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Aires protégées irremplaçables

Nouvelle étude identifie les aires protégées les plus irremplaçables dans le monde : Le Saout et al. (2013) Protected areas and effective biodiversity conservation. Science, 342, 803–805.

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Parque Nacional Natural Sierra Nevada de Santa
Marta, Colombia. Droits d’auteur: Robin Moore.

Une nouvelle étude scientifique a identifié les aires protégées les plus importantes pour empêcher l’extinction d’espèces de mammifères, d’oiseaux et d’amphibiens dans le monde. Issue d’une collaboration internationale, cette analyse fournit des conseils pratiques pour améliorer l’efficacité des aires protégées dans la conservation de la biodiversité à l’échelle mondiale.

L’étude, qui fait l’objet d’une publication dans la revue Science du 15 novembre 2013, calcule l’irremplaçabilité de chaque aire protégée individuellement à partir d’une base de données comprenant 173 000 aires protégées terrestres et 21 500 espèces évaluées par la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN. L’analyse compare la contribution de chaque aire protégée pour la survie des espèces sur le long terme.

Soixante-dix-huit sites (comprenant 137 aires protégées dans 34 pays) ont été identifiés comme des sites exceptionnellement irremplaçables. Parmi eux, deux aires protégées se situent sur le territoire français : le Parc naturel régional de la Martinique et le Parc national de la Guadeloupe, particulièrement importants pour la conservation des oiseaux.

Pour aider à identifier les priorités de gestion dans chaque aire protégée individuellement, cette étude met en valeur les espèces pour lesquelles chaque aire est particulièrement importante pour une conservation à l’échelle mondiale (ces informations sont disponibles ici).

Cette étude s’appuie sur le travail d’un large réseau d’experts qui collectent et analysent des données pour la Liste Rouge des Espèces Menacées de l’UICN et pour la Base de Données Mondiales sur les Aires Protégées. Elle est le résultat d’une collaboration internationale entre le Centre d’Ecologie Fonctionnelle et Evolutive, l’UICN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) via sa Commission pour la Survie des Espèces et via sa Commission Mondiale sur les Aires Protégées, le Centre Mondial de Surveillance de la Conservation (UNEP-WCMC) et BirdLife International.

L’étude était coordonné par Soizic Le-Saout et Ana Rodrigues, de l'équipe Dynamique des Paysages et de la Biodiversité, en collaboration avec Cyril Bernard de la Plateforme Systèmes d'Information en Ecologie.

Pour en savoir plus:

Le Saout, S., Hoffmann, M., Shi, Y., Hughes, A., Bernard, C., Brooks, T.M., Bertzky, B., Butchart, S.H.M., Stuart, S.N., Badman, T. & Rodrigues, A.S.L. (2013) Protected areas and effective biodiversity conservation. Science, 342, 803–805. PDF Suppl.

Abstract: Although protected areas (PAs) cover 13% of Earth's land, substantial gaps remain in their coverage of global biodiversity. Thus, there has been emphasis on strategic expansion of the global PA network. However, because PAs are often understaffed, underfunded, and beleaguered in the face of external threats, efforts to expand PA coverage should be complemented by appropriate management of existing PAs. Previous calls for enhancing PA management have focused on improving operational effectiveness of each PA (e.g., staffing and budgets). Little guidance has been offered on how to improve collective effectiveness for meeting global biodiversity conservation goals. We provide guidance for strategically allocating management efforts among and within existing PAs to strengthen their collective contribution toward preventing global species extinctions.

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Caldeira Montagne Pelée, Parc Naturel Régional de la Martinique, France.
Droits d’auteur: Jean-Pierre FIARD