Les Romains chassaient-ils la baleine en Méditerranée ?

11 juillet 2018 - Alerte presse

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© D. Bernal-Casasola, University of Cadiz

La chasse commerciale à la baleine, jusqu’ici considérée comme ayant commencé avec les baleiniers basques vers 1 000 après J.-C., a entrainé la disparition des baleines franches (Eubalaena glacialis) et des baleines grises (Eschrichtius robustus) dans l'Atlantique Nord-Est. Une équipe internationale, impliquant des chercheuses du CEFE, a utilisé de nouvelles techniques d’analyses moléculaires pour étudier des os de baleines provenant de sites archéologiques d’usines romaines de salage de poisson dans le détroit de Gibraltar. L’équipe a montré qu'il y a 2 000 ans, des baleines grises et des baleines franches étaient présentes en Méditerranée, probablement pour s’y reproduire.

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La migration des oiseaux, une histoire d’énergie


9 mai

© Marius SOMVEILLE

Les oiseaux migrent pour optimiser la balance entre apport et dépense énergétique, rapporte une étude par Marius Somveille (Université de Oxford), Ana Rodrigues (CEFE) et Andrea Manica (Université de Cambridge), publiée en ligne cette semaine dans la revue Nature Ecology & Evolution. Cette règle s’applique également aux espèces non-migratrices et apporte une explication à la distribution globale de tous les oiseaux. Lire ‘en direct des labo

Le changement climatique renforce la sensibilité du fonctionnement des écosystèmes forestiers à la diversité en espèces d’arbres

25 avril 2018
publi

Le changement climatique affecte le fonctionnement des écosystèmes directement à travers les impacts sur la physiologie des organismes, mais il a également un impact indirect à travers les changements dans la composition et la diversité des communautés. Pour la première fois, une étude publiée dans Scientific Reports par des chercheurs du CNRS, de l'Institute of Terrestrial Ecosystems de Zürich, de l'Université de Freiburg et de l'INRA a quantifié l’importance relative de ces effets directs et indirects par simulations, sur un gradient climatique de forêts tempérées européennes. Les résultats montrent que les effets indirects liés au changement de composition des communautés ont été largement sous-estimés jusqu’ici. En savoir plus

Recherche scientifique : limiter la « crise de reproductibilité »

22 janvier 2018

© Ecotron européen de Montpellier.  

La science est actuellement confrontée à une « crise de reproductibilité » car les résultats de nombreuses expériences s’avèrent non répétables. Pour répondre à ce défi crucial dans le contexte de la recherche en écologie, la même expérience a été répétée dans 14 laboratoires de 5 pays européens. Cet effort international, piloté par des chercheurs du CNRS (Ecotron européen de Montpellier, CEFE) en collaboration avec l’ENS, AgroSup Dijon, l’INRA et l’IRD, a montré qu’il est possible de réduire la variabilité inter-laboratoire des résultats par l’introduction contrôlée de diversités génétiques parmi les organismes expérimentaux. Lire dans  "En direct des labos"

Un cadre terminologique unifié pour étudier l’adaptation des plantes à la sécheresse

publiFVolaire

L’adaptation des plantes à la sécheresse devient un enjeu majeur dans le contexte du changement climatique. Ce travail propose un cadre terminologique unifié permettant de favoriser le dialogue et la recherche interdisciplinaire, de la biologie moléculaire à l’écologie des communautés végétales.
En se basant sur six grands types de stratégies développées par les plantes, cette terminologie propose de distinguer deux grands types de performances : ‘’la résistance à la sécheresse’’ qui favorise le maintien de la croissance sous stress modéré et la ‘’survie à la sécheresse’’ sous stress sévère après l’arrêt de croissance Cette distinction est cruciale car les caractères des plantes impliqués dans la résistance ne sont pas les mêmes que ceux impliqués dans la survie : une plante ne peut à la fois pousser activement sous stress modéré et survivre sous stress sévère. Cette distinction reflète celle identifiée en écologie entre capacité à acquérir des ressources (forts prélèvements hydrique pour la résistance) et capacité à conserver les ressources (faible utilisation d’eau pour la survie).

En savoir plus : F. Volaire (2018) A unified framework of plant adaptive strategies to drought: crossing scales and disciplines Global Change Biology, doi: 10.1111/gcb.14062

Penser et évaluer les multiples contributions de la nature aux sociétés

19 janvier 2018

La dégradation de la biodiversité et des écosystèmes remet en cause le bien-être des sociétés. La revue Science publie un article signé par 30 experts du monde entier de l’IPBES, afin de promulguer un nouveau concept d’évaluation, les contributions de la nature aux sociétés, fondé sur la pluralité des savoirs et des valeurs. Ce concept considère la nature, non pas comme un service, mais comme un lien à nourrir entre les hommes et la nature. L’IPBES, Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémique, a pour rôle d’informer ses 128 pays membres sur l’état de la nature  (de même que le GIEC pour le climat), en vue de penser des politiques globales et régionales appropriées. En savoir plus