FORECAST

DAUSSY Juliane

Doctorante

 

CEFE/CNRS
Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier 5

 

juliane.daussy[at]cefe.cnrs.fr

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Sujet de thèse :

Les effets du changement climatique sur les émissions volatiles des grandes cultures et forêts du Sud de la France : approche expérimentale et modélisation

 

Encadrement : Michael STAUDT (CEFE - CNRS, UMR 5175, équipe FORECAST)

Financement : Projet ANR ODORSCAPE : Climatic change effects on volatile plant emissions and their impact on insect olfaction (https://www6.inra.fr/odorscape/Le-Projet)

Résumé :

            La végétation terrestre relâche dans l’atmosphère une large variété de petites molécules réactives qui se diffusent facilement dans le milieu, appelées Composés Organiques Volatils (COV). Dans la biosphère, Les COV sont les médiateurs des interactions de la plante avec son environnement. Dans l'atmosphère, les COV et leurs produits oxydés peuvent indirectement participer à l’augmentation des gaz à effet de serre comme l’ozone et le méthane et seraient à l’origine de la formation d'aérosols organiques secondaires (AOS). Ces aérosols influencent les propriétés radiatives de l’atmosphère et servent de noyaux de condensation dans la formation des nuages, modifiant ainsi leur albédo et durée de vie. Les COV peuvent donc modifier les processus déterminants le climat terrestre et sont donc des acteurs potentiels du changement global, caractérisé notamment par l’augmentation de la concentration en CO2  et de la température moyenne de l’atmosphère terrestre. Ces modifications des paramètres climatiques ont directement un impact sur le métabolisme primaire et secondaire des végétaux et notamment sur leurs émissions volatiles. A ce jour, le degré d’implication des COV dans le changement global et l’importance du feed-back de ce dernier sur les émissions volatiles restent encore à déterminer. Pour comprendre comment le climat va évoluer dans les prochaines décennies, il est important de connaitre les quantités et les différentes formes sous lesquelles le carbone réactif est relâché dans l’atmosphère. Des estimations précises des flux de COV sont donc nécessaires, à la fois au niveau régional et au niveau global. Nos connaissances restent à ce jour largement insuffisantes pour prédire les effets à long-terme des facteurs du changement global et de leurs interactions sur les émissions volatiles. Mon travail de thèse s’inscrit dans le projet ANR ODORSCAPE et porte sur les effets du changement global sur les émissions du maïs (Zea mays), du chêne vert (Quercus ilex), et de l’armoise annuelle (Artemisia annua) et sur l’impact sur l’interaction avec le ravageur la Noctuelle baignée, Agrotis ipsilon.