour la description de l’aire et de chaque site aquatique.

 

2.3. Recueil des données

Il est fortement conseillé aux observateurs de participer par équipe de deux pour des raisons d’efficacité et de sécurité. Une visite préliminaire (sans relevé d’amphibiens) de jour peut s’avérer nécessaire afin de vérifier l’emplacement des sites aquatiques, la délimitation des secteurs de prospections dans le cas des grands sites, les possibilités d’accès, etc. en début de chaque année de suivi.

Les données de comptage d’amphibiens récoltées sur le terrain à l’aide des moyens classiques (crayon papier et fiche de saisie papier).

 

2.3.1. Planning général

A titre indicatif, la période comprise entre le début Février et la fin Novembre semble la plus favorable pour détecter les différentes espèces de la communauté des amphibiens de la région méditerranéenne. Les plus précoces sortent dès les premières douceurs en fin d’hiver tandis que d’autres profitent des pluies automnales pour se reproduire.

 

2.3.2. Méthodes de prospection

L’analyse statistique des tendances se base sur l’occurrence des espèces dans les sites aquatiques, permettant d’utiliser les données de présence même si les méthodes de détection utilisées pour une espèce changent d’une date à une autre.

Pour les trois sessions, un point d’écoute est réalisé à proximité du site échantillonné.

- Les trois premières sessions proposent deux protocoles à choisir en fonction des possibilités d’autorisation et/ou de disponibilité pour des sorties nocturnes pour les personnels participants.

- La quatrième session optionnelle est réalisée de jour ou de nuit et de la même manière par l’ensemble des participants.

Les sessions de terrain se déroulent suivant les protocoles présentés ci-dessous.

 

2.3.2.1. Protocole plans d’eau

Ce protocole est conçu pour la prospection de tous les types de plans d’eau où les amphibiens sont susceptibles d’être présents : étangs, bassins de rétention, lavognes, mares permanentes, mares temporaires, marais, lacs… On évitera de réaliser ces prospections sur des sites d’une trop grande ampleur car l’effort de prospection sera insuffisant. Dans ce cas là, une méthode à l’ADN environnemental sera certainement plus judicieuse.

 

Première session (e.g. février-mars)

Cette session se réalise de jour ou de nuit selon les possibilités des participants. Le point d’écoute et le repérage visuel des pontes sont obligatoires. On pourra y adjoindre une pêche à l’épuisette opportuniste pour la détection de certaines espèces (e.g. larves de salamandres) à une période où les herbiers sont peu développés.

 

I. Faire un point d’écoute de 5’ à proximité du site aquatique (= 1 point d’échantillonnage). L’heure de début et de fin est notée.

Pour les grands plans d’eau, un point d’écoute par placette (= réplicats spatiaux des points d’échantillonnage) pourra être réalisé. On choisira une distance suffisante entre chaque placette, d’environ 100 m, pour éviter les doubles comptages. Si la taille du site ne le permet pas, c’est que ce plan d’eau ne justifie pas la mise en place de plus d’une placette.

 

II. Prospecter le site aquatique pour le repérage des pontes (toute autre observation d’amphibien est également notée si l’espèce est déterminée) de jour ou de nuit. Dans ce dernier cas, l’utilisation d’une lampe torche d’une puissance d’au moins 150 lumens est recommandée. L’heure de début et de fin de prospection est notée.

Pour les grands plans d’eau où plusieurs placettes sont échantillonnées, on choisira une portion de berge d’environ 50 m = 1 placette) pour réaliser la prospection visuelle. Noter le début et la fin de la prospection pour chaque placette.

 

III. Pêche facultative à l’épuisette.

Certaines espèces comme les Salamandres peuvent être détectées en début de saison par la présence de leurs larves. Nous recommandons de donner quelques coups d’épuisette dans des emplacements susceptibles de les abriter (végétation, berges). Il s’agit de captures opportunistes qui amèneront une information sur la présence-absence.

 

IV. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

Deuxième session (e.g. avril-mai)

Le protocole proposé tient compte des contraintes variables des partenaires et des conditions de terrain. Nous recommandons la réalisation d’une sortie nocturne pour cette deuxième session, ainsi que la prospection à vue quand les sites aquatiques le permettent.

Nous recommandons la pose de nasses quand la prospection à vue nocturne n’est pas possible ou efficace. Un protocole de pêche a l’épuisette est aussi proposé car efficace dans certaines conditions, mais à utiliser en limitant l’impact sur le milieu échantillonné. Quelques soit les techniques sélectionnées, le point d’écoute + une autre technique (repérage visuel ou nasses ou épuisette) sont obligatoires pour cette session.

 

A - Pour une session de nuit (après le coucher de soleil) :

 

A.I. Faire un point d’écoute de 5’ à proximité du site aquatique. L’heure de début et de fin est notée.

Voir I. pour les grands sites aquatiques.

v Si les sites prospectés permettent un repérage visuel des amphibiens

 

A.II. Prospecter le site aquatique pour repérer les amphibiens à l’aide d’une lampe torche (d’une puissance recommandée de l’ordre de 150 lumens). L’heure de début et de fin cette prospection est notée.

Voir II. pour les grands sites aquatiques.

 

A.III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

v Si les sites prospectés ne permettent pas un repérage visuel des amphibiens

 

A.II.a) Pêche à la nasse.

- Positionner en début de prospection trois nasses de type Ortmann ou des nasses de pêche dans le site aquatique. Chaque nasse est positionnée à une distance de la berge qui permet d’avoir sous celle-ci une colonne d’eau au moins équivalente à la hauteur de la nasse (si possible). On pose les nasses afin d’échantillonner si possible les principaux éléments du site aquatique (herbiers, berges en pente douce ou abruptes, etc.).

Pour les grands plans d’eau où plusieurs placettes sont échantillonnées, on placera trois nasses par placette (e.g. portion de berge).

- Relever les nasses de préférence le lendemain matin. Il est possible de poser les nasses pour une durée de pêche minimale de deux heures de nuit (heures de début et fin de pêche sont notées) afin de ne pas avoir à revenir sur le site le lendemain matin.

- Compter et identifier les amphibiens par nasse clairement répertoriée (la numérotation des nasses est recommandée).

 

ou bien

 

A.II.b) Pêche à l’aide d’une épuisette.

- Se positionner proche de la berge hors ou dans l’eau.

- Donner trois coups d’épuisette du large vers soi suivant trois directions rayonnantes. Cette pêche est réalisée dans trois emplacements (distants de plusieurs mètres) pour chaque site.

Pour les grands plans d’eau où plusieurs placettes sont échantillonnées, on réalisera trois pêches pour chaque placette (e.g. portion de berge).

- Compter et identifier les amphibiens.

 

A.III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

B - Pour une session pendant la journée :

 

B.I. Faire un point d’écoute de 5’ à proximité du site aquatique. L’heure de début et de fin est notée.

Voir I. pour les grands sites aquatiques.

v Si les sites prospectés permettent un repérage visuel des amphibiens

 

B.II. Prospecter le site aquatique pour repérer les amphibiens à vue. L’heure de début et de fin de prospection est notée.

Voir II. pour les grands sites aquatiques.

 

B.III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

v Si les sites prospectés ne permettent pas un repérage visuel des amphibiens

 

B.II.a) Pêche à la nasse.

- Positionner en début de prospection trois nasses de type Ortmann ou des nasses de pêche dans le site aquatique. Chaque nasse est positionnée à une distance de la berge qui permet d’avoir sous celle-ci une colonne d’eau au moins équivalente à la hauteur de la nasse (si possible). On pose les nasses afin d’échantillonner si possible les principaux éléments du site aquatique (herbiers, berges en pente douce ou abruptes, etc.).

Pour les grands plans d’eau où plusieurs placettes sont échantillonnées, on placera trois nasses par placette (e.g. portion de berge).

- Relever les nasses de préférence le lendemain matin. Il est possible de poser les nasses pour une durée de pêche minimale de trois heures de nuit (heures de début et fin de pêche sont notées) afin de ne pas avoir à revenir sur le site le lendemain matin.

- Compter et identifier les amphibiens par nasse clairement répertoriée (la numérotation des nasses est recommandée).

 

ou bien

 

B.II.b) Pêche à l’aide d’une épuisette.

- Se positionner proche de la berge hors ou dans l’eau.

- Donner trois coups d’épuisette du large vers soi suivant trois directions rayonnantes. Cette pêche est réalisée dans trois emplacements (distants de plusieurs mètres) du site échantillonné.

Pour les grands plans d’eau où plusieurs placettes sont échantillonnées, on réalisera trois pêches par placette (e.g. portion de berge).

- Compter et identifier les amphibiens.

 

B.III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

Troisième session de fin de saison (e.g. juin-juillet)

Cette session se réalise de jour ou de nuit selon les disponibilités des participants. Le point d’écoute et le repérage visuel des amphibiens sont obligatoires. On pourra y adjoindre la pêche opportuniste à l’épuisette pour l’identification des larves et des têtards.

 

I. Faire un point d’écoute de 5’ à proximité du site aquatique. L’heure de début et de fin sera notée.

Voir I. pour les grands sites aquatiques.

 

II. Prospecter le site aquatique pour repérer les amphibiens à vue de jour ou de nuit à l’aide d’une lampe torche (d’une puissance recommandée d’au moins 150 lumens). L’heure de début et de fin cette prospection est notée.

Voir II. pour les grands sites aquatiques.

 

Une pêche (facultative) à l’épuisette peut être recommandée pour la capture des larves et têtards repérées à vue, permettant leur détermination spécifique. On choisira des emplacements susceptibles d’abriter ces larves et têtards tout en respectant l’intégrité des herbiers. Il s’agit de captures opportunistes qui amèneront une information sur la présence-absence.

 

III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

Quatrième session optionnelle de début d’automne (e.g. septembre-octobre)

Cette session optionnelle se réalise de jour ou de nuit selon les possibilités des participants, le point d’écoute et le repérage visuel des amphibiens seront obligatoires. On pourra y adjoindre la pêche opportuniste à l’épuisette pour l’identification des larves et des têtards.

La session sera réalisée si cela est possible dans les sites où l’on trouve des espèces tardives.

 

I. Faire un point d’écoute de 5’ à proximité du site aquatique.

Voir I. pour les grands sites aquatiques.

 

II. Prospecter le site aquatique pour repérer les amphibiens à vue de jour ou de nuit à l’aide d’une lampe torche (d’une puissance recommandée d’au moins 150 lumens). L’heure de début et de fin cette prospection est notée.

Voir II pour les grands sites aquatiques.

 

Une pêche (facultative) à l’épuisette peut être recommandée pour la capture des larves et têtards repérées à vue, permettant leur détermination spécifique. On choisira des emplacements susceptibles d’abriter ces larves et têtards (berges, vasques, végétation) tout en respectant l’intégrité des herbiers. Il s’agit de captures opportunistes qui amèneront une information sur la présence-absence.

 

III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

2.3.2.2. Protocole cours d’eau :

Ce protocole est conçu pour la prospection de tous les types de cours d’eau où les amphibiens sont susceptibles d’être présents : roubines, ruisseaux, canaux, rivières permanentes ou temporaires, torrents, fleuves… On évitera de réaliser ces prospections sur des sites d’une trop grande largeur car l’effort de prospection sera insuffisant et le protocole inadapté.

 

Première session (e.g. février à mars)

Cette session se réalise de jour ou de nuit selon les possibilités des participants. Les points d’écoute et le repérage visuel des pontes sont obligatoires. On pourra y adjoindre une pêche à l’épuisette opportuniste pour la détection de certaines espèces (e.g. larves de salamandres et d’euproctes).

 

I. Faire 1 point d’écoute de 5’ au niveau de chaque placette (= 3 points d’échantillonnage minimum).

Les placettes sont distantes d’au moins 100m pour éviter les doubles comptages.

 

II. Prospecter chaque placette pour le repérage des pontes (toute autre observation d’amphibien est également notée si l’espèce est déterminée) de jour ou de nuit. Dans ce dernier cas, l’utilisation d’une lampe torche d’une puissance d’au moins 150 lumens est recommandée. L’heure de début et de fin de prospection est notée.

 

III. Pêche facultative à l’épuisette.

Certaines espèces comme les Salamandres ou les Euproctes peuvent être détectées en début de saison par la présence de leurs larves. Nous recommandons de donner quelques coups d’épuisette dans des emplacements susceptibles de les abriter (végétation, berges, vasques). Il s’agit de captures opportunistes qui amèneront une information sur la présence-absence.

 

IV. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

Deuxième session (e.g. mi-avril à mi-juin)

Le protocole proposé tient compte des contraintes variables des partenaires et des conditions de terrain. Nous recommandons la réalisation d’une sortie nocturne pour cette deuxième session, ainsi que la prospection à vue quand les sites aquatiques le permettent.

Nous recommandons la pêche à l’épuisette quand la prospection à vue nocturne n’est pas possible ou efficace. Il doit toujours être utilisé en limitant l’impact sur le milieu échantillonné. Quelques soit les techniques sélectionnées, le point d’écoute + une autre technique (repérage visuel ou épuisette) sont obligatoires pour cette session.

 

I. Faire un point d’écoute de 5’ au niveau de chaque placette. L’heure de début et de fin est notée.

Les placettes sont distantes d’au moins 100m pour éviter les doubles comptages.

 

v Si les sites prospectés permettent un repérage visuel des amphibiens

 

II. Prospecter chaque placette pour repérer les amphibiens (à l’aide d’une lampe torche d’une puissance recommandée de l’ordre de 150 lumens en cas de prospection nocturne). L’heure de début et de fin cette prospection est notée.

 

III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

v Si les sites prospectés ne permettent pas un repérage visuel des amphibiens

 

II. Pêche à l’aide d’une épuisette.

- Se positionner proche de la berge hors ou dans l’eau.

- Donner 3 coups d’épuisette du large vers soi suivant trois directions rayonnantes. Cette pêche est réalisée dans trois emplacements (distants de plusieurs mètres) pour chaque placette échantillonnée.

- Compter et identifier les amphibiens.

 

III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

Troisième session de fin de saison (e.g. juillet-août)

Cette session se réalise de jour ou de nuit selon les disponibilités des participants. Le point d’écoute et le repérage visuel des amphibiens sont obligatoires. On pourra y adjoindre la pêche opportuniste à l’épuisette pour l’identification des larves et des têtards.

 

I. Faire un point d’écoute de 5’ au niveau de chaque placette. L’heure de début et de fin sera notée.

Les placettes sont distantes d’au moins 100m pour éviter les doubles comptages.

 

II. Prospecter chaque placette pour repérer les amphibiens à vue de jour ou de nuit à l’aide d’une lampe torche (d’une puissance recommandée d’au moins 150 lumens). L’heure de début et de fin cette prospection est notée.

Une pêche (facultative) à l’épuisette peut être recommandée pour la capture des larves et têtards repérées à vue, permettant leur détermination spécifique. On choisira des emplacements susceptibles d’abriter ces larves et têtards (berges, vasques, végétation) tout en respectant l’intégrité des herbiers. Il s’agit de captures opportunistes qui amèneront une information sur la présence-absence.

 

III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

Quatrième session optionnelle de début d’automne (e.g. septembre-octobre)

Cette session optionnelle se réalise de jour ou de nuit selon les possibilités des participants, le point d’écoute et le repérage visuel des amphibiens seront obligatoires. On pourra y adjoindre la pêche opportuniste à l’épuisette pour l’identification des larves et des têtards.

La session sera réalisée si cela est possible dans les sites où l’on trouve des espèces tardives.

 

I. Faire un point d’écoute de 5’ au niveau de chaque placette. L’heure de début et de fin sera notée.

Les placettes sont distantes d’au moins 100m pour éviter les doubles comptages.

 

II. Prospecter chaque placette pour repérer les amphibiens à vue de jour ou de nuit à l’aide d’une lampe torche (d’une puissance recommandée d’au moins 150 lumens). L’heure de début et de fin cette prospection est notée.

Une pêche (facultative) à l’épuisette peut être recommandée pour la capture des larves et têtards repérées à vue, permettant leur détermination spécifique. On choisira des emplacements susceptibles d’abriter ces larves et têtards (berges, vasques, végétation) tout en respectant l’intégrité des herbiers. Il s’agit de captures opportunistes qui amèneront une information sur la présence-absence.

 

III. Passer au site suivant et appliquer le même protocole.

 

2.1.1. Fréquence du suivi

Les aires sélectionnées seront prospectées tous les ans.

Une certains nombre de mesures environnementales (mésologiques) sont à effectuer à chaque sortie.

 

2.2. Validation des méthodes de détection

La difficulté de la mise en œuvre d’un protocole standard pour le suivi des communautés d’amphibiens provient en partie des caractéristiques très variées des milieux aquatiques où il est appliqué. Pour les Tritons par exemple, la détection à vue, par épuisette ou par nasses dépend fortement des milieux fréquentés.

Pour le passage (2) (nocturne d’avril), il est proposé – quand la détection à vue n’est pas réalisable –deux méthodes (pêche par nasses ou épuisette).

Il est préférable de choisir une méthode et de s’y restreindre pour la suite du suivi. Cependant, ce choix n’est pas forcément évident au jour d’aujourd’hui, et on peut être également amené à changer de méthode sur un site dans le futur. Il y a donc intérêt à mesurer l’efficacité réciproque de ces méthodes, ce qui peut être réalisé en les appliquant conjointement sur les mêmes sites. Nous faisons donc appel ici aux participants pour qu’ils nous proposent des sites (1 ou 2 plan d’eau parmi une aire) sur lesquels la méthode « épuisette » et « nasses » seraient appliquées simultanément.

 

3. Formatage des données

Les données récoltées sur le terrain seront ensuite saisies sur le tableau Excel modèle proposé pour le protocole AMPHIBIEN Communauté. Ce tableau sera ensuite envoyé au coordinateur régional (SHF) ou des structures participantes. Chaque partenaire enverra par la suite ces tableaux à la SHF (Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.) pour la synthèse nationale.

Les partenaires travaillent à la mise en place de la saisie en ligne des données via une application développée dans l’observatoire Vigie-Nature (MNHN).

 

 

 

 

Site actualisé le 24 Juillet 2013

Réalisation du site : Sylvain Drilholle, Cyril Bernard

 

 

Accueil

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Suivi des communautés d'amphibiens en Languedoc-Roussillon

 


 

Contexte de l'étude

Dans le cadre d'un programme intitulé « Amphi' Languedoc », le Centre d'Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE-UMR 5175) de Montpellier et l’Observatoire des Sciences de l’Univers (OSU-OREME) ont mis en place un suivi à long terme des communautés d’amphibiens dans la région Languedoc-Roussillon au cours des 20 prochaines années (2012-2032). Ce programme s'intègre lui-même dans un programme plus large, national, qui se nomme : « POPAMPHIBIEN communauté », mis en place par la Société Herpétologique de France (SHF).

 

L'objectif du projet « Suivi Amphibiens » est :

  • de suivre à long terme l’évolution des tendances démographiques et de l’habitat de ces communautés,
  • d'améliorer les connaissances sur les communautés d’amphibiens (urodèles et anoures),
  • de mettre en place une politique régionale de suivi des amphibiens.

Pour cela, « Suivi Amphibiens » s'articule autour de plusieurs sous-objectifs :

  • approfondir l'étude des tendances démographiques dans la région.
  • acquérir des connaissances en terme de phénologie, répartition, reproduction...
  • observer les effets de différents environnements (milieu littoral, urbain, agricole…) sur l’écologie de ses espèces.
  • harmoniser les protocoles utilisés pour les suivis amphibiens et ainsi optimiser les études menées par les différents gestionnaires, naturalistes, organismes dans la région.
  • croiser les différents suivis réalisés pour une meilleure coordination au niveau régional.

Pour améliorer les connaissances sur les amphibiens du Languedoc-Roussillon et pour démultiplier les forces d'observation, il a été choisi de mettre en place une enquête participative ouverte à l’ensemble des structures réalisant des suivis herpétologiques. C'est la naissance du "Amphi' Languedoc". Toutes les personnes volontaires ont la possibilité de transmettre leurs observations géolocalisées d’amphibiens.

 

 

 

 

 

 

Objectifs de l'enquête

Suivi à long terme des tendances démographiques

Aujourd’hui, la région Languedoc-Roussillon et notamment la région montpelliéraine et en plein essor démographique. Les faibles capacités de dispersion des amphibiens les rendent particulièrement sensibles à la fragmentation et à la pollution de leurs habitats naturels, ce qui font d'elles des priorités en terme de conservation. C’est dans ce contexte de croissance et d’urbanisation que les communautés d’amphibiens doivent s’adapter. Le suivi des communautés d'amphibiens permettra d'obtenir davantage d’informations sur l’évolution à long terme des communautés dans différents contextes environnementaux (urbanisation, évolution des pratiques agricoles, aménagement du littoral, etc.). Il s’agira ainsi de mieux comprendre la répartition des espèces en fonction des milieux et les stratégies évolutives mises en place pour s’adapter au changement de leur habitat.

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Haute-garrigue au pied du Pic Saint Loup (Hérault, France)

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Basse garrigue au Causse d'Aumelas (Hérault, France)

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Dunes littorales de l'Espiguette (Gard, France)

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Plaine agricole de Frontignan (Hérault, France)

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Bassin d'évacuation des eaux de pluie (Jacou, France)

Améliorer les connaissances

L’OSU et le CEFE souhaite apporter de nouvelles connaissances sur la distribution et la biologie des différentes espèces d'amphibiens en Languedoc-Roussillon, pour à terme, mieux les protéger.

Le CEFE est à l'origine de la base de donnée Malpolon, que les observations issues du suivi des communautés d'amphibiens sont vouées à alimenter. Créé en 2004, Malpolon rassemble plus de 60 000 données, issues d'observations recueillies par Marc CHEYLAN et Philippe GENIEZ entre 1983 et aujourd'hui, en Languedoc-Roussillon et dans les régions limitrophes. Grâce à la collaboration de nombreux organismes (associations, réserves, parcs, bureaux d'études), et en particulier de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes (EPHE), cette base de donnée est régulièrement complétée, et constitue un outil précieux d'amélioration des connaissances, mais aussi d'aide aux politiques publiques régionales, en matière d'environnement et d'aménagement du territoire. Elle a notamment permis d'établir l'atlas des amphibiens et reptiles du Languedoc-Roussillon publié en 2013.

Ce suivi standardisé des communautés d'amphibiens permettra de recueillir des données de présence/absence, nécessaires pour en savoir davantage sur l'évolution des communautés, la phénologie des espèces en Languedoc-Roussillon et l'effet de différents paramètres environnementaux.

Mettre en place une politique régionale

L’enjeu de cette démarche innovante est la standardisation à grande échelle du protocole permettant le suivi sur les communautés d’amphibiens. En effet, la déclinaison méditerranéenne du protocole « POPAMPHIBIEN Communauté » de la SHF va permettre d’étudier de façon homogène les communautés des régions Languedoc-Roussillon, PACA et Corse. La souplesse du protocole permet à la fois de réaliser des comparaisons à grande échelle (bassin méditerranéen) et des adaptations aux spécificités locales.

De plus, ce projet permet la répartition des sites entre acteurs et la mise en commun des données pour réaliser des analyses plus poussées.

Enfin, le partenariat entre un établissement en charge de la recherche (le CEFE), différents organismes de gestion (le CEN L-R, …), associations (les Ecologistes de l’Euzière…) et bureaux d’étude (Biotope…) permet de souligner la pertinence d'une solidarité écologique entre les différents acteurs impliqués dans la conservation de la biodiversité, et de faire entendre la voix associative au sein des processus de décision pour l'élaboration et la mise en œuvre des politiques publiques de conservation. De plus, ce projet permet la répartition des sites entre acteurs, la mise en place d’un protocole commun et le partage des données.

 

 

 

 

Site actualisé le 24 Juillet 2013 / Crédits photos : Sylvain Drilholle

Réalisation du site : Sylvain Drilholle, Cyril Bernard

Axes transversaux

Quatre axes scientifiques transversaux complètent les thèmes des départements par des sujets sur lesquels le CEFE se positionne actuellement à travers l’engagement de certains de ses scientifiques :

  • biodiversité numérique,
  • écologie et agronomie,
  • évolution expérimentale,
  • sciences et sociétés,

Ces propositions sont complétées par un cinquième axe sur le cycle de vie des données, porté par des personnels des plateformes, et qui viendra s’articuler avec chacun des autres axes.

 

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