Sophie CAILLON

CAILLON CEFE

Chargée de recherche au CNRS
Ethnobiologiste / géographe


Mon domaine de recherche peut être défini par deux thèmes : les relations Hommes-milieux, et l’agrobiodiversité. J’analyse comment les deux composantes du concept de biodiversité, les diversités culturelle et biologique, interagissent, et comment elles peuvent constituer un potentiel d’adaptation pour des sociétés confrontées à des changements de plus en plus rapides et globaux.

My field of research can be defined by two themes: the relationships between humans and habitats, and agrobiodiversity. I analyse how the two components of the biodiversity concept, cultural and biological interact and how they constitute an adaptive potential for societies exposed to faster and faster global changes.

 

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CEFE UMR5175
Campus du CNRS
1919, route de Mende
F-34293 Montpellier 5
France
Tél. : +33 (0) 4 67 61 32 34
Fax : +33 (0) 4 67 61 33 36

Mots-clefs
Disciplines : Géographie culturelle / Ethnobiologie
Pays : Vanuatu / Amazonie (Brésil, Pérou et Equateur) / Tanzanie / Cameroun
Thématique : Relations Homme-Espace-Plantes
Autres : agrodiversité, interactions bioculturelles, diversité culturelle, conservationin situ, droits fonciers, migration, sélection participative, végéculture

 


reino unidoPublications

 

 

Mon domaine de recherche peut être défini par deux thèmes : les relations Hommes-milieux, et l’agrobiodiversité. J’analyse comment les deux composantes du concept de biodiversité, les diversités culturelle et biologique, interagissent, et comment elles peuvent constituer un potentiel d’adaptation pour des sociétés confrontées à des changements de plus en plus rapides et globaux. Dans mes recherches passées, j’ai posé comme hypothèse que l’organisation sociale des sociétés humaines peut informer la structuration biologique des plantes cultivées, du gène au paysage. Aujourd’hui, je renverse celle-ci en postulant que l’histoire des plantes peut aider à comprendre celle de leur cultivateur. J’ai également modifié mes objets d’étude. La prise en compte de l’ensemble des espèces utiles, cultivées et protégées par l’Homme, et non la seule espèce modèle, m’amène à appréhender plus finement les liens (savoirs, pratiques et représentations) entre la personne, le lieu et la plante.

Pour décrire et comprendre la complexité de l’agrobiodiversité, façonnée à la fois par des facteurs biologiques et des déterminants sociaux, j’ai, tout le long de mes recherches confronté et intégré les regards de différentes disciplines issues tant des sciences de la vie que des sciences de l’Homme et de la société. J’ai, au cours de ma carrière, investi plusieurs lieux de recherche : le Vanuatu, l’Amazonie (Brésil, Pérou et Equateur) et l’Afrique (Sud Tanzanie et Nord Cameroun).

 

Liste des publications

Formation et prix

2005 Doctorat en Géographie avec les félicitations du jury.
Titre : Pour une conservation dynamique de l’agrobiodiversité : gestion locale de la diversité variétale d’un arbre « des Blancs » (cocotier, Cocos nucifera L.) et d’une plante « des ancêtres » (taro, Colocasia esculenta (L.) Schott) au Vanuatu. Sous la direction du Dr. Jean-Paul Lescure (Ethnobotaniste, IRD).

2004 Premier prix du concours Jeunes-Chercheurs organisé par l’Institut français de la biodiversité (IFB).

Activités éditoriales et associatives

2009-... Membre du comité scientifique de Anthropobotanica (Editions MNHN, un journal en accès libre)

2009-... Membre (statut « fellow ») de Australian Anthropological Society (AAS)
2009-... Membre du réseau Livre Blanc en Sciences Humaines et Sociales (LBSHS)-Pacifique
2007-... Membre de la Société des Océanistes

Projets

  • Projets multi-échelles

2011-2014 Agrobiodiversité et réseaux sociaux. Une méthode interdisciplinaire pour analyser comment les systèmes semenciers locaux agissent sur la diversité des plantes domestiques (NetSeed)
Responsable : Doyle McKey (Ecologue, Université Montpellier II) en collaboration avec Sophie Caillon et François Massol (Ecologue, Cemagref).
Financement : Programme CEntre de Synthèse et de méta-Analyse sur la Biodiversité (CESAB) de la Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité (FRB).
La gestion de l’agrobiodiversité conditionne la sécurité alimentaire et l’exploitation durable des écosystèmes. Les flux de semences peuvent affaiblir l’adaptation locale en introduisant des espèces ou variétés inappropriées, ou fortifier des systèmes de culture en les rendant plus adaptables aux changements. Via des méta-analyses de données combinant de l’information sur les semences échangées et sur les relations sociales entre donneurs et receveurs, nous étudions les réseaux d’échange de semences (SEENs) entre agriculteurs pour déterminer comment leur structure – signification, direction et intensité des flux, et distribution des distances généalogiques, socioculturelles ou géographiques entre les individus ou entités sociales impliqués – influence l’agrobiodiversité. Nous examinons comment cette structure interagit avec des facteurs socio-économiques. Pour surmonter les limitations d’études précédentes, nous considérons les complémentarités entre espèces cultivées (au lieu de se concentrer sur une seule espèce) et intégrons les processus à l’œuvre à plusieurs échelles spatiales et à plusieurs niveaux d’analyse.

2010-2013 Groupement de Recherche « Agroécosystèmes, Agrobiodiversités et Environnement, Domestication et Innovations » (MOSAÏQUE 3353)
Responsable : Yildiz Aumeeruddy-Thomas (Ethnobiologiste, CNRS).
Financement : Institut Ecologie et Environnement (INEE).
La façon dont les hommes, les sociétés pensent la transformation de la nature est au cœur des questions contemporaines d’environnement, notamment dans le contexte actuel de mondialisation de la gestion environnementale et du commerce. Le GDR MOSAÏQUE contribue à une meilleure compréhension des relations sociétés-environnement selon une perspective diachronique au moyen d’une démarche comparative entre des terrains interdisciplinaires variés. Comment les sociétés pensent-elles et ordonnent-elles le vivant, comment façonnent-elles la diversité et établissent-elles des relations signifiantes entre les différentes formes de diversité (écosystèmes, habitats, espèces, variétés) ?L’objectif de ce GDR est d’explorer les processus sociaux, historiques, biologiques et politiques qui ont contribué à façonner les agroécosystèmes et leurs agrobiodiversités. Nous distinguons et confrontons deux temps : (1) celui qui a conduit à la mise en place des agroécosystèmes dits « traditionnels » actuels qui découlent d’une évolution sur le temps long des interactions entre les sociétés et les écosystèmes naturels ; (2) le temps présent où nous assistons à des transformations rapides et profondes des agroécosystèmes traditionnels. Cette approche diachronique permet de développer une réflexion originale sur la durabilité, la résilience et les innovations qui fondent les relations entre sociétés et agrobiodiversités.

  • Vanuatu

2011-2014 Gestion durable des ressources marines : pour un meilleur engagement des populations traditionnelles au Vanuatu (GESTRAD)
Responsable : Sophie Caillon en collaboration avec Marc Leopold (Ichtyologue, IRD).
Financement : Fonds Pacifique et Ambassade de France du Vanuatu.
Les ressources marines côtières sont cruciales en matière de sécurité alimentaire (apports protéiques) pour la population du Vanuatu. Les communautés villageoises gèrent localement ces ressources à l’exception notable des espèces d’exportation. L’objectif du projet est de contribuer à définir une politique nationale des pêches pour la zone littorale, et d’améliorer la participation des communautés villageoises pour définir ces règles. Dans une sélection de villages d’Efate, de Santo et Malekula, nous évaluons comment cette gestion est effectuée localement aujourd’hui et par le passé, par rapport à quels enjeux, et suivant quelles contraintes. Ces données sont comparées aux informations recueillies ces dix dernières années par les chercheurs du Centre Culturel du Vanuatu. Prochainement, l’organisation d’un atelier régional favorisera les échanges entre les instances du Vanuatu (Centre culturel, Départements des pêches et de l’environnement) et ceux des pays voisins. Afin de déterminer les points faibles et les avantages d’une gestion publique versus une gestion locale des ressources, une comparaison des réglementations des pêches est menée entre la Nouvelle-Calédonie et le Vanuatu.

2009-2010 Impacts environnementaux et sociaux de migrants sur une île du Pacifique Sud
Responsable : Sophie Caillon en collaboration avec Patrick Heuret (Botaniste, INRA) et Hervé Bohbot (Géographe, CNRS).
Financement : conseil scientifique de l’Université Montpellier2.
Au Vanuatu, les migrants d’une petite île surpeuplée (26 km², 1146 habitants), Mota Lava, ont commencé à migrer en grand nombre depuis les années 1980 vers la côte est inhabitée d’une grande île (332 km², 1933 habitants), Vanua Lava. Leur installation « sauvage » pose un certain nombre de problèmes environnementaux et sociaux sur Vanua Lava. En investissant un territoire « vierge », les migrants perturbent un écosystème sur une zone donnée, mais ils introduisent également des objets immatériels ou matériels, naturels ou manufacturés. S’ils ne rentrent pas localement en compétition, ces objets participent à la transformation et l’augmentation des diversités tant culturelle que biologique. Les plantes, et en particulier celles à multiplication végétative (taro, ignames), sont les seuls objets immuables de cet environnement soumis à de nombreux cyclones et d’abondantes précipitations. Les plantes transportées ont été choisies non seulement pour garantir une installation confortable (alimentation, médecine, construction, etc.) mais aussi pour conserver la mémoire de la terre d’origine et des ancêtres.
Quels sont les impacts environnementaux et sociaux engendrés par une migration humaine ? Pour répondre à cette question, nous 1. identifions la nature – et les interactions avec les plantes autochtones – des espèces végétales transportées (ressources agricoles ou forestières) lors de la migration, et 2. analysons le traitement (utilisation, perception, représentation) de l’espace investi. Ces questions seront posées en comparant l’utilisation différentielle des espèces utiles (ressources agronomiques et forestières) et de l’espace entre des populations de migrants et d’autochtones (sur les îles d’origine et d’accueil).

2007 Gestion locale de la diversité du manioc au Vanuatu (île de Tanna)
Responsable : Doyle Mckey (Ecologue, Université Montpellier III). Co-encadrement avec Sophie Caillon de Caroline Roullier (Généticienne, ENS).
Financement : Prix d’Ethnobotanique Yves Rocher-Institut de France (2006).
L’objectif de ce projet est de comparer la dynamique évolutive de la diversité du manioc entre son aire d’origine (étude de cas en Guyane et au Guyana) et des aires d’introduction plus récente (Gabon et Vanuatu). En liant pratique et diversité sur chacune de ces aires, on pose comme hypothèse que le Vanuatu peut être appréhendé en témoin de ce qui s’est passé dans des pays où le manioc a été introduit il y a plus longtemps.

2001-2005 Gestion locale et conservation in situ du cocotier et du taro au Vanuatu (Vanua Lava)

Directeur de thèse : Dr. J.-P. Lescure (Ethnoécologue, IRD).
Institutions : Université d’Orléans, IRD, CIRAD, VKS.
Financement : bourse de la région Centre, financements IRD et CIRAD.
La diversité variétale du cocotier et du taro identifiée dans un village isolé au Vanuatu, à l’aide d’outils empruntés à l’agronomie, l’anthropologie, la génétique et la géographie, suggère que sa valorisation, aussi bien du point de vue des représentations locales que des sciences, dépend des formes de socialisation des plantes façonnées par leur biologie et leur histoire, comme des finalités recherchées : protéger une diversité culturelle, une variabilité phénotypique, un potentiel d’évolution ou la mémoire d’un lieu par les liens aux ancêtres.
Les exemples opposés du taro (objet socialement valorisé, cultivé dans un espace hérité des ancêtres, et marqué par une importante diversité culturelle et une base génétique étroite) et du cocotier (objet socialement valorisé, planté dans un espace hérité « des Blancs », et génétiquement riche malgré peu de catégories nommées), montrent que les mêmes agriculteurs constituent une société qui valorise ses savoirs naturalistes locaux au travers de la gestion des taros, tout en s’investissant dans une économie de marché en intensifiant la culture du cocotier.
Cette thèse montre que l’intégration des diversités biologique et culturelle au sein du concept de biodiversité peut amener à des contradictions si les savoirs, réduits au rang de recettes, sont abstraits de leur cadre cognitif et socioculturel. En interrogeant la faisabilité de politiques de conservation in situ et de sélection participative, elle souligne qu’une approche interdisciplinaire s’impose pour optimiser l’efficacité et la conciliation des programmes de conservation et de développement auprès des populations désormais confrontées à des processus de globalisation.

  • Amazonie

2010-2014 Brésil : Des Anciens aux Modernes ? Transmission des usages, des savoirs et des représentations du territoire en Amazonie (USART)
Responsable de projet : François-Michel Le Tourneau (Géographe, CNRS).
Financement : Agence nationale de la recherche (ANR) Programme « Jeunes Chercheurs ».
Les « populations traditionnelles » d’Amazonie recouvrent un certain nombre de groupes sociaux dont la caractéristique commune est de présenter un mode de vie qui entretient une grande connaissance de l’environnement, qu’il soit forestier ou agricole. Devant l’avancée de la déforestation et de ses conséquences négatives (changement climatique local et global ou érosion de la biodiversité, etc.), le maintien de ces populations dans les espaces qu’elles habitent, par le biais de mécanismes juridiques leur assurant la propriété ou l’usufruit collectif de ces espaces, est apparu comme une solution séduisante, permettant d’allier la préservation environnementale, celle de la diversité biologique, et la conservation de la diversité culturelle. Cette alliance est notamment théorisée au Brésil par le mouvement « socio-environnementaliste ». La pierre angulaire qui permet l’octroi de droits fonciers spécifiques et collectifs à ces communautés traditionnelles est la reconnaissance d’un lien particulier entre elles et leur environnement, dont elles tirent l’essentiel de leur subsistance. Ce lien se déploie dans deux dimensions, la première concrète, représentant leur manière d’interagir avec les écosystèmes afin de satisfaire à leurs nécessités – les usages, et la seconde immatérielle, représentant l’ensemble des valeurs que ces sociétés associent à leurs plantes et leur territoire – les représentations.
Dans un contexte de changements locaux et globaux, quelles sont les propriétés et fonctions essentielles des savoirs associés aux plantes et au territoire qui sont préservées et quelles sont les pratiques/représentations qui traduisent une rupture dans les modes d’articulation à l’espace ? Notre projet se propose d’étudier comment ces savoirs, qui font en grande partie l’originalité de ces sociétés traditionnelles, se transmettent et se transforment entre les générations les plus anciennes et les jeunes générations actuelles.

2000 Equateur : Dynamique de diffusion des variétés de manioc
Directrice de Master : Florence Pinton (Sociologue, Paris X). Travaux de DEA.
Institutions : IRD (Orléans, Equateur) et Universidad de la Catolica (Equateur).
Etude de la diversité variétale et analyse des réseaux d’échange des boutures de manioc à l’intérieur et entre les communautés des Huaorani et Quichua vivant dans le Parc National Yasuni.

1999 Pérou : Innovation en Amazonie : le cas des fleurs ornementales

Directeur de Master : Oliver T. Coomes (Géographe, McGill). Travaux d’ingénieur agronome.
Institutions : Université McGill (Canada) et ENSAT (Toulouse).
Financement : McGill University.
Historique de la création de la filière « fleurs ornementales », étude de la situation socio-économique et analyse des réseaux de diffusion des semences de fleurs dans des villages de mestizos le long du fleuve Amazone (région d’Iquitos).

  • Bassin du lac Tchad

2008-2012 Evolution de la diversité des ressources génétiques domestiquées dans le bassin du lac Tchad (Plantadiv)
Responsable : Eric Garine (anthropologue, Université Paris IX).
Financement : Agence nationale de la recherche (ANR) programme « Biodiversité ».
Les activités humaines en région soudano-sahélienne s’organisent au sein de systèmes agropastoraux complexes qui combinent un large panel d’espèces et de variétés cultivées assurant des fonctions économiques et sociales, et permettant de faire face à la variabilité des ressources. Lors de perturbations, comment se réorganisent ces systèmes qui reposent sur la complémentarité inter et intra spécifique à l’échelle locale ? Les objectifs de ce projet sont 1) de caractériser l’agrobiodiversité maintenue dans les agrosystèmes du bassin du lac Tchad, 2) de comprendre son évolution sous l’effet des changements sociaux et environnementaux intervenus au XX° siècle, tant au niveau spécifique qu’au niveau variétal et génétique, et 3) d’analyser, par une étude expérimentale, l’influence des choix des acteurs sur la diversité adaptative des mils et des sorghos qui constituent des ressources majeures.
Au sein de ce projet, je m’intéresse plus particulièrement à l’évolution du système agraire, en particulier des rotations biennales que les agriculteurs Mafa et Xidé ont élaboré pendant des siècles dans les Monts Mandara (Nord Cameroun).

  • Tanzanie

2005-2009 Migration et agrobiodiversité dans la vallée du Rufiji
Responsable : Stéphanie Duvail (IRD, Géographe).
Institutions : IFB, MNHN, IRD.
Financement : Programme « jeunes-chercheurs » de l’Institut Français de la Biodiversité (IFB).
Dans un contexte de changements tant sur le temps court (saisonnalité marquée par des crues et des pluies, déplacements des populations lors de l’Ujumaa) que sur le temps long (dérèglement de cette saisonnalité), l’équipe de jeunes chercheurs composée de géographes, d’ethnobiologistes, d’économistes et de juristes traitent des expériences migratoires des populations du Rufiji, de la plaine inondable aux terrasses, et inversement. Plus particulièrement, je m’intéresse aux stratégies d’adaptation des agriculteurs concernant leur choix de l’écosystème cultivé, de la période de plantation et du matériel biologique à l’échelle tant de l’espèce que de la variété (pour le riz, maïs, sorgho, manioc et patate douce).

Herbier ethnobotanique

2005-2007 Collection d’herbiers de plantes cultivées
Institutions : Muséum National d’Histoire Naturelle (Paris), département Hommes Natures Sociétés.
Financement : Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER).
Inventaire, classement et analyse ethnobiologique des collections de céréales d’Afrique de l’Ouest.

Enseignements

De 2001 à 2009

  • DEA Aménagement, Développement et Environnement (ADEn) à l’Université d’Orléans
  • Master2 Evolution, Patrimoine Naturel et Sociétés (spécialité EMTS) au MNHN
  • Master2-pro Biologie, Géosciences, Agroressources, Environnement (spécialité DAIT) à l’Université Montpellier II
  • Ecole thématique Agrobiodiversité : des hommes et des plantes. Outils et méthodes d’analyse, en collaboration avec Christian Leclerc (Anthropologue, CIRAD) et Adeline Barnaud (Généticienne, IRD). Ecole organisée par l’IRD et le CIRAD, dédiée aux doctorants et aux jeunes professionnels des Pays du Sud.

 Depuis 2010

  • ECUE Ethnobotanique, UE Ethnobotanique et Interactions bioculturelles, à l’Université Montpellier II dans le cadre du Master1 Ecologie Biodiversité, spécialité Biologie de l’Evolution (BE), parcours Biodiversité Végétale Tropicale (BVT), Ingénierie en Écologie et Gestion de la Biodiversité (IEGB) et Biodiversité, Écologie, Évolution (B2E). Cours sur l’histoire, les concepts, les méthodes et les applications de l’ethnobotanique. Co-responsable de l’ECUE avec Yildiz Aumeeruddy-Thomas et Elisabeth Motte-Florac.
  • ECUE Gestion de la biodiversité, UE Valorisation du vivant, à l’Université Montpellier II dans le cadre du Master1 Ecologie Biodiversité, spécialité Biologie de l’Evolution (BE), parcours Biodiversité Végétale Tropicale (BVT). Cours sur « Gestion de l’agrobiodiversité » et coordinatrice des cours « Gestion économique de la biodiversité » (Driss Ezzine, CIRAD) et « Gestion juridique de la biodiversité » (Céline Castets-Renard, Université de Toulouse). Co-responsable de l’ECUE avec Laurence Pascale (Ecologue, Université Montpellier II).
  • Cours sur« Visualisation dans le cadre de la théorie des réseaux. Exemple des réseaux d’échange de semences ». Lieu : module Ethnoécologie et développement durable, Master2 BVT, BEE, IEGB et GEEFT-AgroParistech (Responsables : Stéphanie Carrière, George Smektala et Bernard Moizo).
  • Cours sur « Agrodiversité : de la gestion locale à la conservation in situ ». Lieu : module Agroécologie (Responsable : Elena Kazakou, écologue, SupAgro), deuxième année de SupAgro-Montpellier.
  • Cours sur « La conservation in situ de l’agrobiodiversité » (avec Adeline Barnaud). Lieu : module Domestication et diversité des plantes cultivées (Responsables : Jacques David (INRA) et Muriel Tavaud (SupAgro), deuxième année de SupAgro-Montpellier.
  • Cours sur « Taraudés par les taros… Gérer, conserver, sélectionner du local au participatif ». Lieu : Master1 anthropologie sociale de l’Université Paris Ouest Nanterre La Défense (Responsable : Eric Garine).

Etudiants en formation

  • Caroline Roullier

2007 Juillet-Décembre : Vanuatu
Année de césure de l’Ecole Normale Supérieure.
Responsables du stage : Doyle McKey (écologue, Université Montpellier II) et Sophie Caillon.
Financement : Prix d’Ethnobotanique Yves Rocher-Institut de France (2006).

Titre : Comment la biologie et la culture façonnent la diversité génétique du manioc (Manihot esculenta Crantz) sur l’île de Tanna ?

  • Patrick Albers

2011 Avril-Août : Vanuatu
Master Ecologie et Biodiversité, Spécialité Biologie de l’Evolution (BE), Parcours Erasmus Mundus Master Programme in Evolutionary Ecology (MEME). http://evobio.patrickalbers.net/
Responsables du stage : Sophie Caillon en collaboration avec Adeline Barnaud (Généticienne, IRD), Laure Benoit (Généticienne, CIRAD), Doyle McKey (Ecologue, CNRS), Nora Scarcelli (Généticienne, IRD), Hâna Chair (Généticienne, CIRAD) et Roger Malapa (Agronome, VARTC) .
Financement : Projet du Conseil Scientifique de l’UM2 et équipe Interactions Bioculturelles (crédit CNRS, UMR 5175)

Titre : Gestion locale de l’igname sauvage (Dioscorea nummularia Lam.) sur l’île de Vanua Lava

  • Jennifer Beckensteiner

2011 Mars-Septembre : Vanuatu

Master Ecologie et Biodiversité, Spécialité Biologie de l’Evolution (BE), Parcours Ingénierie en Écologie et Gestion de la Biodiversité (IEGB).
Responsables du stage : Marc Leopold (Ichtyologue, IRD) en collaboration avec Sophie Caillon.
Financement : Projet GESTRAD du Fond Pacifique, de l’Ambassade de France du Vanuatu et financement IRD-Nouvelle-Calédonie.

Titre : Gestion locale des aires marines protégées sur l’île d’Efaté

  • Robert Wayaridri

2011 Mars-Septembre : Nouvelle-Calédonie
5ème année de l’ISTOM (Ecole Supérieur d’Agro-Développement International).
Responsables du stage : Jean-Yves LeMeur (Anthropologue, IRD) en collaboration avec Sophie Caillon, Vanesse Labeyrie (Agronome, CIRAD), Roger Malapa (Agronome, VARTC) et Vincent Lebot (Agronome, CIRAD).
Financement : Projet du Sénat Coutumier de Nouvelle-Calédonie.

Titre : Evaluation de l’impact des systèmes d’activité sur l’agrobiodiversité de l’igname (Dioscorea alata L.) : Exemple des ménages ruraux kanak dans la région de Canala

Professor of research in Geography/Ethnobiology at CNRS

My field of research can be defined by two themes: the relationships between humans and habitats, and agrobiodiversity. I analyze how the two components of the biodiversity concept, cultural and biological interact and how they constitute an adaptive potential for societies exposed to faster and faster global changes.


KEY-WORDS
Disciplines: Cultural geography / Ethnobiology.
Countries: Vanuatu / Amazonia (Brazil, Peru and Ecuador) / Colombia.
Methods: Participant observations, surveys, social network analysis
Key-words: agrobiodiversity, social network analysis, seed circulation, biocultural indicators, biocultural interactions, in situ conservation, land tenure, resilience, informal seed system, vegeculture.


EDUCATION AND AWARDS
2001-05: Doctorate in Geography. Towards a dynamic conservation of agrobiodiversity: local management of varietal diversity of a « white man’s » tree (coconut tree) and a plant « of the ancestors » (taro) in Vanuatu.
Université d’Orléans – Under the direction of Dr. Jean-Paul Lescure (Ethnobotanist, IRD).
2004: First Prize in the Young Researchers competition organized by the French Institute of Biodiversity (IFB).
1999-00: DEA Environment, Time, Space, Societies. Option in Environment and Society.
Université d’Orléans and IRD d’Orléans.
1997-99: AGRONOMY ENGINEER. Option in Management, Economy, and Communication.
Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT).
1996-97: MASTERS in Biology of Populations and Ecosystems. Option in Conservation Biology.
McGill University (Canada) in exchange with the Université ParisXI.
1993-96: DEUG and Degree in Biology. Options in Mathematics and Ecology.
Université Paris XI.


RESEARCH THEMATICS
1. Adaptation to socio-environmental changes: Resilience or the adaptation of human beings to socio-environmental changes is a transversal thematic to all my projects. I am answering the questions: how the interactions between cultural and biological diversities could constitute an adaptation potential for societies confronted to quicker and more globalized changes? How societies in close relation with their environment use, transform, invent and transmit their knowledge in relation with extreme climatic events such as cyclones or tidal waves?

2. Social network analyses and seed systems: The analysis of seed exchange networks can reveal new relations between societies and biodiversity. My main question is: how the structure of seed circulation networks impacts the agrobiodiversity, including the genetic diversity? And more precisely: What is the influence of human migration histories and the biocultural properties of plants on seed circulation networks? Seed circulation is analyzed thanks to statistical analysis of social networks and theoretical models thanks to collaborations with mathematicians and modelers. I am trying to better integrate qualitative and quantitative approaches to respond to questions in social and human sciences.

3. Agrobiodiversity, local knowledge and innovation: I am questioning the interactions between the two components of the concept of biodiversity, the cultural and biological diversities, in order to describe local knowledge and practices of small-scale agriculture. I am trying to describe and understand the complexity of agrobiodiversity by answering to the questions: How are farmers creating their knowledge and how can they adapt their practices to a changing world? How the complex knowledge-practice impacts the diversity of crops? And reciprocally how the information (nomenclature, classification, uses, and origin) collected on plant can inform about the society, its organization and reproduction? I am underlining the fundamental links between the person, the place and the plant.

RESEARCH PROJECTS

2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017
MAN
TANZ
PLANTADIV
MIGRAVAN
USART
GDR MOSAIQUE 1 GDR MOSAIQUE 2
NetSeed
GESTRAD
ECOPAS
MIRES 1 MIRES 2
MADRES
PAIX
NSF-CNIC
NCEAS-SNAPP

Table: Calendar of my research projects.


2016-2018 Assessing Biocultural Indicators of Community Resilience (NCEAS-SNAPP)
Lead researchers: Tamara Ticktin (Ethnobiologist, University of Hawaii), Stacy D. Jupiter (Marine biologist, Wildlife Conservation Society), Manuel Mejia (Marine biologist, The Nature Conservancy), and Eleanor Sterling (Ecologist, American Museum of Natural History, NYC).
Financing: U.S.-based National Center for Ecological Analysis and Synthesis (NCEAS) - Science for Nature and People Partnership (SNAPP)
Biocultural feedbacks are widely believed to play a critical role in fostering resilience of both human and ecological communities, but they are poorly understood. Through synthesis of the literature and comparative data analyses from on-going projects across a wide range of Pacific Island communities, we will identify (i) What makes a good biocultural indicator and how can it be measured?; (ii) How can we scale local to global indicators and which have relevance across Pacific Island sites?; and (iii) What is the relationship between pressures, 'biocultural state’, benefits and management responses in Pacific Island communities?


2015-2017 US-Pacific Islands planning visits: Conceiving biocultural resilience with Pacific island communities: bridging disciplines, language, and culture (NSF-CNIC).
Lead researchers: Eleanor Sterling, Christopher Filardi (Ecologist, American Museum of Natural History, NYC) and Jennifer Newell (Anthropologist, American Museum of Natural History, NYC).
Financing: U.S.-based National Science Foundation (NSF) - Catalyzing New International Collaborations (CNIC)
This project aims to unite disparate research groups and local communities to better understand and manage Pacific Island system resilience in the face of pending large-scale disturbances such as climate change and increasing market pressures. This collaborative project is designed to bring together individuals and communities across three existing gaps: those between cultural and geographic boundaries in the Pacific, biological and social scientists, and scientists and local communities. This project plans to develop "biocultural resilience indicators" that are academically rigorous while also feasible to implement for decision making by communities faced with imminent social, economic, and ecological disturbances.


2015-2017 PAthogen-Informed sustainable resistance of cassava against Xanthomonas (PAIX).
Lead researcher: Boris Szurek (Geneticist, IRD).
Financing: Agropolis Fondation
Worldwide, a bacteria Xanthomonas is devastating cassava cultures. In our work package, the objectives is to identify farming practices (intra- and inter-species diversities, species organizations in time and space, socio-economical contexts) that ease the propagation of the disease in Colombia. We question the impacts of seed circulation networks on the disease diffusion (epidemiology and genetic diversity, cf. Christian Vernière, CIRAD) and on the varietal diversity of cassava (named and genetic diversity, cf. Anne Duputié, University of Lilles).


2015-2016 Modeling and analysing dynamics within seed exchange networks (MADRES)
Lead researcher: Samuel Martin (Computer scientist, University of Lorraine)
Financing: Project PEPS MoMIS (CNRS)
Biodiversity is largely impacted by seed exchange networks. MADRES aims both to better understand the formation of seed exchange networks and understand their impact on the development of agrobiodiversity. The interdisciplinary consortium of researchers in social sciences and statistical experts and network modelers in dynamic systems work in two complementary areas: (i) formulation of generative models of graphs to represent the seed flow; (ii) the development of networked dynamical systems to model the evolution of seed selection by farmers. Numerical simulations and theoretical analysis will enable a predictive understanding of models.


2012-2013 Interdisciplinary Methods for Networks of Seed Exchanges (MIRES).
Lead researchers: François Massol (Modeler, CNRS), Sophie Caillon (Ethnobiologist, CNRS), and Pierre Barbillon (Statistician, AgroParisTech)
Financing: Department Applied Mathematics and Informatics (INRA), RNSC (National Network of Complex Systems). Renewable project.
MIRES focuses on the flow of seeds between farmers, a process that represents the principal source of genetic diversity in agro-ecosystems. This project seeks to develop multi-level models and methods of analysis in order better to understand the social dynamics inherent in the flow of seeds and their impacts on agrobiodiversity.


2011-2014 Agrobiodiversity and social networks. An interdisciplinary method to analyze how local systems of seed banks affect the diversity of domestic plants (NetSeed)
Lead researchers: Doyle McKey (Ecologist, University of Montpellier) in collaboration with Sophie Caillon (Ethnobiologist, CNRS) and François Massol (Modeler, CNRS).
Financing: Center of Synthesis and Meta-analysis on (CESAB) of the Foundation for Research of Biodiversity (FRB).
The flow of seeds can weaken local adaptation by introducing inappropriate species or varieties, or strengthen systems of culture by making them more adaptable to change. Through a meta-analysis of data, we study the networks of seed exchange (SEENs) between farmers to determine how this structure – meaning, direction and intensity of flow, and the distribution of genealogical, sociocultural, or geographic distance between implicated individuals or social entities – influences agrobiodiversity. We also examine how this structure interacts with socio-economic factors.


2012-2015 European Consortium for Pacific Studies (ECOPAS).
Lead researchers: Professor Edvard Hviding (Anthropologist, University of Bergen) and Laurent Dousset (Anthropologist, EHESS)
Financing: European project _ Coordination and support action _ FP7-SSH-2012-2.
The objective of this project is to create an easily accessible online platform bringing together information about resources (publications, media, etc.), researchers and their expertise, and associations and other groups. This platform is designed not only for researchers but also for all other local actors interested in and working on the causes and consequences of climate change in the South Pacific.


2010-2013 Research Group « Agroecosystems, Agrobiodiversities and Environment, Domestication and Innovations » (MOSAÏQUE 3353)
Lead researcher: Yildiz Aumeeruddy-Thomas (Ethnobiologist, CNRS).
Financing: Institute for Ecology and Environment (INEE)
The objective of this research group is to explore the social, historical, biological, and political processes that have contributed in shaping agroecosystems and their agrobiodiversity.  Using a diachronic perspective which allows a unique understanding of the durability, resilience, and innovations underlying the relations between societies and agrobiodiversity, the research group contributes to a better understanding of social – environmental relations.


2011-2014 Sustainable management of marine resources: towards a better engagement of traditional populations in Vanuatu (GESTRAD)
Lead researcher: Sophie Caillon in collaboration with Marc Leopold (Ichtyologist, IRD).
Financing: Fonds Pacifique and Ambassade de France of Vanuatu.
The objective of this project is to contribute to the definition of a national fisheries policy, and to improve the participation of village communities in defining these regulations.  A regional workshop will promote exchange of information between Vanuatu (Cultural Center, Departments of Fisheries and Environment) and neighboring countries.


2010-2014 From the ancient to the Modern? Transmission of practice, knowledge, and representations of territory in the Brazilian (USART)
Lead researcher: François-Michel Le Tourneau (Geographer, CNRS).
Financing: Agence nationale de la recherche (ANR) « Young Researchers »
Before the advance of deforestation and its negative consequences (local and global climate change or biodiversity loss, etc.), it is necessary to encourage the maintenance of "traditional populations" Amazon in the spaces they live. What are the essential properties and functions of plants and knowledge associated with the territory which are preserved and what practices / performances that reflect a break in the modes of articulation in space? Our project is to study how that knowledge, which are largely the originality of these companies are transmitted and transformed.


2008-2012 Evolution of the diversity of genetic domesticated resources in the Lake Chad Basin (Plantadiv)
Lead researcher: Eric Garine (Anthropologue, Université Paris IX).
Financing: Agence nationale de la recherche (ANR) programme « Biodiversité ».
When disturbances, how are reorganizing agropastoral systems in Sudano-Sahelian region which are based on complementarity between inter- and intra-specific diversities? The objectives of this project are (i) to characterize agricultural biodiversity maintained in agro-ecosystems of the Lake Chad basin, (ii) to understand its evolution under the impact of social and environmental changes in the twentieth century. Within this project, I am particularly interested in the evolution of biennial rotations that Mafa and Xide farmers have developed for centuries in the Mandara Mountains (North Cameroon).


2009-2010 Environmental and social impact of migrants on a South Pacific island (MIGRAVAN)
Lead researcher: Sophie Caillon in collaboration with Patrick Heuret (Botanist, INRA) and Hervé Bohbot (Geographer, CNRS).
Financing: conseil scientifique de l’Université Montpellier2.
By investing a "virgin" territory, migrants disrupt an ecosystem, and introduce immaterial or materials, natural or manufactured objects. If they do not come in competition locally, these objects are involved in the transformation of cultural and biological diversities. What are the environmental and social impacts caused by inter-island human migration in Vanuatu? To answer this question, we 1. identify the nature of  transported plants (agricultural or forest resources) during migration, and 2. analyze the treatment (use, perception, representation) of the invested space.


2007 Local management of cassava in Vanuatu (Tanna island) (MAN)
Lead researcher: Doyle Mckey (Ecologist, University of Montpellier) in collaboration with Sophie Caillon (Ethnobiologist, CNRS).
Financing: Prix d’Ethnobotanique Yves Rocher-Institut de France (2006).
The objective of this project is to compare the evolutionary dynamics of the diversity of cassava from its original area (case study in French Guyana and Guyana) and the more recently introduced areas (Gabon and Vanuatu). By linking practice and diversity in each of these areas, it is hypothesized that Vanuatu can be understood in light of what has happened in countries where cassava was introduced long time ago.


2005-2009 Migration and agrobiodiversity in the Rufiji valley in Tanzania (TANZ)
Lead researcher: Stéphanie Duvail (Geographer, IRD).
Financing: Program « young-researchers » from the Institut Français de la Biodiversité (IFB).
In a context of short time (marked by seasonal floods and rains, population displacements during the Ujumaa) and long time (disruption of seasonality) changes, the team of young researchers composed of geographers, ethnobiologists, economists and lawyers are dealing with migration experiences of the Rufiji populations. Specifically, I am interested to farmers coping strategies for their choice of the cultivated ecosystems, planting period and biological materials.


2001-2005 Towards a dynamic conservation of agrobiodiversity: Locally managing the varietal diversity of a tree “from the Whites” (coconut, Cocos nucifera L.) and of a plant “from the ancestors” (taro, Colocasia esculenta (L.) Schott) in Vanuatu
Directeur de thèse : Dr. J.-P. Lescure (Ethnoecologist, IRD).
Financing: bourse de la région Centre, IRD and CIRAD.
The varietal diversity of coconut and taro in an isolated village from Vanuatu are identified using tools from agronomy, anthropology, genetics and geography. The result of this interdisciplinary work suggests that its validation, both from the local as well as scientific points of view, depends not only upon the social relationships with the plants, which have been shaped by their biology and their history, but also upon the purposes for which they are intended, namely, to preserve a cultural diversity, a phenotypic variability, an evolutionary potential and the place’s memory through ancestral links. The contrasting examples of the taro (a socially valued object, cultivated on land inherited “from the ancestors”, and linked to an important cultural diversity and a narrow genetic-base) and the coconut (a socially valued object, planted in a crop space at the prompting of “the Whites” and genetically diverse despite few named categories) demonstrate that the same farmers make up a society that, through its management of taro, affirms traditional ecological knowledge, and all the while participates in a market economy by intensifying its crop of coconuts. This thesis illustrates that the integration of cultural and biological diversity into the biodiversity concept can lead to contradictions if this knowledge, reduced to simple formulae, is abstracted from its cognitive and socio-cultural settings. In questioning the feasibility of in situ conservation and participatory plant breeding politics, it underlines that an interdisciplinary approach is necessary to optimize the effectiveness and conciliation of conservation and development programs for subsequent populations that are confronted with globalisation processes.


LISTE DES PUBLICATIONS


Peer-reviewed journals
1. Thomas M. & Caillon S. (2016). Effects of social status of farmers and biocultural value of plants on seed circulation networks in Vanuatu. Ecology and Society.
2. Thomas M., Verzelen N., Barbillon P., Coomes O.T., Caillon S., McKey D., Elias M., Garine E., Raimond C., Dounias E., Jarvis D., Wencélius J., Leclerc C., Labeyrie V., Cuong P.H., Hue N.T.N., Sthapit B., Rana R.B., Barnaud A., Violon C., Reyes L.M.A., Moreno L.L., De Santis P., Massol F. (2015). Chapter Six - A network-based method to detect patterns of local crop biodiversity: validation at the species and infra-species levels. In: Guy, W., David, A.B. (Eds.), Advances in Ecological Research. Academic Press, 53: 259-320.
3. Coomes O., McGuire S., Garine E., Caillon S., McKey D., Demeulenaere E., Jarvis D., Aistara G., Barnaud A., Clouvel P., Emperaire L., Louafi S., Martin P., Massol F., Pautasso M.,  Violon C. & Wencélius J. (2015). Farmer seed networks make a limited contribution to agriculture? Four common misconceptions. Food policy 56: 41-50.
4. Leopold M., Beckensteiner J., Kalatavara & Caillon S. (2013). Community-based management of coastal fisheries in Vanuatu: what works? Marine Policy 42: 167-176.
5. Pautasso M., Aistara G., Barnaud A., Caillon S., Clouvel P., Coomes, Delêtre M., Demeulenaere E., De Santis P., Döring, Eloy L., Emperaire L., Garine E., Goldringer I., Jarvis D., Joly H.I., Leclerc C., Louafi S., Martin P., Massol F., McGuire S., McKey D., Padoch C., Soler C., Thomas M., Tramontini S. (2013). Seed exchange networks for agrobiodiversity conservation. A review. Agronomy for Sustainable Development, 33(1): 151-175.
6. Caillon S. & Coomes O.T. (2012). Agriculture traditionnelle et fleurs coupées: un mariage réussi en Amazonie. Journal des anthropologues, 128-129: 85-114.
7. Caillon S. (2011). Ethnobotanique du cocotier (Cocos nucifera L.) sur l’île de Vanua Lava (Vanuatu), Journal de la Société des Océanistes 133: 333-352.
8. Le Tourneau F.-M., Caillon S., Eloy L., Greissing A., Kohlers F., Marchand G. & Nasuti S. (2008). "Géographie et anthropologie. Deux regards complémentaires pour l’étude des territoires des populations traditionnelles d’Amazonie brésilienne" EchoGéo 7 (Sur le Métier – Hommage à Claude Lévi-Strauss), http://echogeo.revues.org/index9853.html.
9. Caillon S. & Degeorges P. J. (2007). Biodiversity: negotiating the border between nature and culture. Biodiversity and Conservation, 16(10): 2919-2931.
10. Caillon S. (2007). Arbre d'antan, arbre « des Blancs ». Evolution de la valeur sociale des cocotiers et de leur espace à Vanua Lava (Vanuatu). Géographie et Culture « Médiance et Géographicité », 63: 87-104.
11. Caillon S., Quero-García J., Lescure J.-P. & Lebot V. (2006). Nature of taro (Colocasia esculenta (L.) Schott) genetic diversity prevalent in a Pacific Ocean island, Vanua Lava, Vanuatu. Genetic Resources and Crop Evolution 53(6): 1273-1289.
12. Caillon S. & Lanouguère-Bruneau V. (2005). Gestion de l'agrobiodiversité dans un village de Vanua Lava (Vanuatu): stratégies de sélection et enjeux sociaux. Journal de la Société des Océanistes, 120-121(1): 129-148.
13. Caillon S. & Degeorges P. (2005). Biodiversités, quand les frontières entre culture et nature s’effacent…. Ecologie & Politique, 30: 85-95.
14. Caillon S. (2005). Les taros du Vanuatu: Que conserver et comment? Nature Sciences et Sociétés, 13(3): 306-310.
15. Caillon S., Quero-García J. & Guarino L. (2004). Taros in Vanuatu: toward a dynamic conservation strategy. Low External Input and Sustainable Agriculture, 20(1): 18-20.
16. Labouisse J.-P. & Caillon S. (2001). Une approche de la conservation in situ par l'étude d'un système semencier informel : cas du cocotier au Vanuatu (Pacifique Sud). Oléagineux Corps gras Lipides, 8(5): 534-539.


Book chapters
1. Caillon S. & Muller S. (2015). Géographie et savoirs locaux : pour une conservation dynamique de l’agrobiodiversité au Vanuatu, in Mathevet R. & Godet L. (eds.) Pour une géographie de la conservation. Biodiversités, natures et sociétés. L’Harmattan, Paris. 400p : 209-227.
2. Caillon, S. 2015. Exemple 5.2 Diversité bioculturelle des systèmes horticoles au Vanuatu. In In Ronce O. & Pelegrin F., Réponses et adaptations aux changements globaux : quels enjeux pour la recherche sur la biodiversité ? Prospective de recherche. Série FRB, Réflexions stratégiques et prospectives, Paris : 38-39.
3. Caillon S. & Claudet J. (2014). Quand la nature nous rend service in Forget P.M., Hossaert-McKey M. & Poncy O. (eds.) L'Ecologie Tropicale, CNRS - Cherche-Midi: 144-163.
4. Eloy L., Le Tourneau F.-M., Nasuti S., Caillon S., Kohler F., Marchand G., & Greissing A. (2013). Collectif ou individuel ? Territoire & patrimoine chez les quilombolas d’Amazonie orientale. In D. Juhé-Beaulaton, M.-C. Cormier-Salem, P. de Robert. & B. Roussel (éds.), Effervescence patrimoniale au Sud. Entre nature & société. Editions de l’IRD, coll. Latitudes 23, Marseille: 199-225.
5. Garine E., Luxereau A., Wencelius J., Violon C., Robert T.,  Barnaud A., Caillon S., & Raimond C. (2013). De qui les variétés traditionnelles de plantes cultivées pourraient-elles être le patrimoine ? Réflexions depuis le Bassin du Lac Tchad. In D. Juhé-Beaulaton, M.-C. Cormier-Salem, P. de Robert. & B. Roussel (éds.), Effervescence patrimoniale au Sud. Entre nature et société. Editions de l’IRD, coll. Latitudes 23, Marseille: 379-410.
6. Caillon S. (2012). Produce to exchange. The taro water-gardens on Vanua Lava (Vanuatu), a social and sustainable place, in Matthew Spriggs, David Addisson & Peter J. Matthews (eds.) Irrigated taro (Colocasia esculenta) in the Indo-Pacific. Biological, social and historical perspectives. Senri Ethnological Series 78, National Museum of Ethnology, Osaka, Japon.: 189-208.
7. Caillon S. Participation (2 photos and their legend) to the book Hommes et natures, People and natures (2012), edited by Motte-Florac E., Aumeeruddy-Thomas Y., Dounias E., Seres humanos y naturalezas. IRD, Marseille, 175 p.
8. Kohler F., Eloy L., Le Tourneau F.-M., Couly C., Nasuti S., Serges D., Caillon S., Marchand & G. Greissing A. (2011). Globalization in the Amazon Region: conflicting answers from « Quilombo » communities. In P. Pachura (ed.) New Knowledge in a New Era of Globalization, Rijeka, Croatia, Intech Open Access, chap. 14, pp. 269-284.


Booklets
1. Caillon S. (2004). Kokonas mo taros blong Vanuatu: nem mo storian. IRD, Orléans, 70p.
2. Caillon S. & Malau E.F. (2002). Coconuts and taro from the West Coast of Vanua Lava (Vanuatu): an ethno-agronomic inventory. IRD, Orléans, 30p.
3. Caillon S. & Malau E.F. (2002). Kokonas mo taros blong weskos Vanua Lava : wan katalog. IRD, Orléans, 49p.


Dissertations
1. Caillon, S. (2005). Pour une conservation dynamique de l’agrobiodiversité: gestion locale de la diversité variétale d’un arbre « des Blancs » (cocotier, Cocos nucifera L.) et d’une plante « des ancêtres » (taro, Colocasia esculenta (L.) Schott) au Vanuatu. PhD of Geography–Management–Environment. Orléans, Université d'Orléans, Orléans: 419p. (+272p. annex).
2. Caillon S. (2000). Stratégies d'échange et diversité variétale du manioc: leurs interactions chez trois ethnies équatoriennes. DEA Environment, Time, Space and Societies, Université d'Orléans, Orléans: 119p.
3. Caillon S. (1999). Agriculture traditionnelle et fleurs ornementales un mariage réussi en Amazonie. Engineer school in Agronomy, ENSAT, Toulouse: 56p.