Soutenance de Thèse de Pierre Ganault

Ce mardi 8 décembre à 9h, Pierre GANAULT  soutiendra sa thèse  intitulée "Interaction plantes - macroinvertébrés du sol dans les forêts européennes : structuration des communautés et interactions avec la microfaune en contexte de changement climatique"

Dirigée par : Thibaud DECAËNS et Johanne NAHMANI

Devant le jury constitué de :

Michaël AUBERT, Université de Rouen, Rapporteur
Claire LE BAYON, Université de Neuchâtel, Rapportrice
Alain BRAUMAN, IRD UMR Eco&Sol, Examinateur
Simone CESARZ, Université de Leipzig, Examinatrice
Mickaël HEDDE, INRAE UMR Eco&Sol, Examinateur

lien zoom : https://umontpellier-fr.zoom.us/j/81240544073?pwd=NllaN1BGcEQ2Z3IyTWhnL0ZCckZvUT09

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Soutenance de Thèse de Laura Garcia De Jalon

Ce vendredi 11 décembre à 14h, Laura GARCIA DE JALON  soutiendra sa thèse  intitulée "Exploring the effects of microhabitat, ectomycorrhiza and epigenetic regulation on the establishment and performance of holm oak (Quercus ilex L.) in a drier world" en visioconférence.

lien vers la diffusion publique : à venir

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Soutenance d'Aude Caizergues

Ce vendredi 12 février à 9h, Aude Caizergues soutiendra sa thèse intitulée "Impacts évolutifs de l’urbanisation chez la mésange charbonnière : du phénotype aux (épi)génomes"

devant un jury composé de :

Anne CHARMANTIER, DR, CNRS, CEFE, Montpellier
Arnaud GREGOIRE, MCF, Université de Montpellier
Alexis CHAINE, CR, CNRS, SETE, Moulis
Luc DE MEESTER, Prof., Université de Berlin, Université de Louvain
Josefa BLEU, MCF, Université de Strasbourg
Sylvie HURTREZ-BOUSSES, Prof., Université de Montpellier
Marta SZULKIN, Assoc. Prof., Université de Varsovie

La soutenance sur diffusée en visioconférence sur zoom : https://umontpellier-fr.zoom.us/j/83656931808?pwd=Y1g3QjRTN2g5N3ZVdUF5S3NVYkZQZz09

Résumé : L’urbanisation est un phénomène mondial convertissant des milieux naturels en milieux artificialisés. Les zones urbaines constituent un nouvel environnement majoritairement façonné par l’homme avec des conditions environnementales inédites pouvant directement impacter les espèces vivant en milieu urbain ainsi que leurs trajectoires évolutives. A l’heure actuelle, les processus évolutifs associés au milieu urbain sont peu connus bien qu’ils déterminent l’histoire passée, présente et future des espèces concernées. Ainsi, l’objectif de cette thèse est d’étudier l’impact de la vie urbaine sur les espèces sauvages et de comprendre si et comment les espèces s’adaptent à ce nouvel environnement. A travers l’étude de populations de mésanges charbonnières (Parus major) urbaine et forestière du sud de la France (Montpellier) ce travail explore dans un premier temps les différences phénotypiques associées au milieu urbain et met en évidence l’existence d’un phénotype urbain caractérisé par une taille réduite, des pontes précoces et réduites, un comportement plus exploratoire et plus agressif ainsi qu’une réponse accrue au stress. Dans un second temps, des analyses de sélection indiquent que ces différences phénotypiques ne résultent pas de nouvelles pressions de sélection associées au milieu urbain et ne sont pas adaptatives. Dans un troisième temps, une approche (épi)génomique dans trois villes (Montpellier, Barcelone et Varsovie) révèle l’existence de traces de sélection dans les génomes ainsi que de régions différentiellement méthylées en milieu urbain, mais peu de parallélisme entre villes. Parmi ces marqueurs (épi)génomiques, nombreux se révèlent associés à des gènes ayant des fonctions impliquées notamment dans le système nerveux, l’immunité, les processus hormonaux ainsi que le comportement, suggérant le potentiel rôle majeur de ces fonctions dans l’adaptation face aux conditions urbaines. Enfin, après avoir proposé une feuille de route pour tout écologue voulant étudier l’adaptation au milieu urbain, ce travail souligne certains points importants à aborder et approfondir dans le domaine, pour construire une compréhension plus vaste et détaillée de l’évolution biologique en milieu urbain.

 

Soutenance de thèse : Ibrahima Diallo

 Soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés :

Potentiels anti-oxydants et anti-inflammatoires de sporophores de
Lentinula edodes (Shiitake) sous différentes conditions de culture

jeudi 19 décembre 2019 à 14 h

Salle des Actes de la Faculté de Pharmacie

Résumé : Lentinula edodes est un champignon comestible cultivé et commercialisé depuis des siècles en raison de ses propriétés nutritionnelles et médicinales. Riche en protéines, en fibres, en minéraux et pauvre en calories, le Shiitake présente de multiples propriétés pharmacolo-giques. Peu d'études ont évalué l'influence des conditions de culture sur les possibles effets « santé » de ce champignon. Nos travaux ont porté sur la comparaison des propriétés antioxy-dantes et anti-inflammatoires de sporophores (souche identique de Shiitake) issus de trois pro-ducteurs de la région Occitanie Française : deux cultivant en non biologique et un cultivant en biologique. Une extraction séquentielle sous sonication (cyclohexane, chloroforme, éthanol et eau) a été réalisée sur ces champignons suivie d’une caractérisation qui a permis d’identifier des molécules dont l’ergostérol dans les extraits apolaires, l’acide ascorbique et des acides ami-nés dans les extraits polaires. La capacité antioxydante de chaque extrait a été évaluée en utili-sant le DPPH et l’ORAC. L’activité anti-inflammatoire des extraits éthanoliques et aqueux de tous les producteurs a été évaluée in vitro sur un modèle de macrophages inflammatoires. A 1 mg/ml, tous les extraits présentent une activité antioxydante modérée avec un potentiel an-tioxydant plus prononcé dans les extraits aqueux, alors que la teneur en polyphénols dosée par le réactif de Folin Ciocalteu est plus importante dans les extraits cyclohexaniques. A 50 µg/ml, les extraits éthanoliques inhibent fortement la production du NO de manière dose dépendante pour les trois producteurs sans affecter la viabilité cellulaire (prétraitement pendant 4 heures ; temps de stimulation par le LPS/IFNγ de 24 heures). Par contre, l’inhibition observée pour les extraits aqueux est très faible. Cette activité constatée ne serait pas due à une activité du NO Scavenging des extraits. Le TNFα sécrété dans les surnageants cellulaires des macrophages pré-traités par les extraits éthanoliques de Shiitake est inhibé de manière concentration dépendante, contrairement aux extraits aqueux qui n’ont pas un effet inhibiteur sur la molécule. Même si les conditions de culture du Shiitake sur lesquelles nous avons travaillé influencent la teneur en er-gostérol et en acides aminés, elles n’affectent pas de façon significative son potentiel antioxy-dant et anti-inflammatoire in vitro.
 
Mots clefs : Shiitake, activité antioxydante, activité anti-inflammatoire, culture biologique, culture non biologique.
 

Membres du jury

Mme Veronica Rodriguez-Nava, Professeur, Université de Lyon 1                                                    Rapporteur

Mme Anne LANDREAU, Maître de Conférences, Université Angers                                                 Rapporteur

M. Finn KJELLBERG, Directeur de Recherche, CEFE                                                                       Examinateur

Mme Françoise FONS, Professeur, Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive                             Examinateur

M. Frédéric BOUDARD, Maître de Conférences, Université de Montpellier                                       Examinateur

M. Lonceny TRAORE, Maître de Conférences, Université Gamal Abdel Nasser de   Conakry          Examinateur

M. Patrick POUCHERET, Maître de Conférences, HDR, Université de Montpellier                            Membre invité

M. Alain MICHEL, Professeur, Université de Montpellier                                                                     Membre invité

Soutenance de Thèse de Jonathan Bonfanti

Ce mardi 12 janvier à 9h30, Jonathan BONFANTI  soutiendra sa thèse  intitulée "Réponses fonctionnelles des communautés de collemboles aux gradients climatiques".

Le lien sera disponible à cette adresse : https://docs.google.com/spreadsheets/d/1UBvW-eVTe8Q72ZSN6uJDzKhjczNahDeX1vNQXKKa2rw/edit?usp=sharing

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Soutenance de Nafissa Dehimeche

Ce vendredi 24 mars à 14h, Nafissa Dehimeche soutiendra sa thèse intitulée "Rôle des trichomes et des composés organiques volatils dans le dépôt d’ozone et la réponse des plantes de tomate au stress"

devant un jury composé de :

M. Dominique Serça, PR, laboratoire d’Aérologie, Toulouse - Rapporteur
M. Romain Larbat, CR, laboratoire Agronomie et Environnement, Lorraine - Rapporteur
Mme. Hélène Gautier, DR, INRAE, Avignon - Examinatrice
M. Jean-Luc Verdeil, DR, CIRAD, Montpellier - Examinateur
M. Christophe Boissard, MDC, Université de Paris, Paris - Examinateur
M. Michael Staudt, CR, CEFE, Montpellier - Directeur de thèse
Mme. Nadia Bertin, DR2, INRAE, Avignon - Co-encadrante de thèse

La soutenance sur diffusée en visioconférence sur zoom : https://zoom.us/j/97286035186?pwd=RkJtZ0x5QkNaYmFrcnNSSi9CZDFGUT09 (ouvert à partir 13h30)

Résumé :

L'ozone est un gaz à effet de serre et un polluant atmosphérique, qui peut à concentrations élevées, avoir des conséquences importantes sur la croissance et la productivité des écosystèmes agricoles et forestiers. Cependant, la sensibilité des plantes à l’ozone diffère en fonction de leurs caractéristiques écophysiologiques, morphologiques et biochimiques.

Dans mon travail de thèse, j’ai cherché à améliorer notre compréhension des traits de résistance de la tomate (Solanum lycopersicum) à l’ozone, notamment à travers les propriétés des trichomes (poils) qui sont des appendices présentent dans presque tous les organes végétatifs, qui pourraient représenter des réservoirs des composés organiques volatils ( COV), qui sont des métabolites secondaires, ils jouent un rôle important dans la signalisation et  l’adaptation des plantes à leur environnement,  dont tous ces deux traits sont capables à réagir avec l’ozone et diminuer son effet sur les plantes.
La stratégie de recherche a consisté à analyser la variabilité des émissions de COV et leurs origines chez 8 génotypes qui présentent une grande variabilité génétique.

Dans un second temps, une caractérisation morphologique et histochimique des trichomes sur des parents et leurs mutants associés a été réalisée. Ces parents et leurs mutants associés (un mutant odorless déficient en nombreux COV, un mutant peu poilu et un autre très poilu) étaient contrastés en densité, composition, morphologie, type des trichomes (glandulaires et non glandulaires) et en émission de COV.  

Dans un troisième temps, j’ai analysé le rôle de ces trichomes et COV dans le dépôt d’ozone et la résistance des plantes au stress.

Nos résultats ont souligné le rôle de la densité des trichomes glandulaires et non glandulaires dans la résistance des plantes et le faible rôle de la destruction d’ozone par réaction avec les COV en phase gazeuse. En outre, une certaine résistance à l’ozone observée chez un mutant odorless suggère que d’autres métabolites secondaires ayant une forte réactivité et capacité à faire face au stress oxydatif sont impliqués.

Les résultats ont permis de discuter le rôle des trichomes et des COV dans la destruction de l'ozone. La comparaison des mutants et des parents sauvages ayant des trichomes et des émissions de COV distincts est une approche pertinente pour évaluer le pouvoir protecteur de ces traits contre l’ozone. De fait, une meilleure exploitation des trichomes et des métabolites secondaires (COV et composés non volatiles) en production végétale pourrait permettre une résistance accrue des plantes face au stress oxydatif.

Soutenance de Thèse : Hugo Gruson

Soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés :

Origins and functions of iridescence colours in hummingbirds

mercredi 18 décembre 2019 à 14h  

Amphithéâtre de la délégation

 

DEFENSE IN ENGLISH

Abstract:

The study of colour can offer valuable insights into the fine details of evolutive mechanisms. It is indeed a complex trait, which can evolve along several dimensions, and which is controlled by multiple selective pressures with often opposed effects. Yet, there is one class of colours that has received few attention from evolutionary biologists: iridescent colours. This is due to the inherent complexity of these colours and the fact that even their quantitative measurement is a challenge in itself. During my PhD, I worked with physicists and biologists and I used optical theory to propose a new measurement method for iridescent colours. I then validated this method empirically by showing that it produced reliable and repeatable estimates for both hummingbirds and Morpho butterflies. My work during these three years has also focused on the development of other methodological tools and software for the study of colours. I also focused more precisely on iridescent colours in hummingbirds. I mainly investigated two sides of this topic and tried to find out (i) the proximate causes of iridescence in hummingbirds: how do they produce the striking colours they are renowned for? (ii) the ultimate causes of iridescence: what are the evolutionary mechanisms which control the evolution of iridescence at the community level? I found out that the structures producing iridescence in hummingbirds are way more diverse than what we previously thought. They even display an usual type of structure which has not been described in any other group yet. I also showed that at the interspecific level, iridescent colours on the back of hummingbirds tend to be similar among species occupying the same communities, which suggests a possible role of the environment in the evolution of these colours, possibly for camouflage against predators.

Keywords:

Iridescence, structural colouration, hummingbirds, evolutionary biology, colour science

Membres du jury

Daniel Osorio                                   University of Sussex                                 Rapporteur

Andrew Parnell                                 University of Sheffield                              Rapporteur

Mathieu Joron                                  CEFE, CNRS                                            Examinateur

Nicola Nadeau                                 University of Sheffield                               Examinatrice

Christine Andraud                            CRC, MNHN                                             Invitée

Marianne Elias                                 ISYEB, CNRS                                           Invitée

Claire Doutrelant                              CEFE, CNRS                                            Directrice de thèse

Doris Gomez                                    CEFE, CNRS                                            Directrice de thèse