Ecologie spatiale des populations

Jacques Blondel

Directeur de recherche émérite au CNRS

CEFE/CNRS
Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier cedex 5

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Fax : +33/0 4 67 41 21 38
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Mots clés :
Discipline :  Biogéographie, Ecologie des peuplements, Epistémologie, Ecologie évolutive
Thématiques : Adaptation,  Changements globaux, Traits d’histoire de vie, Insularité, Spécialisation locale, Plasticité phénotypique, Biologie des populations, Normes de réaction
Organismes biologiques : Aves, Parus (Mésanges)
Milieux : Région méditerranéenne, Milieux forestiers
Techniques : Suivi d’individus marqués dans le cadre d’un programme à long terme
Autres mots clés :  Parasitisme, Investissement parental


Centres d'intérêt scientifique

Mon intérêt fondamental porte sur les diversités biologiques à l’échelle des faunes, des peuplements et des populations en utilisant les oiseaux comme modèle biologique. Thèse soutenue en 1969 sur les aspects écologiques et évolutifs des migrations d’oiseaux dans et à travers l’aire méditerranéenne. Pendant plusieurs décennies j’ai animé un groupe d’une douzaine de chercheurs, de personnels techniques et d’étudiants travaillant sur les facteurs qui déterminent les diversités biologiques à trois échelles d’intégration: (1) les avifaunes à l’échelle de l’ensemble du bassin méditerranéen : histoire de leur mise en place et de leur différenciation, (2) les communautés régionales en relation avec la structure des habitats et certaines contraintes comme l’isolement (continent vs îles), et (3) les populations locales en relation avec les contraintes de la méditerranéité comme l’isolement, la fragmentation, les contraintes thermiques, trophiques et parasitaires. A l’échelle des populations des recherches approfondies portent sur les facteurs écologiques et évolutifs qui déterminent la variation phénotypique considérable que l’on observe sur les traits d’histoire de vie importants pour la valeur sélective. Ces recherches sur les causes et les conséquences de cette variation s’inscrivent dans un programme à long terme sur la biologie des populations de mésanges : plasticité phénotypique, normes de réaction, spécialisation locale, brassage génétique ainsi que leurs corrélats physiologiques, comportementaux et physiologiques. Je m’intéresse aussi aux problèmes théoriques d’écologie, d’évolution et d’épistémologie de l’écologie, ce qui m’a conduit à publier de nombreux articles sur ces problématiques d’intérêt général. Enfin, les problèmes liés à la crise de la biodiversité m’ont amené, en fin de carrière, à m’investir dans ces questions d’une importance cruciale pour l’avenir.