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Interaction, Ecology and Society Department

RESEARCH Interaction, Ecology and Societies Biocultural Interactions

Malou DELPLANCK

altDoctorante

CEFE/CNRS
Campus du CNRS
1919, route de Mende
34293 Montpellier 5

Tél. : +33/0 4 67 61 22 58
Fax : +33/0 4 67 41 21 38

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Thémes de recherche : Interactions bioculturelles, dynamique évolutive des plantes cultivées, domestication dans le bassin méditerranéen.

Thèse : Histoire évolutive de l'amandier cultivé (Prunus dulcis) en Méditerranée : regards croisés sur la domestication, dialogue entre la biologie et l'ethnobiologie

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La domestication d’une plante résulte de l’interaction conjointe de dynamiques biologiques et sociales. Jusqu’alors, elle n’a été que peu étudiée chez les plantes pérennes. Dans ce contexte, l’objectif général de cette thèse est de comprendre les processus associés à la domestication d’un arbre fruitier : l’amandier, un arbre emblématique des sociétés méditerranéennes.

Nous avons adopté une démarche interdisciplinaire, en nous appuyant essentiellement sur des outils empruntés à la génétique des populations et à l’anthropologie, pour retracer l’histoire évolutive de l’amandier cultivé, et appréhender ses modes d’appropriation et de transformation par l’homme.

Au sein de la section Amygdalus, l’étude des relations phylogénétiques et phénétiques montre une très faible différenciation génétique entre espèces, qui ne permet pas d’identifier un unique ancêtre sauvage.De plus, l’existence de nombreux échanges génétiques entre espèces plaide en faveur d’une dynamique de complexe d’espèces. Nous avons par ailleurs documenté un flux de gènes continu et symétrique entre l’amandier cultivé P.dulcis et l’un de ses proches parents sauvages, P. orientalis, dans le berceau géographiqueprésuméde l'amandier cultivé, le Proche-Orient. Aussi, nous ne pouvons exclure que plusieurs lignées sauvages, de P. orientalis mais également d’autres espèces de la section Amygdalus,n'aient spontanément contribué au pool génétique cultivé actuel de P. dulcis.

La diversité génétique de l’amandier cultivé P. dulcis autour du bassin Méditerranéen suggère une domestication à l’est de la Méditerranée, qui aurait eu lieu il y a au moins 6’000 ans. Tant la structuration phylogéographique, les gradients de diversité et l’isolement par la distance attestent que la présence de l’amandier tout autour du bassin Méditerranéen résulterait de sa diffusion par l’homme depuis l’est vers l’ouest de la Méditerranée.

L’étude des pratiques paysannes dans un agroécosystème du nord marocain montre que l’amandier a été traditionnellement propagé par semis, ce qui est une adaptation aux conditions de sécheresse et aux interactions de l’arboriculture avec l’élevage et la céréaliculture. Le statut de l’amandier varie depuis un arbre toléré, encouragé, vers un arbre fortement domestiqué dans des espaces socialement différenciés (forêt, champs, jardin). L’amandier est un élément constitutif du territoire qui perdure dans le temps, à partir duquel la société, dans le cas étudié les Beni Boufrah, fait le lien, dans un rapport analogique, entre les générations, entre les vivants et les ancêtres, entre l’ici et l’ailleurs, et s’inscrit dans ce même territoire tout en intégrant des éléments venus des frontières.

Notre étude montre que la domestication de l’amandier se traduit par un syndrome biologique faible et un syndrome social fort. Le processus de domestication de l’amandier n’apparaît pas comme une relation linéaire d’une espèce sauvage vers un type cultivé, mais plutôt d’une interaction continue et dynamique entre des arbres présentant différents degrés de contrôle par les hommes dans des espaces aux diverses fonctions au sein de l’agroécosystème.

Ce travail nous incite à (re) penser la domestication des arbres en Méditerranée comme un processus non pas unique, localisé et rapide mais véritablement diffus.

Mots clés : domestication, amandier, Méditerranée, diversité génétique, pratiques agricoles, Maroc

Publications :

M. Delplancke, N. Alvarez, A. Espíndola, H.I Joly, L. Benoit, E. Brouck, and N. Arrigo. Gene flow among wild and domesticated almond species: insights from chloroplast and nuclear markers. Evolutionary Applications, 2011

IBiocultural News

IBC Team

Yildiz AUMEERUDDY-THOMAS
(Chercheur CNRS)
Claudine BARRE
(Secrétaire CIRAD)
Laure BENOIT
(Technicienne CIRAD)
Roland BOURDEIX
(Chercheur CIRAD)
Sophie CAILLON
(Chercheur CNRS)
Geo COPPENS
(Chercheur CIRAD)
Marc DELETRE
(Doctorante)
Malou DELPLANCKE
(Doctorante)
Edmond DOUNIAS
(Chercheur IRD)
Hicham HAOUANE
(Doctorant)
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(Chercheur CIRAD)
Ameline LEHEBEL-PERON
(Doctorante)
Doyle McKEY
(Professeur UM2)
Delphine RENARD
(Post-doc)
Caroline ROULLIER
(
Doctorante)
Abdoul-Aziz SAÏDOU
(Chercheur CIRAD)
Clélia SOLER
(Doctorante)
Gilbert TODOU
(Doctorant)
Hirokazu YASUOKA
(Chercheur Université Tokyo)

Ancien personnel

Adeline BARNAUD
(Chercheure IRD)
Christian LECLERC
(Chercheur CIRAD)
Mathieu LOURMAS
(Salarié ONG)     
Anne DUPUTIE    
(Post-doc CEFE)    
Benoît PUJOL
(Post-doctorant)     
Suresh GHIMIRE
(Chercheur)