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Avis de Soutenance

Vittoria Milano

Soutiendra publiquement ses travaux de thèse intitulés
Effets de la mosaïque paysagère proche, de l’histoire et des pratiques de gestion locales sur les communautés taxonomiques et fonctionnelles des Collemboles du sol des parcs urbains méditerranéens: les cas de Naples (Italie) et Montpellier (France).

Soutenance prévue le lundi 9 octobre à 14h
Lieu : 
Université Paul Valéry (site Saint Charles, salle des colloques 1)

L’urbanisation aboutit à une grande diversité environnementale, paysagère, historique des espaces verts en ville, avec également des pratiques de gestion très variées, qui, peuvent affecter la biodiversité qu’ils abritent. Or, la composante du sol reste très peu étudiée et les communautés de Collemboles présentes dans les parcs urbains constitue une thématique de recherche jusqu’à présent relativement ignorée. Si ces Arthropodes sont de petite taille (de l’ordre du millimètre), ils sont en effet très nombreux dans les sols et aujourd’hui reconnus comme de bons indicateurs pour le monitoring des sols.

Les effets de différents filtres abiotiques ont été testés en appliquant à la fois une approche taxonomique et fonctionnelle des communautés de Collemboles dans les parcs urbains de Naples et de Montpellier. La thèse se développe alors en trois axes correspondant à l’étude des effets:

- de la composition et fragmentation de la mosaïque urbaine proche

- des dynamiques temporelles propres aux parcs

- des pratiques de gestion courantes

L’analyse conduite à Montpellier a permis de mettre en évidence l’existence de plusieurs groupes homogènes de paysages auxquels étaient associées des structures de communautés différentes. En effet, les paysages urbains les plus hétérogènes favorisent le développement et le maintien de communautés mieux structurées et plus riches en espèces.

Par ailleurs, l’étude menée à Naples a montré que le maintien d’un couvert végétal spécifique et principalement boisé, conjointement à la présence de litière au sol, apparaissent comme les facteurs les plus importants pour permettre l’établissement de communautés mieux structurées et plus riches en espèces. Dans une moindre mesure, l’âge des parcs et le précédant usage du sol étaient également déterminants.

Enfin, une analyse fonctionnelle (étude de traits morphologiques et préférences de microhabitats) a été envisagée pour évaluer l’intensification de la gestion du sous-bois au sein des habitats boisés des parcs des deux villes. Un gradient abiotique clair a été observé. En revanche, contrairement aux hypothèses énoncées et à la littérature récente sur le sujet, les communautés de Collemboles étaient mieux discriminées du point de vue taxonomique que du point de vue fonctionnel. Il semblerait donc que l’intensification de la gestion du sous-bois ne soit pas un filtre environnemental imposant des changements dans les patterns de traits des espèces présentes.

Si d’un côté les études développées dans cette thèse apportent des connaissances fondamentales sur l’écologie des Collemboles présents dans les parcs urbains, de l’autre elles visent à intégrer ces résultats pour un développement plus durable en termes d’aménagement et de gestion des espaces verts urbains.

 

Mots clés : Collemboles, systèmes urbains, paysages, sols, bioindicateur, traits.

Composition du jury proposé 

 Pr. Antonietta FIORETTO Universita degli studi della Campania  Italie
 Dr. Marco MORETTI  WSL Institute  Suisse
 Pr. Thibaud DECAËNS  Université de Montpellier  France
 Dr. Flavia dE NICOLA  Universita degli studi del Sannio Benevento  Italie
 Dr. Fabrizio MONACI  Universita degli studi di Siena  Italie
 Dr. Céline PERNIN  Université Lille 1 France
Pr. Jérôme CORTET Université Paul Valéry Montpellier 3 France
Pr. Giulia MAISTO Universita degli studi di Napoli Federico II, Italie