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cefe facadeLe CEFE est l'un des plus importants laboratoires de recherche en Ecologie en France.

Le projet du CEFE vise à comprendre la dynamique, le fonctionnement et l’évolution du vivant, de «la bactérie à l’éléphant », et « du génome à la planète ».
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Motion adoptée à l’unanimité par le conseil de laboratoire du CEFE du 27/02/2020

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Texte lu lors de la visite au CEFE du Comité HCERES le 30/01/2020

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Séminaires d'Ecologie et d'Evolution de Montpellier

  • Samuel Alizon

    26 juin 2020, 11h30 (diffusion en visioconférence). COVID-19 crisis epidemiological modelling.

  • Mathilde Dufay

    19 juin 2020, 11h30 (diffusion en visioconférence). Evolution and dynamics of a natural gene drive sys-tem in house mice, the t haplotype.

2 - 7 octobre 2016 : Ecole Thématique CNRS Domestication

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Domestication et agroécosystèmes méditerranéens.
Interactions socio-écologiques de la préhistoire à nos jours

2 – 7 Octobre 2016, Galeria, Corse, France

PRESENTATION de l’ECOLE

Les premières domestications des plantes et des animaux ont accompagné une transition majeure dans l’histoire de l’humanité, transformant les sociétés humaines et leur environnement naturel. Cependant, la domestication et les processus qu’elle recouvre continuent de faire débat entre les disciplines. L’étude des processus anciens par les archéologues, archéobotanistes, archéozoologues et historiens, ainsi que celle des processus en cours intégrant dynamiques sociales et écologiques analysées par les anthropologues, écologues, généticiens et ethnobiologistes, montrent des phénomènes complexes qui appellent à de nouvelles réflexions théoriques intégrant sciences humaines et sociales, et sciences de la vie. Le GDR Mosaïque et le programme BioDivMex (Mistrals) proposent cette école en vue de mieux cerner les processus de domestication et les dynamiques des systèmes socio-écologiques de Méditerranée, un des berceaux de la domestication à l’échelle mondiale.

Les thèmes-clés et les questions suivants seront abordés : i) Les processus de domestication chez les plantes, les animaux terrestres ou marins et les champignons suivent des trajectoires distinctes. Quelle est la diversité des processus en jeu ? ii) Les interactions entre différents contextes sociaux et écologiques à diverses échelles spatiales et temporelles ont produit des paysages et des systèmes socio-écologiques variés en Méditerranée. Comment ces interactions ont-elles influencé les processus de domestication ? iii) Ces derniers peuvent impliquer, selon l’état actuel des connaissances, des interactions multi-espèces complexes dépassant le cadre bipartite (homme – espèce animale ou végétale) habituellement mobilisé dans le champ de la domestication. Comment mieux définir ces interactions complexes ? iv) Malgré l’existence de catégories distinctes sauvage / domestiqué, reconnues par de nombreuses sociétés, l’analyse scientifique des pratiques montre parfois l’existence d’un continuum entre ces deux pôles. Dès lors, quels sont les processus évolutifs, les dynamiques chronologiques, les pratiques et les représentations socio-culturelles associés à ce continuum entre sauvage et domestiqué ? v) Aujourd’hui, les agroécosystèmes méditerranéens et leur agrobiodiversité font face à des transformations brutales et de grande ampleur dans le contexte du changement global. Le paradigme d’une domestication continue questionne la nature des processus en cours dans ce contexte de changement. Quelles sont les dynamiques de transformation du vivant désormais à l’œuvre ? Quelles synergies peut-on envisager entre scientifiques et acteurs des territoires pour favoriser la résilience de ces agroécosystèmes ?

Cette école interpelle les scientifiques de toutes les disciplines concernées pour réfléchir sur les interactions entre humains, espèces domestiquées et espèces sauvages au sein de divers contextes écologiques, historiques, sociaux et territoriaux, ainsi que sur la construction ancienne et actuelle des agroécosystèmes et des systèmes socio-écologiques en Méditerranée.

Les quatre grands axes scientifiques de formation et d’échange proposés sont :

1. L’universalité et la diversité des processus de domestication du vivant.

2. Anthropisation des milieux : construction de niches et agroécosystèmes méditerranéens.

3. La domestication, un processus continu : interactions multi-espèces et cadre chrono-géographique.

4. Les transformations en cours en Méditerranée : anticiper et co-construire avec différents acteurs.

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MODALITES PEDAGOGIQUES

Les approches pédagogiques reposeront sur des exposés de spécialistes de différentes disciplines, des ateliers de groupe, des travaux pratiques et des observations de terrain, ainsi que des échanges lors d’un séminaire avec les acteurs des territoires.

Les exposés seront de 45 minutes et seront suivis de 15 minutes de questions et débats.

Les présentations et débats seront potentiellement publiés dans un ouvrage collectif et / ou dans une série de papiers dans un numéro spécial d’une revue internationale.

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 Téléchargez le programme provisoire  Télechargez la plaquette

 

COMMENT POSTULER A CETTE ECOLE THEMATIQUE ?

La communauté de chercheurs, doctorants et post-doctorants ciblée est celle qui travaille sur l’histoire de la domestication et/ou les systèmes socio-écologiques en Méditerranée ou ailleurs dans le monde, intéressée par une réflexion collective interdisciplinaire. Un de nos objectifs est de croiser les perspectives entre processus anciens et actuels de domestication et de dynamiques socio-écologiques.

Le nombre de places pour l’école est limité : il est nécessaire aux postulants d’envoyer un CV et une lettre de motivation en vue de la sélection des candidats. Merci d’adresser un courriel AVANT LE 07 Septembre 2016 à l’adresse suivante: Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.. Nous traiterons les demandes dans les plus brefs délais. Les inscriptions pourront se faire via un le site Colloque Azur jusqu’au 15 Septembre 2016 : https://www.azur-colloque.fr/DR13/
Vous pouvez contacter vos services de formation continue pour la prise en charge de vos frais d’inscription.

LIEU

Structure d'accueil : Casa Marina, structure d’éducation à l’Environnement du Parc Naturel Régional de Corse
http://casa.marina.pagesperso-orange.fr/accueil-mar.html

Lieu du séminaire : Tour Gênoise (Mairie de Galeria)

CLIQUER ICI pour les modalités de transport

TARIF

Le tarif comprend, outre les nuitées, les repas du dimanche soir au vendredi midi. les coûts (hors transports) sont à la charge soit des participants, soit de leur laboratoire ou du service de formation continue de leur institut, notamment pour les EPST. 

Salariés du CNRS   GRATUIT
EPST hors CNRS, Universités et Muséum  650 € TTC
Autres participants  650 € TTC
Doctorants, Post-Doctorants  325 € TTC

ORGANISATION

Responsable scientifique du projet

Yildiz Aumeeruddy-Thomas
Ethnoécologue, DR CNRS, UMR 5175 Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Montpellier.

Comité d’Organisation

Yildiz Aumeeruddy-Thomas
Ethnoécologue,Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Montpellier. 

Virginie Baldy
Ecologue, UMR7263 Institut Méditerranéen de Biodiversité et d'Ecologie marine et continentale, Marseille.

Nicolas Lescureux
Ethnoécologue,
Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive (CEFE), Montpellier.

Vanina Pasqualini
Ecologue, UMR6134 Sciences Pour l'Environnement (SPE), Université de Corse Pasquale Paoli, Corte.

Franck Richard
Ecologue, 
UMR 5175 Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Montpellier.

Bertrand Schatz
Ecologue, 
UMR 5175 Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Montpellier.

Conseil Scientifique

Amy Bogaard
Archéologue, archéobotaniste, School of Archaeology, University of Oxford.

Vincent Battesti
Ethnobiologiste, UMR 7206 Eco-anthropologie et ethnobiologie, MNHN, Paris.

Guillaume Besnard
Généticien des populations, UMR 5174 Evolution et diversité biologique (EDB), Toulouse.

Laurent Bouby
Archéobotaniste, UMR 5554, Institut des Sciences de l’Evolution de Montpellier, Montpellier.

Doyle McKey
Ecologue, UMR 5175, Université Montpellier, Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, Montpellier.

Thierry Tatoni
Ecologue, UMR 7263 Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale (IMBE), Aix en Provence.

Jean-Denis Vigne
Archéozoologue, 
UMR 7209 Laboratoire Archéozoologie, archéobotanique: sociétés, pratiques et environnements MNHN,  Paris.

Rutger de Wit
Ecologie des lagunes côtières, 
UMR 9190 Centre pour la biodiversité marine, l'exploitation et la conservation (MARBEC), Montpellier.

George Willcox
Archéobotaniste, 
UMR 5133 Environnements et sociétés de l'Orient ancien, ARCHEORIENT, Lyon.

Marion COMPTOUR

DoctoranteCOMPTOUR CEFE
Université Montpellier 2

Département Interaction, Ecologie et Sociétés
Equipe Interactions Bioculturelles

CEFE/CNRS
Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier 5
France

Tél. : +33/0 4 67 61 33 XX
Fax : +33/0 4 67 61 33 36

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Sujet de thèse

Fonctionnement et dynamique d'un socio-écosystème dans les plaines inondables du fleuve Congo

Directeur de thèse

Doyle McKey & Sophie Caillon

Contexte

Les plaines inondables, naturellement fertilisées par les sédiments déposés par le fleuve en période de crue, font partie des écosystèmes les plus productifs de la planète. En dépit des risques d'inondation, ils attirent les agriculteurs depuis des millénaires. En plus de leurs potentialités agricoles, les plaines alluviales constituent un formidable espace pour la pêche continentale. Les plaines d'inondation sont également des habitats reconnus pour leurs nombreux services écosystémiques : recharge des nappes phréatiques, régulation des rythmes hydrologiques, séquestration de carbone, réservoir de biodiversité...

Cependant, ces écosystèmes très productifs sont menacés depuis les cinquante dernières années (drainage, pollution des eaux, introduction d'espèces invasives, construction de barrages...), et sont particulièrement vulnérables au changement climatique. En effet, tous changements affectant des facteurs hydrologiques clés tels que les périodes de crue, leur amplitude, ou la composition chimique des eaux, modifient le fonctionnement et la productivité primaire (végétation naturelle et cultivée) et secondaire (faune piscicole) des plaines inondables, et affectent ainsi les populations dépendantes de leurs ressources.

Objectifs et méthodologie

Mon terrain d'étude se situe dans les plaines inondables du fleuve Congo, dans la Cuvette congolaise (Congo Brazzaville). Cette thèse a pour objectif de répondre aux questions suivantes :

-Quelles sont les stratégies développées par les populations pour s'adapter aux variations spatio-temporelles des ressources naturelles et aux risques d'inondations ?
-Quelles sont les stratégies mises en place pour optimiser la productivité de l'écosystème à travers les activités agricoles et de pêche ?
-Quels sont les impacts du changement climatique sur les caractéristiques biophysiques du fleuve et sur les services écosystémiques fournis par les plaines inondables ?
-Quelles sont les capacités adaptatives des populations face aux changements environnementaux mais également économiques et sociaux, et quelle est la résilience de ce socio-écosystème ?

J'adopte pour ce travail de recherche une approche systémique pour comprendre quelles sont les interactions entre les différentes composantes du socio-écosystème et quelles sont les variables environnementales, sociales et économiques agissant à différentes échelles temporelles (périodes précoloniales, coloniales et postcoloniales) et spatiales (locales, nationales, internationales) dans la dynamique de ce socio-écosystème.

Ces travaux de recherche sont interdisciplinaires entre sciences naturelles (écologie, agronomie, hydrologie) et sciences humaines et sociales (anthropologie, géographie, histoire).

Mots clefs

ethno-écologie, géographie culturelle, savoirs locaux, socio-écosystème, paysage, plaines inondables, République du Congo

Publications et travaux
McKey D., Renard D., Zangerlé A., Iriarte J., Adame K.L., Jimenez L.E.S, Solibiéda A., Durécu M., Comptour M., Rostain S., Raimond C. 2014. New approaches to pre-Columbian raised-field agriculture: ecology of seasonally flooded savannas, and living raised fields in Africa, as windows on the past and the future. Plenary lectures at the Third International Encounter of Amazonian Archaeology, Quito, Ecuador.

2011

Stage M2 (IEGB, UM2): Exploring trees diversity and local perceptions in primary forest and other human land uses in West Kalimantan, Indonesia.
Encadrants : Y. Laumonier (DR en écologie, CIRAD-CIFOR), G. Augustins (Pr. en anthropologie, Univ. Paris X)

2010

Stage M1 (EDTS, MNHN): Méta-analyse des pratiques et représentations de l'agriculture sur brûlis en Asie du Sud-est continentale. Encadrants : D. Guillaud (DR en géographie, IRD) et O. Evrard (CR en anthropologie, IRD) 

David Idiaquez

Fabien DEMARES

bureau 2-C-218A

à partir de 15/02/2020

Livres et publications récentes

Une synthèse mondiale sur la distribution des vers de terre alerte sur les risques liés aux changements climatiques

Le 25 octobre 2019

 MNHN J F Ponge

© MNHN – J-F Ponge

Le rôle indispensable des vers de terre dans la pérennité, l’équilibre et la fertilité des sols est bien connu de la communauté scientifique et du grand public. Une équipe scientifique internationale impliquant le Muséum national d’Histoire naturelle et le CNRS a analysé des milliers de données mondiales afin de mieux connaître leur diversité, leur répartition et surtout les menaces qui pèsent sur eux. A lire
Ces résultats sont publiés dans Science. Communiqué de presse

Helen R. P. Phillips1,2, *, Carlos A. Guerra1,3, Marie L. C. Bartz4, Maria J. I. Briones5, George Brown6, Thomas W. Crowther7, Olga Ferlian1,2, Konstantin B. Gongalsky8,9, Johan van den Hoogen7, Julia Krebs1,2, Alberto Orgiazzi10, Devin Routh7, Benjamin Schwarz11, Elizabeth M. Bach12,13, Joanne Bennett1,3, Ulrich Brose1,14, Thibaud Decaëns15 See all authors and affiliations

Autres actualités

Disparition de Jacques Lepart

Nous apprenons avec tristesse le décès de notre collègue Jacques Lepart.

Agronome de formation, Jacques Lepart a été recruté au début des années 1970 dans notre laboratoire où il a effectué toute sa carrière. Après l’audit international de 1987 qui a permis de réorienter les problématiques et les thématiques du laboratoire dans un contexte plus novateur et international, Jacques Lepart, avec les jeunes chercheurs de sa génération, a contribué à mettre concrètement en œuvre ces changements. Il a été un acteur essentiel de l’ouverture de notre laboratoire à la coopération entre sciences de la vie et sciences de l’homme et de la société. Dans ce cadre, il a mis l’accent dans ses recherches sur la dynamique complexe des paysages et des écosystèmes, dans laquelle les activités humaines jouent un rôle souvent décisif. Parallèlement il a poursuivi des travaux sur les systèmes de reproduction des plantes, en particulier sur l’androdioécie. Grand lecteur, dans sa discipline et au-delà, il avait une connaissance remarquable de l’histoire de l’écologie dans ses aspects fondamentaux et appliqués. Il a été Directeur-adjoint de notre laboratoire de 1992 à 2002.

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