Une synthèse mondiale sur la distribution des vers de terre alerte sur les risques liés aux changements climatiques

Le 25 octobre 2019

 MNHN J F Ponge

© MNHN – J-F Ponge

Le rôle indispensable des vers de terre dans la pérennité, l’équilibre et la fertilité des sols est bien connu de la communauté scientifique et du grand public. Une équipe scientifique internationale impliquant le Muséum national d’Histoire naturelle et le CNRS a analysé des milliers de données mondiales afin de mieux connaître leur diversité, leur répartition et surtout les menaces qui pèsent sur eux. A lire
Ces résultats sont publiés dans Science. Communiqué de presse

Helen R. P. Phillips1,2, *, Carlos A. Guerra1,3, Marie L. C. Bartz4, Maria J. I. Briones5, George Brown6, Thomas W. Crowther7, Olga Ferlian1,2, Konstantin B. Gongalsky8,9, Johan van den Hoogen7, Julia Krebs1,2, Alberto Orgiazzi10, Devin Routh7, Benjamin Schwarz11, Elizabeth M. Bach12,13, Joanne Bennett1,3, Ulrich Brose1,14, Thibaud Decaëns15 See all authors and affiliations

Choix de partenaire : si les deux sexes s’en mêlent, les barrières entre espèces sont plus fragiles

Le 12 novembre 2019

joron

© Mathieu Joron

Les espèces s’hybrident-elles lorsque mâles et femelles se choisissent mutuellement ? Une étude publiée dans Nature Communications par des chercheurs du Centre d’Écologie Fonctionnelle et Évolutive (CEFE – CNRS/Univ Montpellier/ Univ Paul Valery Montpellier/ EPHE/IRD) montre, par un modèle mathématique, que les préférences de partenaire sexuel peuvent évoluer de façon très inattendue et notamment déstabiliser les barrières entre espèces. Cette dynamique évolutive pourrait expliquer pourquoi des espèces s’hybrident même longtemps après la spéciation.

A lire

Relayée sur le compte Twitter de l’Institut.

Prédire la répartition future des espèces avec des modèles corrélatifs est hasardeux

Le 6 novembre 2019
 
publiPierreandreC
 
© Pierre-André Crochet
 
La préservation de la biodiversité face aux changements climatiques nécessite de disposer de modèles fiables pour prévoir les changements de répartition des espèces. Or la très grande majorité des prédictions réalisées jusqu’à lors l’ont été via des modèles corrélatifs de répartition. Une étude récente réalisée par des chercheurs du Centre d'Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE – CNRS/Univ Montpellier/ Univ Paul Valery Montpellier/ EPHE/IRD) montre que les relations entre climat et répartition établies avec ces modèles pour une large gamme d’espèces seraient trop peu fiables pour établir des prédictions dans le futur. Ce résultat, publié dans Ecology, souligne la nécessité d’améliorer les outils nécessaires pour obtenir des prédictions plus robustes quant au devenir de la biodiversité et pour définir de meilleures politiques de conservation.  A lire
 
Relayée sur le compte Twitter de l’Institut

Un nouveau regard sur la vigueur hybride

Marianne Elias

Les papillons sont bien connus pour leurs couleurs vives et éclatantes, qui interviennent dans la séduction de partenaires, le camouflage, mais qui peuvent aussi signaler aux prédateurs la présence de toxines. Or, certaines espèces de papillons toxiques ont des ailes transparentes ! Deux études publiées dans Functional Ecology et Proceedings of the Royal Society of London B, menées par des équipes de l’ISYEB et du CEFE lèvent le voile sur les causes écologiques de l’évolution de la transparence chez les papillons toxiques. Ces travaux montrent que la transparence rend ces papillons moins détectables, mais que ceux-ci ne sont pas moins toxiques pour autant. En direct des labos

© Marianne Elias

De nouveaux éléments en faveur de l'agrobiodiversité

Le 21 juin
 
Rozenn
© Rozenn LE GUYADER / GQE - Le Moulon / CNRS Photothèque
 
L'augmentation de la demande alimentaire mondiale et les changements climatiques menacent la stabilité de la production alimentaire. Il est donc nécessaire d’apporter des solutions à ce problème de sécurité alimentaire. Une étude impliquant Delphine Renard (CEFE – CNRS/Univ Montpellier/Univ Paul Valery Montpellier/EPHE/IRD) et David Tilman (Department of Ecology, Evolution and Behavior, University of Minnesota, St Paul, MN, USA) a testé le potentiel d’une solution basée sur l’agrobiodiversité. L’analyse de 50 ans de données sur 91 pays montre que la diversité de ce qui est cultivé augmente la stabilité interannuelle des rendements nationaux et suggère qu’augmenter cette agrobiodiversité pourrait contrer les effets déstabilisateurs du climat sur les récoltes. Cette étude publiée dans Nature souligne l’intérêt de la diversité cultivée comme solution complémentaire à l'irrigation et l’amélioration variétale pour maintenir la sécurité alimentaire. A lire
 

Les traits séparés par métamorphose évoluent-ils indépendamment? Concepts et méthodes

Le 10 avril 2019 : The Royal Society

Chez de nombreux animaux, la métamorphose sépare des larves et des adultes très différents, qui vivent souvent dans des environnements distincts. Néanmoins, les caractéristiques exprimées à différents stades de vie sont codées par le même génome, ce qui peut créer des contraintes évolutives dont la magnitude reste inconnue. Ici, nous proposons des concepts généraux et des méthodes pour étudier l’ampleur des corrélations génétiques à travers les stades de vie et la manière dont elles peuvent contraindre l’évolution. Les méthodes et outils décrits ici contribueront à la création d'un cadre prédictif pour l'évolution des traits au cours des stades de vie. 

A lire : https://doi.org/10.1098/rspb.2019.0445

Julie Collet and Simon Fellous