© B. RAJAU/IBMP/CNRS Photothèque

Le croisement d’individus génétiquement éloignés produit souvent des hybrides vigoureux et très féconds, phénomène que l’on nomme hétérosis. Ce phénomène est largement exploité en agriculture mais ses bases physiologiques sont mal comprises. Comprendre et prédire ce phénomène est crucial pour la biologie de l’évolution ainsi que pour la sélection végétale et animale. Une étude publiée dans PLoS Biology impliquant le CEFE et menée en collaboration avec l’INRA, l’Université Paris-Sud et l’institut Max Planck montre que les équations liant la masse et la performance des plantes permettent de prédire la supériorité des hybrides. La modélisation des relations entre caractères offre ainsi de nouvelles perspectives en biologie théorique et appliquée.

Communiqué de presse

Le CEFE, la biodiversité et le rapport IPBES


D’après le rapport du groupe d'experts de l'ONU sur la biodiversité (IPBES), un million d'espèces sont menacées d'extinction. Un résumé à l'usage des décideurs a été publié ce 6 mai 2019.   

FR3 Occitanie brosse un tableau de la contribution de chercheurs montpelliérains à ce rapport.

Philippe Jarne a été interviewé au sujet de l’apport du CEFE aux études et réflexions sur la biodiversité régionale.

L’article en ligne : https://france3-regions.francetvinfo.fr/occitanie/herault/montpellier/montpellier-chercheurs-ont-travaille-au-rapport-alarmant-du-groupe-experts-onu-biodiversite-1665641.html

PNASmai

Les études sur la réponse des organismes au changement climatique sont menées le plus souvent sans considérer la variabilité génétique des populations au sein des espèces. Une équipe internationale impliquant des chercheurs de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE) avec le soutien du CNRS, et de l’Université de Montpellier, ont développé une nouvelle approche qui intègre la variabilité génétique dans les modèles prédictifs de l’habitat d’une espèce en réponse au changement climatique.  Ces chercheurs ont ainsi montré une réduction de la perte d’habitat prédite avec les modèles classiques chez des chauves-souris.  En effet, les individus adaptés aux conditions chaudes et sèches peuvent se déplacer vers les populations adaptées au froid et à l'humidité et s’y reproduire, ce qui augmente la survie de la population lorsque les conditions deviennent plus chaudes et plus sèches. Cet article est publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America en mai 2019.

Considering adaptive genetic variation in climate change vulnerability assessment reduces species range loss projections.  Orly Razgour, Brenna Forester, John B. Taggart, Michaël Bekaert, Javier Juste, Carlos Ibáñez, Sébastien J. Puechmaille, Roberto Novella-Fernandez, Antton Alberdi, Stephanie Manel. PNAS, mai 2019 (In press).

© Antoine Bel.

Le 25 avril 2019

Les Français qui résident à proximité d’un parc naturel se comportent de manière plus écologique que les autres. C’est ce que révèlent des scientifiques du CEFE et du CESCO. L’impact direct des aires protégées sur les comportements pro-environnementaux des personnes qui y vivent est ainsi prouvé pour la première fois. Selon les scientifiques, les parcs naturels permettraient de préserver le lien entre humains et nature. Des résultats qui encouragent ces aires protégées à poursuivre leurs actions de sensibilisation, et chaque citoyen à se questionner sur son rapport à la nature.

 

Communiqué de presse [.pdf]

20Minutes.fr, 25/04 – 4 min

Contacts : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

CP 15 fevrier 2019

Résultats Scientifiques

Les études concernant les bénéfices des réserves marines se sont focalisées jusqu’à présent sur leur périmètre proche (distances inférieures à 40 km). Une équipe internationale impliquant des chercheurs de l’École Pratique des Hautes Études (EPHE), de l’Université de Montpellier et de l’Université de Perpignan, avec le soutien du CNRS, ont montré que les réserves marines auraient le potentiel pour exporter des organismes bien au-delà de 40 km et ainsi connecter entre elles les trois quarts des réserves du réseau global de réserves marines. Cependant un quart des réserves mondiales, souvent les plus grandes (plus de 1 000 km2) et donc les plus efficaces, restent isolées et n’apportent aucune assurance spatiale au réseau. Cet article de synthèse est publié dans la revue Trends in Ecology and Evolution en février 2019 A lire CNRS Info

Communiqué de presse

Référence de l’article : Long-distance benefits of marine reserves: myth or reality?  Trends in Ecology and Evolution (in press)

Auteurs: Stéphanie Manel, Nicolas Loiseau, Marco Andrello, Katharina Fietz, Raquel Goñi, Aitor Forcada, Philippe Lenfant, Stuart Kininmonth, Concepción Marcos, Virginie Marques, Sandra Mallol, Angel Pérez-Rufaza, Corinna Breusing, Oscar Puebla, David Mouillot

1University of Toronto, Canada; Helmholtz Centre for Ocean Research, Germany; IEO-Centro Oceanográfico de Baleares, Spain; University of d’Alicante, Spain; University of South Pacific, Fiji; University of Stockholm, Sweden; University of Murcia, Spain; James Cook University, Australia

cp 28 fevrier 2019


Les sens révélés des cétacés
Des chercheurs du Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive de Montpellier ont montré que les baleines à bosse sont capables de percevoir les goûts et/ou les odeurs alors que l’on pensait ces cétacés dépourvus de capacités gustatives et olfactives. A lire

Bertrand Bouchard , Jean-Yves Barnagaud, Marion Poupard,
Hervé Glotin, Pauline Gauffier, Sara Torres Ortiz, Thomas J. Lisney, Sylvie Campagna, Marianne Rasmussen, Aurélie Célérier

Ghislaine Guibaud a fait un reportage sur Jean Michel Bellanger et ses travaux concernant les Morilles.

A lire

Étonnantes morilles

CH Morilles

Jean-Michel Bellanger, un tour du monde des morilles.

lundi 8 octobre : animée par Nicolas Martin.

L’article est visible sur France Culture.

L'émission en question, qui portait sur le mimétisme et s'intitulait "Mimer, c'est gagner":

Qu’est-ce que le mimétisme entre les espèces ? Sous quel aspect se décline ce mécanisme biologique ? Quel lien entre le mimétisme, la sélection naturelle et l’évolution ? Comment est-il apparu au cours de l’évolution et quels en sont les avantages ?

Une petite tortue caouanne proche de l’éclosion est découverte sur la plage de Villeneuve les Maguelone par un promeneur. Il a le bon réflexe de signaler son observation au CESMED (Centre d’étude et de sauvegarde des tortues de Méditerranée) et Jean-Baptiste Senegas et Coralie Balmy se rendent sur place. Malgré plusieurs heures de recherche dans le secteur, ils ne trouvent rien d’autre…Vers 16h, Allowen Evin (ISEM) et Mathieu Joron (CEFE) appellent le CESMED : des petites tortues sont en train d’émerger du sable sur cette plage ! Retour à Maguelone : une soixantaine de petites tortues caouannes sortent du nid ! Un tel phénomène n'avait tout simplement jamais été observé en France sur le littoral méditerranéen. Des tentatives de pontes sont connues en Corse et Provence. Mais c’est la première fois qu’une telle éclosion, avec un tel taux de réussite de la ponte, est observée.
Liens : https://www.midilibre.fr/2018/10/09/herault-des-tortues-marines-eclosent-sur-la-plage-de-villeneuve-les-maguelone,4725987.php