Le CEFE dans la presse

PNASmai

Les études sur la réponse des organismes au changement climatique sont menées le plus souvent sans considérer la variabilité génétique des populations au sein des espèces. Une équipe internationale impliquant des chercheurs de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) avec le soutien du CNRS, et de l’Université de Montpellier, ont développé une nouvelle approche qui intègre la variabilité génétique dans les modèles prédictifs de l’habitat d’une espèce en réponse au changement climatique.  Ces chercheurs ont ainsi montré une réduction de la perte d’habitat prédite avec les modèles classiques chez des chauves-souris.  En effet, les individus adaptés aux conditions chaudes et sèches peuvent se déplacer vers les populations adaptées au froid et à l'humidité et s’y reproduire, ce qui augmente la survie de la population lorsque les conditions deviennent plus chaudes et plus sèches. Cet article est publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America en mai 2019.

Considering adaptive genetic variation in climate change vulnerability assessment reduces species range loss projections.  Orly Razgour, Brenna Forester, John B. Taggart, Michaël Bekaert, Javier Juste, Carlos Ibáñez, Sébastien J. Puechmaille, Roberto Novella-Fernandez, Antton Alberdi, Stephanie Manel. PNAS, mai 2019 (In press).