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cefe facadeLe CEFE est l'un des plus importants laboratoires de recherche en Ecologie en France.

Le projet du CEFE vise à comprendre la dynamique, le fonctionnement et l’évolution du vivant, de «la bactérie à l’éléphant », et « du génome à la planète ».
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Motion adoptée à l’unanimité par le conseil de laboratoire du CEFE du 27/02/2020

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Texte lu lors de la visite au CEFE du Comité HCERES le 30/01/2020

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Séminaires d'Ecologie et d'Evolution de Montpellier

  • Samuel Alizon

    26 juin 2020, 11h30 (diffusion en visioconférence). COVID-19 crisis epidemiological modelling.

  • Mathilde Dufay

    19 juin 2020, 11h30 (diffusion en visioconférence). Evolution and dynamics of a natural gene drive sys-tem in house mice, the t haplotype.

Marion COMPTOUR

DoctoranteCOMPTOUR CEFE
Université Montpellier 2

Département Interaction, Ecologie et Sociétés
Equipe Interactions Bioculturelles

CEFE/CNRS
Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier 5
France

Tél. : +33/0 4 67 61 33 XX
Fax : +33/0 4 67 61 33 36

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Sujet de thèse

Fonctionnement et dynamique d'un socio-écosystème dans les plaines inondables du fleuve Congo

Directeur de thèse

Doyle McKey & Sophie Caillon

Contexte

Les plaines inondables, naturellement fertilisées par les sédiments déposés par le fleuve en période de crue, font partie des écosystèmes les plus productifs de la planète. En dépit des risques d'inondation, ils attirent les agriculteurs depuis des millénaires. En plus de leurs potentialités agricoles, les plaines alluviales constituent un formidable espace pour la pêche continentale. Les plaines d'inondation sont également des habitats reconnus pour leurs nombreux services écosystémiques : recharge des nappes phréatiques, régulation des rythmes hydrologiques, séquestration de carbone, réservoir de biodiversité...

Cependant, ces écosystèmes très productifs sont menacés depuis les cinquante dernières années (drainage, pollution des eaux, introduction d'espèces invasives, construction de barrages...), et sont particulièrement vulnérables au changement climatique. En effet, tous changements affectant des facteurs hydrologiques clés tels que les périodes de crue, leur amplitude, ou la composition chimique des eaux, modifient le fonctionnement et la productivité primaire (végétation naturelle et cultivée) et secondaire (faune piscicole) des plaines inondables, et affectent ainsi les populations dépendantes de leurs ressources.

Objectifs et méthodologie

Mon terrain d'étude se situe dans les plaines inondables du fleuve Congo, dans la Cuvette congolaise (Congo Brazzaville). Cette thèse a pour objectif de répondre aux questions suivantes :

-Quelles sont les stratégies développées par les populations pour s'adapter aux variations spatio-temporelles des ressources naturelles et aux risques d'inondations ?
-Quelles sont les stratégies mises en place pour optimiser la productivité de l'écosystème à travers les activités agricoles et de pêche ?
-Quels sont les impacts du changement climatique sur les caractéristiques biophysiques du fleuve et sur les services écosystémiques fournis par les plaines inondables ?
-Quelles sont les capacités adaptatives des populations face aux changements environnementaux mais également économiques et sociaux, et quelle est la résilience de ce socio-écosystème ?

J'adopte pour ce travail de recherche une approche systémique pour comprendre quelles sont les interactions entre les différentes composantes du socio-écosystème et quelles sont les variables environnementales, sociales et économiques agissant à différentes échelles temporelles (périodes précoloniales, coloniales et postcoloniales) et spatiales (locales, nationales, internationales) dans la dynamique de ce socio-écosystème.

Ces travaux de recherche sont interdisciplinaires entre sciences naturelles (écologie, agronomie, hydrologie) et sciences humaines et sociales (anthropologie, géographie, histoire).

Mots clefs

ethno-écologie, géographie culturelle, savoirs locaux, socio-écosystème, paysage, plaines inondables, République du Congo

Publications et travaux
McKey D., Renard D., Zangerlé A., Iriarte J., Adame K.L., Jimenez L.E.S, Solibiéda A., Durécu M., Comptour M., Rostain S., Raimond C. 2014. New approaches to pre-Columbian raised-field agriculture: ecology of seasonally flooded savannas, and living raised fields in Africa, as windows on the past and the future. Plenary lectures at the Third International Encounter of Amazonian Archaeology, Quito, Ecuador.

2011

Stage M2 (IEGB, UM2): Exploring trees diversity and local perceptions in primary forest and other human land uses in West Kalimantan, Indonesia.
Encadrants : Y. Laumonier (DR en écologie, CIRAD-CIFOR), G. Augustins (Pr. en anthropologie, Univ. Paris X)

2010

Stage M1 (EDTS, MNHN): Méta-analyse des pratiques et représentations de l'agriculture sur brûlis en Asie du Sud-est continentale. Encadrants : D. Guillaud (DR en géographie, IRD) et O. Evrard (CR en anthropologie, IRD) 

Livres et publications récentes

Une première cartographie globale de la diversité génétique des poissons pour mieux cibler les efforts de conservation

Le 10 février 2020

La distribution de la diversité génétique à l’échelle du globe reste méconnue, en particulier chez les poissons. Une équipe internationale impliquant des chercheurs de l’École Pratique des Hautes Études-PSL(EPHE-PSL), de l’Université de Montpellier, du CNRS, de l’Ifremer et de l’École polytechnique de Zurich a démontré que la diversité génétique n’était pas distribuée de façon homogène à l’échelle du globe, et que les facteurs environnementaux sous-jacents à cette distribution différaient entre les poissons marins et ceux d'eau douce. Ils ont également mis en évidence une faible concordance spatiale entre les points chauds de diversité génétique et les points chauds de la diversité des espèces, ce qui exige de renforcer les efforts de conservation. Communiqué de presse

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Figure : à gauche poisson marin (© Nadia Faure) ; à droite poisson eau douce (© Vladimir Wrangel)

Référence de l’article: Global determinants of freshwater and marine fish genetic diversity. Nature Communications. 2020, 11:692 https://doi.org/10.1038/s41467-020-14409-7.

Auteurs: Stéphanie Manel1, Pierre-Edouard Guerin1, David Mouillot2,3, Simon Blanchet4, Laure Velez2, Camille Albouy 5, Loïc Pellissier6,7

1- CEFE Montpellier 2- MARBEC Montpellier 3- James Cook University, Townsville, 4- SETE, Moulis 5- IFREMER 6-WSL Birmensdorf 7-ETH Zurich,

Autres actualités

Disparition de Jacques Lepart

Nous apprenons avec tristesse le décès de notre collègue Jacques Lepart.

Agronome de formation, Jacques Lepart a été recruté au début des années 1970 dans notre laboratoire où il a effectué toute sa carrière. Après l’audit international de 1987 qui a permis de réorienter les problématiques et les thématiques du laboratoire dans un contexte plus novateur et international, Jacques Lepart, avec les jeunes chercheurs de sa génération, a contribué à mettre concrètement en œuvre ces changements. Il a été un acteur essentiel de l’ouverture de notre laboratoire à la coopération entre sciences de la vie et sciences de l’homme et de la société. Dans ce cadre, il a mis l’accent dans ses recherches sur la dynamique complexe des paysages et des écosystèmes, dans laquelle les activités humaines jouent un rôle souvent décisif. Parallèlement il a poursuivi des travaux sur les systèmes de reproduction des plantes, en particulier sur l’androdioécie. Grand lecteur, dans sa discipline et au-delà, il avait une connaissance remarquable de l’histoire de l’écologie dans ses aspects fondamentaux et appliqués. Il a été Directeur-adjoint de notre laboratoire de 1992 à 2002.

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