Les travaux de terrain du CEFE dans le monde.
Ce projet à pour objectif d'évaluer, par une approche multidisciplinaire, l'impact des changements environnementaux sur l'écologie et la survie hivernale des oiseaux marins de l'Arctique. Il se focalise sur une des espèces majeures de ce milieu : le mergule nain.
Contact : David Grémillet
Sous les tropiques, certaines plantes fournissent le gîte et le couvert à des fourmis qui, en contrepartie, les protègent des herbivores. L'écologie et l'évolution de ces symbioses sont abordées à travers plusieurs aspects de leur fonctionnement, tels que la communication entre plante et fourmi, l'histoire comparée des populations des deux partenaires, et les flux trophiques au sein de la communauté symbiotique impliquant la plante, les fourmis et des champignons.
Contact : Rumsaïs Blatrix, Doyle McKey, Marc-André Selosse, Finn Kjellberg, Laurent Dormont, Laurence Mondolot
Les plantes, et en particulier celles à multiplication végétative (taro, ignames), sont les seuls objets immuables de cet environnement soumis à de nombreux cyclones et d'abondantes précipitations. Les plantes transportées lors de la migration ont été choisies non seulement pour garantir une installation confortable mais aussi pour conserver la mémoire de la terre d'origine et des ancêtres. Ce projet a pour objectif :
1) d'identifier la nature des espèces végétales transportées lors de la migration, et
2) de comprendre le traitement (utilisation, perception, représentation) de l'espace investi.
Contact : Sophie Caillon, Hélène Joly
Si la reconnaissance effective des droits quilombolas (descendants d'esclaves fugitifs) représente une victoire sur une longue histoire d'exclusion et de revendications foncières et identitaires, ce projet analyse les types de décalages (économiques, fonciers et identitaires) entre le patrimoine et les territorialités actuelles des habitants.
Contact : Sophie Caillon, Hélène Joly
Depuis des centaines d'années, les Mafa et leurs voisins pratiquent entre plaine et montagne, un système de rotations biennales. Or, ce système s'effrite. Ce projet a pour objectif de comprendre les causes de cette rupture.
Contact : Sophie Caillon, Hélène Joly
Le programme HERD (Hwange Environment Research Development) étudie le fonctionnement écologique du parc de Hwange et de sa périphérie, et en particulier le rôle des grands herbivores dans ce fonctionnement. Le site a obtenu le label "Zone Atelier" du CNRS en 2011.
Programme est dirigé par Hervé Fritz (DR2 CNRS, au Laboratoire de Biométrie et Biologie Evolutive, UMR 5558, Université Lyon 1). En collaboration avec l'Autorité des Parcs et de la Gestion de la Faune du Zimbabwe (Zimbabwe Parks and Wildlife Management Authority).
Contact : Simon Chamaillé-Jammes
Contact : Roger Pradel, A. Sanz-Aguilar
Interactions de deux populations d'oiseaux marins, les fous du cap et les manchots du cap , avec les pêcheries et l'environnement océanique à subméso-échelle en afrique du sud.
Contact : David Gremillet, Simon Benhamou, Emilie Tew-Kai
Rôle des variations climatiques passées et de la spécialisation écologique dans la distribution des espèces tropicales : apport des approches génétiques
Ce projet a pour objectif d'étudier l'importance relative des processus stochastiques et en particulier des variations stochastiques du climat du Quaternaire et des processus sélectifs sur la dynamique de la biodiversité en développant des approches génétiques chez trois espèces forestières du bouclier guyanais (Astrocaryum sciophilum, Carapa guianensis et Carapa procera).
Contact : Hélène Fréville
Programme "Rôle des grands herbivores forestiers et de leurs prédateurs dans la dynamique de la biodiversité dans les forêts tempérées". Etude du rôle de l’absence de risque de prédation sur la dynamique de la biodiversité (ANR-BAMBI).
Contact : Jean-Louis Martin, Simon Chamaillé-Jammes, Simon Benhamou, Olivier Gimenez, Roger Pradel
Un programme de suivi à long-terme d'une population de saumon atlantique (Salmo salar L.) a été initié sur le Scorff (petit fleuve côtier du Morbihan, Site ORE Petits Fleuves Côtiers : Observatoire de Recherche en Environnement) afin d'étudier le fonctionnement et l'évolution des populations de saumon atlantique (Salmo salar L.) dans un contexte de changement global et de fortes pressions anthropiques. Ce projet intègre différentes composantes dont l'étude du comportement, la dynamique des populations, la génétique, la biologie évolutive et l'aide à la décision pour la gestion.
Etude du rôle de la dispersion et des interactions locales dans la réponse des populations à la variabilité de l'environnement
Le modèle d'étude principal est constitué par la Mouette tridactyle (Rissa tridactyla), la tique Ixodes uriae et la bactérie responsable de la maladie de Lyme, Borrelia burdgorferi. Combinant des approches observationnelles et expérimentales, le programme repose sur le suivi à long terme d'individus par la pose de combinaisons de bagues colorées, mais aussi sur des analyses immunologiques et moléculaire, faites au laboratoire, ainsi que sur l'utilisation de la télémétrie pour suivre les comportements de prospection des individus jusqu'à des échelles spatiales large. Les données accumulées depuis 1998 sur une série de zones d'étude au sein de l'île d'Hornøya permettent d'appréhender les dimensions spatiale et temporelle des réponses des individus à la variabilité de leur environnement et leurs conséquences pour la dynamique des populations.
Contact : Thierry Boulinier
Ce programme interdisciplinaire interroge la durabilité de territoires et de sociétés rurales des hauts plateaux andins, dans un contexte d'essor de la production commerciale de quinoa, d'intensification des systèmes agricoles et d'ouverture aux échanges. Ce programme a été financé par l'ANR "ANR-06-PADD-011-EQUECO".
Contact : Thierry Winkel, Richard Joffre
Les Andes méridionales d'Argentine et de Bolivie, régions froides et arides, offrent des conditions exceptionnelles de préservation des vestiges végétaux et humains, notamment dans les sites funéraires et les silos de stockage des grains. Profitant de la disponibilité d'échantillons archéologiques de quinoa et d'espèces sauvages apparentées en parfait état de conservation, nous proposons d'éclairer l'histoire génétique de la quinoa et de ses parents sauvages durant les quatre derniers millénaires dans les Andes méridionales.
Contact : Thierry Winkel, Richard Joffre
Dans la région de Souk El Jemaa, le chêne liège se trouve en limite sud de son aire de répartition. Des expérimentations de terrain simulant sécheresses et incendies ont été mises en place afin de tester la vulnérabilité de cet écosystème forestier et évaluer ses capacités de régénération face à des événements extrêmes d'origine climatique et anthropique. Ce programme est financé par le 7e PCRD.
Contact : Florent Mouillot, Serge Rambal
Dans les écosystèmes de savanes de type cerrado, nous cherchons à modéliser et spatialiser le fonctionnement et la dynamique de la végétation après incendie et dans le contexte de changement climatique. Ce programme est financé partiellement par le projet CLARIS du 7e PCRD.
Contact : Florent Mouillot, Serge Rambal
La réintroduction de vautours dans la région des Grands Causses a été facilitée par la création de charniers. Cependant, en concentrant quotidiennement la ressource alimentaire, il y a une rupture avec les modes de prospection naturels des oiseaux, recherchant une ressource imprévisible dans l’espace et dans le temps. Il y a un risque réel pour les vautours à devenir dépendants des charniers, qui deviendraient des pièges écologiques.
Ce projet a pour but l’acquisition de données sur le terrain en utilisant des balises GPS posés sur des oiseaux en liberté dans la région des Grands Causses, et la modélisation des mouvements dans des modèles prédictifs de dynamique des populations
En plus des découvertes fondamentales sur l’écologie spatiale et les comportements sociaux des oiseaux, des applications importantes sont attendues pour la conservation de ces espèces protégées et leur gestion dans le cadre des activités pastorales
Contact : Olivier Duriez
Dans la région Méditerranéenne, les mésanges bleues (Cyanistes caeruleus) occupent des habitats dominés par le chêne pubescent (Quercus humilis) mais aussi des habitats dominés par le chêne vert (Q. ilex) sempervirent. En règle générale, ces deux habitats diffèrent dans leur phénologie, ainsi que dans la quantité de chenille disponible comme nourriture pour les mésanges. Notre programme a long terme s’appuyant sur un suivi individuel des mésanges a montré que ces différences engendrent une importante variation dans l’expression des traits d’histoire de vie des oiseaux, ainsi que dans leur succès de reproduction.
Contact : Anne Charmantier, Claire Doutrelant, Arnaud Grégoire, Marcel Lambrechts
Contact : Thomas Lenormand
Ecologie des tabanides et des mouches hématophages en estives
Contact : Frédéric Baldacchino
Depuis 2000, Puéchabon est un site de référence du réseau Carboeurope-IP. En 2003 ont débuté plusieurs expériences avec le projet MIND financées par l'UE. Des exclusions et diminutions de pluie ont été menées pour simuler des changements climatiques et étudier les échanges d'eau et carbone entre l'atmospère et la surface du sol.
Ces expériences ont culminés en 2007 avec un projet dont le but est de tester les effets d'une sécheresse extrême sur le cycle de l'eau et du carbone(Drought+ project).
Site web: http://puechabon.cefe.cnrs.fr/site.htm
Contact : Jean-Marc Ourcival
Distribution des coléoptères coprophages (Scarabaeinae, Geotrupinae et Aphodiinae) d’origine néarctique dans les massifs montagneux de la Zone de Transition Mexicaine : analyse des facteurs historiques et écologiques.
Contact : Alfonsina Arriaga-Jiménez, Jean-Pierre Lumaret
Programme "Rôle des grands herbivores forestiers et de leurs prédateurs dans la dynamique de la biodiversité dans les forêts tempérées". Etude de la réponse de l’avifaune des forêts boréales à différents régimes d’abroutissement par le cerf de Virginie dans le cadre du Projet "Anticosti" dirigé par Steeve Côté.
Contact : Jean-Louis Martin
Programme "Changements d’utilisation des terres et biodiversité". Etude sur le long terme (depuis 1978) des conséquences des changements d’utilisation des sols (déprise pastorale, agriculture, exploitation du bois) sur les paysages et la biodiversité (flore et faune) dans le nord de la région Méditerranéenne. Analyse de la réponse des espèces d’oiseaux aux changements en fonction de leurs traits biologiques.
Contact : Jean-Louis Martin
Programme "Changements d’utilisation des terres et biodiversité". Etude de l’évolution des avifaunes d’un ensemble d’îlots de Méditerranée en relation avec celle des milieux et des paysages.
Contact : Jean-Louis Martin
Les communautés de mollusques d’eau douce des Antilles françaises occupent des milieux fragmentés (rivières, mares, par exemple). Extrêmement dynamiques, elles sont soumises à des changements à long terme liées aux modifications du milieu (anthropisation, climat), mais aussi à des vagues d'invasions successives par des espèces introduites. Elles sont aussi sujettes à des variations à court terme, liées à la dynamique naturelle des milieux et aux perturbations (assèchement, crues) qui détruisent régulièrement les populations de mollusques (dynamique d'extinction-recolonisation). On parle de métacommunauté pour décrire à la fois la fragmentation spatiale et l'instabilité temporelle de ce système.
Les questions abordées sont (i) quelles sont les règles de coexistence des espèces et en quoi dépendent-elles de leurs traits biologiques ? Quels processus maintiennent de la biodiversité à l'intérieur d'un site et au niveau de la métacommunauté ? La diversité génétique au sein d'une espèce et la diversité de la communauté (en nombre d'espèces) sont-elles régulées par des processus semblables ? (ii) quel est le rôle de l'évolution des traits d'histoire de vie et des systèmes de reproduction dans le succès d'une espèce invasive, ou dans la réponse des espèces locales à la présence d'une espèce invasive ?
Contact : Philippe Jarne, Patrice David
Contact : Roger Pradel, A. Sanz-Aguilar
Le goéland d’Audouin est une espèce endémique de Méditerranée. Une colonie s’est installée dans le delta de l’Ebre en 1981 et a connu ensuite une croissance rapide, étudiée notamment à travers un programme de baguage. Le CEFE participe aux analyses démographiques et occasionnellement aux activités de terrain.
Contact : Roger Pradel
Le Languedoc-Roussillon et les régions limitrophes font l’objet, depuis 30 années, d’une collecte exhaustive des observations d’amphibiens et reptiles, assorties à minima d’une date, d’un lieu précis et du nom de l’observateur. A ce jour (22 novembre 2011), cette base de données compte 66 759 fiches relatives à 65 espèces. C’est sur cette base que s’appuient plusieurs études sur l’aire de répartition des espèces, leurs fluctuations spatiales et temporelles en lien avec les actions anthropiques (réchauffement climatique, urbanisation, reforestation consécutive à l’abandon des pratiques agropastorales traditionnelles, propagations de maladies etc.) ou naturels (compétition entre espèces par exemple). Cette enquête de répartition a donné lieu à la publication d’un livre sur les amphibiens et reptiles du Languedoc, dont la deuxième édition est actuellement sous presse.
Contact : Philippe Geniez, Marc Cheylan
Les lézards des murailles du genre Podarcis sont un groupe en pleine évolution. L’étude fine de la morphologie et de la répartition des différentes populations de Podarcis de péninsule Ibérique, mais aussi d’Afrique du Nord et du sud de la France, couplée à des analyses moléculaires, a montré que certaines de ces populations constituent des espèces à part entière, jusque là passées inaperçues. Des prospections réitérées sur de mêmes sites d’étude 25 ans plus tard ont permis de mettre en évidence d’importants changements dans les aires de distribution des espèces, dont une partie peut être expliquée par de forts impacts anthropiques ayant favorisé l’extension de certaines espèces au détriment d’autres. Les bases de données relatives à cette étude comportent respectivement 3897 spécimens provenant d’environ 1500 stations géographiques différentes.
Contact : Philippe Geniez, Claude P. Guillaume, Pierre-André Crochet
Le Maroc est, depuis un demi-siècle, l’une des destinations privilégiées de l’équipe Ecologie et Biogéographie des Vertébrés. Cette assiduité s’est traduite par la publication de nombreux ouvrages et articles sur les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères du Maroc. La base amphibiens-reptiles compte 15391 données de distribution géographique étalées de 1836 à 2005. Une actualisation de la base est prévue dans les prochaines années mais actuellement, l’effort s’est porté sur la compréhension des mécanismes qui régissent la répartition d’espèces proches les unes des autres (compétition, recul ou progression des aires de distribution en fonction des aléas climatiques et anthropiques, hybridations, zones refuge).
Contact : Philippe Geniez, Pierre-André Crochet
L’Algérie est un vaste pays qui s’étend de la Méditerranée jusqu’aux confins du Sahel en passant par des chaines de montagnes, des plateaux et un immense désert, le Sahara. Peu facile d’accès, ce pays a fait l’objet d’un nombre restreint de publications sur les amphibiens et les reptiles, dont les plus importantes remontent au 19ème siècle et au début du 20ème. L’objet de cette étude est de restituer une connaissance la plus aboutie possible sur les espèces, leur identification, leur écologie et leur distribution géographique. Une base de données a été constituée depuis plusieurs années : elle compte actuellement 9449 données de répartition d’espèces allant de 1850 à nos jours. Le but de cette entreprise est de mettre à disposition un outil le plus complet et le plus accessible possible pour les différents acteurs impliqués dans l’étude et la protection de ces animaux et de leurs habitats. Un atlas des amphibiens et des reptiles d’Algérie est en préparation
Contact : Philippe Geniez, Pierre-André Crochet
Les orchidées sauvages de France méditerranéenne sont un sujet de choix car ce groupe floristique a été plus étudié par les amateurs et les professionnels que toute autre famille de plantes. Deux régions, le Languedoc et la Corse, ont été choisies pour la pérennité des observations réalisées depuis plus d’un quart de siècle. 46 stations en Languedoc et 60 en Corse, avaient en effet fait l’objet, dans les années 1980, de relevés précis (date et localisation précises du relevé, liste des espèces, nombre de pieds, description de l’habitat, taux de recouvrement végétal). Ces mêmes 106 stations ont été revisitées trois années de suite chacune et les mêmes relevés y ont été réalisés. Les premiers résultats montrent une grande perte du nombre d’individus, et une perte de diversité assez marquée, en relation directe avec l’accroissement du taux de recouvrement par les ligneux. Cette régression affecte plus le Languedoc-Roussillon que la Corse du fait des moindres changements dans les pratiques agropastorales. Cette étude va être étendue à la Provence et au Roussillon afin de couvrir l’ensemble des régions méditerranéennes françaises.
Contact : Bertrand Schatz, Philippe Geniez
Les friches sont localisées à une trentaine de kilomètres au Nord de Montpellier en climat méditerranéen subhumide. Elles sont constituées d’une mosaïque de parcelles d’âges d’abandon différents (de 2 à 45 ans après arrachage de la vigne) situées au sein d’un espace de 4 x 4 km, sur des sols de texture et de propriétés physico-chimiques comparables. Les espèces herbacées sont dominantes dans toutes les parcelles. Les similarités de type de sol, de climat et de pool d’espèces font de ces friches un excellent modèle de chronoséquence pour l’étude des patrons et processus dans les successions secondaires.
Contact : équipe ECOPAR
Ce domaine de 280 ha est localisé sur le plateau du Larzac sur une zone de parcours pâturée depuis 35 ans par un troupeau ovin. Nos travaux sur ce domaine porte sur la caractérisation de la diversité fonctionnelle des végétaux et son impact sur les propriétés et la dynamique des communautés situées le long de gradients environnementaux (pâturage, fertilisation et profondeur de sol).
Contact : équipe ECOPAR
Des espèces méditerranéennes sont cultivées en monoculture ou en mélange, dans des conditions identiques. Ces dispositifs permettent d’étudier les caractéristiques intrinsèques des espèces et leurs effets sur le fonctionnement des écosystèmes.
Contact : équipe ECOPAR
L’objectif du programme ECOSFIX est d’étudier le rôle des systèmes racinaires dans la lutte contre l’érosion des sols et les glissements de terrain, le stockage de carbone et la redistribution de l’eau du sol. La structure et le fonctionnement des racines superficielles et des racines profondes sont étudiés dans quatre sites (agro)forestiers.
Ces sites sont situés : 1) à Restinclières, France, dans un système agroforestier à base de noyer et de blé dur, 2) à Chamrousse, France, sur des parcelles situées le long d’un gradient altitudinal allant de 1400 à 2200m d’altitude, 3) à Aquiares, Costa Rica, dans un système agroforestier à base de café et d’Erithrina et 4) à Luang Prabang, Laos, dans un système agroforestier à base de teck, riz ou jachère.
Contact : Catherine Roumet, Eric Garnier, Alain Blanchard, Marine Birouste
Programme « Changements d’utilisation des terres et biodiversité ».
Etude du rôle de la composition et de la configuration des milieux de production sur la biodiversité dans des paysages agricoles.
Huit sites d'étude situés au Canada (Ontario), en Espagne (Solsona), en Angleterre, en Allemagne et en France (Camargue, Chizé, Gascogne, Pleines-Fougères).
Contact : Jean-Louis Martin
Les quelques 800 espèces de Ficus constituent un groupe clé pour les disperseurs de graines dans les forêts tropicales. Ils sont exclusivement pollinisés par de petits insectes spécifiques qui se reproduisent dans les figues. Ces insectes sont attirés par un mélange de composés organiques volatiles spécifique de leur figuier hôte. L’objectif est de réaliser une étude de la variation de la composition chimique des odeurs de figues intra-localité en fonction des conditions et aussi entre localités. La variation géographique est-elle corrélée à la structuration génétique ? Les réponses des insectes aux variations des odeurs et la similitude d’odeur entre espèces de Ficus seront analysées. Les résultats permettront de mieux comprendre la résilience et les souplesses d’un système d’interactions spécifiques obligatoires.
Contact : Finn Kjellberg, Martine Hossaert-McKey
Les quelques 800 espèces de Ficus constituent un groupe clé pour les disperseurs de graines dans les forêts tropicales. Ils sont exclusivement pollinisés par de petits insectes spécifiques qui se reproduisent dans les figues. Ces insectes sont attirés par un mélange de composés organiques volatiles spécifique de leur figuier hôte. L’objectif est de réaliser une étude de la variation de la composition chimique des odeurs de figues intra-localité en fonction des conditions et aussi entre localités. La variation géographique est-elle corrélée à la structuration génétique ? Les réponses des insectes aux variations des odeurs et la similitude d’odeur entre espèces de Ficus seront analysées. Les résultats permettront de mieux comprendre la résilience et les souplesses d’un système d’interactions spécifiques obligatoires.
Contact : Finn Kjellberg, Martine Hossaert-McKey
Evolution du comportement des hyménoptères chalcidiens associés aux Ficus et biologie des Ficus.
Contact : Finn Kjellberg, Martine Hossaert-McKey
Relations Ficus-insectes associés
Contact : Finn Kjellberg, Martine Hossaert-McKey
Chémo-Biodiversité et diversification biologique : que nous apprend le système Ficus-communautés d’insectes associés sur le rôle structurant de la médiation chimique dans la diversification du vivant.
Contact : Finn Kjellberg, Martine Hossaert-McKey
L’objectif du projet est de fournir une compréhension phylogénétique, phylogéographique, historique, écologique et biologique des processus qui ont mené à la diversité actuelle et au fonctionnement des Ficus et des communautés de micro-hyménoptères associés aux Ficus à Taiwan.
Contact : Finn Kjellberg, Martine Hossaert-McKey
Utilisation des Ficus en écologie de la restauration.
Contact : Finn Kjellberg, Martine Hossaert-McKey
Biologie des interactions entre Ficus, insectes associés et disperseurs de graines
Contact : Finn Kjellberg, Martine Hossaert-McKey
Du fait des menaces qui pèsent sur son avenir, la tortue d’Hermann (Testudo hermanni) fait l’objet d’une attention soutenue. Grâce à un programme européen Life + et à un Plan National d’Action (PNA), de nombreuses recherches sont menées en Provence (Massif des Maures), en Corse et en Espagne. Elles concernent à la fois l’écologie et l’éthologie de l’espèce, la génétique des populations et la dynamique des paysages. Des suivis à grande échelle ont été mis en place ces dernières années pour suivre l’évolution des populations sur le long terme.
Contact : Marc Cheylan, Guillelme Astruc
Le lézard de Bonnal (Iberolacerta bonnali) est endémique de la chaîne centrale des Pyrénées. Il occupe des altitudes élevées, comprises entre 1500 mètres et 3200 mètres. A haute altitude, sa période d’activité n’excède pas 4 mois, ce qui conduit à des adaptations originales : faible fécondité et grande longévité, développement embryonnaire très avancé lors de la ponte, activité à des températures très basses pour un lézard (moyenne 15.3°C). L’étude menée depuis 2003 dans la réserve naturelle du Néouvielle vise à mieux comprendre l’écologie de cette espèce et les relations qu’elle entretient avec l’espèce concurrente : le lézard des murailles (Podarcis muralis). Elle constitue un des volets du Plan National d’Actions mis en place par le ministère de l’écologie en faveur de cette espèce emblématique des Pyrénées. Parallèlement aux études écologiques, un volet génétique a été développé afin de mieux comprendre la structuration spatiale des populations.
Contact : Marc Cheylan, Françoise Poitevin
La Corse se distingue des autres îles de Méditerranée par une faune herpétologique singulière, comportant plusieurs espèces très anciennes (endémiques). L’introduction relativement récente du lézard des ruines (Podarcis siculus) bouleverse l’écologie du lézard endémique (Podarcis tiliguerta). Les processus de compétition entre ces deux espèces sont étudiés depuis 1983 sur l’un des fronts de colonisation situé à Galéria, dans la vallée du Fango.
Contact : Marc Cheylan, Françoise Poitevin
Les incendies de forêt sont une menace avérée pour plusieurs espèces animales et végétales, notamment les tortues du fait de leurs caractéristiques écologiques et démographiques. L’étude d’une population de tortue cistude (Emys orbicularis) soumise à trois reprises à un incendie montre de remarquables capacités de reconstitution des populations, malgré l’impact sur les populations (jusqu’à 60 % de mortalité). Un rythme de feu supérieur à 15 ans semble cependant incompatible avec la survie à long terme de l’espèce, du fait notamment des modifications apportées au milieu de vie : érosion du cours d’eau, comblement des vasques par les sédiments.
Contact : Marc Cheylan, Françoise Poitevin
La vipère d’Orsini (Vipera ursinii) ne se rencontre en France que dans 13 stations isolées du sud des Alpes. Les recherches conduites depuis 1992 tentent de comprendre les causes de son déclin. Grâce à la contribution d’un programme européen Life nature et d’un Plan National d’Action, d’importantes actions de conservation sont mises en place pour sauvegarder cette espèce et les habitats originaux qu’elle fréquente. Des travaux de génie écologique (reconnexion de population, restauration des habitats …) ont été conduits sur les populations les plus menacées en vue d’améliorer leur dynamique.
Contact : Marc Cheylan, Anne-Laure Ferchaud
L’île d’Oléron abrite la population la plus septentrionale du lézard ocellé (Timon lepidus), gros lézard d’origine méditerranéenne en situation relictuelle sur la côte atlantique. La survie de cette population insulaire semble étroitement liée au maintien d’une population de lapins, avec qui il entretient des relations écologiques surprenantes. Outre le fait de bénéficier des abris creusés par le lapin, le lézard profite de l’habitat ras entretenu par ce dernier, mais aussi de coléoptères se nourrissant sur les crottes de lapins. Le déclin brutal du lapin sur l’île a entrainé le déclin tout aussi brusque du lézard ocellé. La mise en place d’abris artificiels a pu pallier le manque de terriers engendré par la chute du lapin. Un programme de suivi et de conservation est à l’œuvre pour tenter de préserver ces deux espèces sur l’île Oléron.
Contact : Marc Cheylan, Florian Doré, Pierre Grillet
Nous étudions l'évolution du comportement et de l'histoire de vie des spermophiles en utilisant le modèle animal, pour mesurer l'héritabilité et la sélection des traits comme la phénologie du cycle annuel d'activité et d'hibernation, la reproduction et les comportements agressifs.
Des microsatellites ADN sont utilisés pour identifier les pères, et les comportements identifient les mères, afin que les pédigrees complets puissent être construits. Ces pédigrees peuvent ensuite être utilisés pour la génétique des populations.
Contact : Stephen Dobson
- Etude comparative de l’écologie sensorielle et comportementale de deux populations de puffin cendré qui nichent en Atlantique (Îles Sauvages, Portugal) et en Méditerranée (Linosa, Italie). L’étude vise à comprendre le rôle de l’olfaction dans la reconnaissance du nid et du partenaire, et dans l’orientation et l’alimentation en mer.
- Étude des trajets de migration et des voyages alimentaires afin de déterminer si les choix de destination finale pourraient être liés à des facteurs externes tels que le vent, plutôt qu’à des facteurs internes tels que la motivation de l’animal.
Etude des mécanismes d’orientation olfactive et de la communication visuelle chez le puffin cendré.
Contact : Francesco Bonadonna
Etude comparative de l’écologie sensorielle et comportementale de deux populations de puffin cendré qui nichent en Méditerranée (île de Linosa, Italie) et en Atlantique (Îles Sauvages, Portugal). L’étude vise à comprendre le rôle de l’olfaction dans la reconnaissance du nid et du partenaire, et dans l’orientation et l’alimentation en mer.
Nos travaux visent à comprendre l’implication des différents signaux dans le choix du partenaire sexuel et dans les mécanismes d’orientation et navigation chez les pétrels et les manchots.
La dormance estivale est une stratégie efficace d’adaptation de certaines espèces et écotypes d’herbacées pérennes méditerranéennes aux sécheresses estivales sévères et chroniques. Cette adaptation est étudiée sur le plan agro-éco-physiologique et moléculaire (recherche de marqueurs moléculaires du caractère) dans un programme bilatéral (EGIDE/PRAD) franco-marocain.
Contact : Florence Volaire
En Turquie, les milieux les plus secs sont aussi les plus froids dans le haut plateau Anatolien. Des écotypes de dactyle et fétuque ont été collectés selon un gradient altitudinal pour analyser les corrélations entre dormances estivale et hivernale et donc les compromis entre stratégies pour résister à la sécheresse et au gel.
Contact : Florence Volaire
Ce programme, financé par l’Agence des Aires Marines Protégées, vise à apporter les informations nécessaires à la constitution d’un réseau d’aires marines protégées représentatif et cohérent. Il s’inscrit dans un programme global d’acquisition des connaissances relatives à la distribution spatiale et à l’écologie en mer des oiseaux et mammifères marins de France métropolitaine (PACOMM). L’objectif de ce projet est de fournir une vision synoptique de la distribution en mer et de l’écologie alimentaire des 3 espèces de puffins nichant sur les îles de France métropolitaine : le puffin cendré (Calonectris diomedea) et le puffin yelkouan (Puffinus yelkouan) en Méditerranée et le puffin des anglais (Puffinus puffinus) en Bretagne. Les données de télémétrie récoltées permettent de suivre les déplacements des puffins et de modéliser la dynamique spatio-temporelle de leurs habitats marins.
Contact : David Grémillet, Clara Péron
Suivi à l’échelle régionale d’effectifs et d’individus marqués de mouettes rieuses (Chroicocephalus ridibundus)
Contact : Jean-Dominique Lebreton
L'objectif de ce projet est d'étudier les traits fonctionnels de plantes dans le Royaume Floral du Cap, pour comprendre et anticiper les réactions au climat et perturbations associées.
Contact : Eric Garnier, Marie-Laure Navas, Catherine Roumet
Les objectifs sont de tester sur un grand nombre d’espèces tempérées, méditerranéennes et tropicales 1) l’existence d’un schéma général de fonctionnement des racines permettant de prédire à partir de traits chimiques et morphologiques les vitesses de respiration et de décomposition racinaire, 2) les potentialités de la spectroscopie en proche infrarouge pour caractériser la diversité racinaire.
Contact : Eric Garnier, Marie-Laure Navas, Catherine Roumet
Le mandrill est un primate vivant dans les forêts denses équatoriennes (Gabon, Cameroun, Congo). Il forme de grands groupes sociaux (jusqu’à 1000 individus) de type multi-mâles-multi-femelles.
Un groupe de mandrills issus de la captivité a été relâché en milieu naturel dans le parc de la Lékédi, à Bakoumba au Gabon. Ces mandrills relâchés sont habitués à l’homme et font partis d’un suivi comportemental, démographique, épidémiologique quotidien (projet INEE). Ils vont être bientôt équipés de colliers émetteurs afin de mettre à jour leurs réseaux d’interactions.
Ce projet est intégré dans une ‘station d’écologie globale’ de l’INEE.
Contact : Marie Charpentier
Le programme est mené depuis 2005 afin d’identifier les processus sociaux, les pratiques concrètes et symboliques, les processus biologique, notamment la génétique des populations, et les politiques publiques contribuant à la domestication et la diversification des espèces arborées méditerranéennes et plus particulièrement de l’Ouest méditerranéen, dont l’olivier, le figuier et l’amandier.
Ce programme de recherche interdisciplinaire a été développé en collaboration étroite avec des généticiens des populations (notamment, Bouchaïb Khadari, UMR TGU-CIRAD et Hélène Joly, CEFE), des écologues de l’Université de Tétouan (Mohammed Ater) ainsi que de l’INRA Maroc (Majid Moukhli et Ahmed Oukabli)
Contact : Yildiz Aumeeruddy-Thomas
Le projet mené dans la région de Fianarantsoa s’intéresse : (1) au rôle des espèces de Ficus des terroirs et des forêts dans la vie matérielle et dans les pratiques symboliques des Betsileo, et (2) au rôle joué par ces espèces dans les interactions biotiques (frugivorie, pollinisation). Il s’agit en effet de comprendre comment pratiques humaines et biologie des Ficus contribuent à l’intégrité écologique du corridor qui relie les Parcs Nationaux de Ranomafana et d’Andringitra qui borde les terroirs étudiés.
Ce projet réunit des biologistes (Finn Kjellberg, Martine Hossaert, CEFE), des ethnobiologistes (Yildiz Aumeeruddy-Thomas), une technicienne de la plateforme de biologie moléculaire du CEFE (Laure Benoît) et des écologues de l’Université d’Antananarivo (Verohanitra Rafidison, Rakouth Bakolimalala et Vonjison) et de l’IRD (Stéphanie Carrière).
Contact : Yildiz Aumeeruddy-Thomas
Dans les Cévennes, la châtaigneraie, abandonnée depuis la fin du XIXème siècle, connaît une période de renouveau que nous étudions depuis 2007. Les variétés de châtaignes cévenoles sont très nombreuses et ont été perpétuées au cours de nombreuses générations grâce à des pratiques de greffage. La châtaigneraie est ainsi constituée aujourd’hui d’arbres pluri-centenaires dont la base est issue d’une population d’arbres issus de semis et la partie supérieure constituée des variétés clonés. Un projet récent avec Doyle McKey vise à comprendre les liens entre distribution des variétés, usages anciens et actuels, variables écologiques et génétique des populations des compartiments ‘variétés’, ‘semis’ et ‘porte-greffe’.
Contact : Yildiz Aumeeruddy-Thomas
La Truffe noire du Périgord est un champignon ectomychorhizien qui est un mutualiste stricte de certaines espèces arborées, dont le chêne vert. Une étude ethnobiologique des pratiques des trufficulteurs a été menée dans le cadre du projet SYSTRUF coordonné par Marc André-Sélosse. Les premiers résultats de cette étude portent sur les espèces de plantes compagnes des brûlés (zone asséchée situé autour des chênes) perçues par les trufficulteurs comme étant favorables à la production truffière.
L’étude des pratiques a été menée conjointement avec des agents de la Chambre d’Agriculture du Gard (Bernard Assenat) avec la collaboration du Président de Syndicat des Trufficulteurs du Languedoc Roussillon (Michel Tournayre).
Contact : Yildiz Aumeeruddy-Thomas, Marc-André Sélosse et Franck Richard